07/04/2018

PENSEE, HOMMAGE, SOUVENIR, REGRET...

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10:04 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Musique, photo | Commentaires (0) |  Facebook |

26/03/2018

L'AUTRE FACE DE VASSILIU

L'autre face de Pierre Vassiliu

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Parution d'une compilation du bien oublié Pierre Vassiliu. on croyait tenir un chanteur rigolo à la mode 70, on tombe sur un génie masquant mal sa mélancolie.
Pour beaucoup, Pierre Vassiliu n'était que l'interprète en salopette d'un unique tube à l'été 1973, Qui c'est celui-là ?, adapté d'une chanson tropicaliste de Chico Buarque. Le titre était destiné à être une face B. Retourné en face A, il s'en vendit six millions. Une chance et un malheur, car ce succès populaire l'enfermera toute sa vie dans le rôle du gai luron de service. Moustache drue et yeux rieurs, Vassiliu était aussi un sensible. Avec le concours d'amis musiciens (Claude Engel, Olivier Bloch-Lainé, Georges Rodi), il cisela une kyrielle de titres où se dévoilait tout un pan de son intimité. En phase avec la libération sexuelle, il aura chanté les utopies déclinantes, la morosité du quotidien, les ruptures.
Le label Born Bad compile enfin ces chefs-d'œuvre d'émotion contenue. On y entend la fièvre des voyages, un amour infini pour les musiques afro-cubaines et un goût immodéré pour la fête, le soleil et les femmes. Ce néo-Boby Lapointe, mâtiné de baladin beatnik, s'est éteint en 2014 à Sète, la ville de Brassens.
Le monde ne protège pas assez ses chanteurs à moustache.
Pierre Vassiliu, Face B 1968 -1981 (Born Bad).
Julien BÉCOURT
https://www.grazia.fr/culture/musique/l-autre-face-de-pie...

09:35 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2018

VASSILIU: MERCI RFI

Les Faces B de la belle vie de Pierre Vassiliu

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A la veille des 50 ans de Mai 68, la sortie de la compilation consacrée aux faces B enregistrées entre 1965 et 1981 par Pierre Vassiliu éclaire ces années-là d’une lumière plus douce, plus intime. Si la révolution et son corollaire, le grand soir, sont encore dans toutes les têtes, commencent à fleurir des idées d’épanouissement personnel et de contre-culture dont Pierre Vassiliu se fera le chantre aux rythmes des aléas de sa vie.
Pour certains Pierre Vassiliu a eu plusieurs vies, pour d’autres Pierre Vassiliu n’en a eu qu’une qu’il a peinte, repeinte aux couleurs de ses désirs contrariés, de ses envies successives comme un long processus d’autodétermination. Dans un cas comme dans l’autre, Pierre Vassiliu nous a quittés le 17 août 2014. Il avait 76 ans.
Vingt-cinq ans plutôt, dans une autobiographie intitulée La vie à rien faire (publié par Michel Lafon en 1989 et rééditée par les Éditions l’Harmattan au début de l’année), l’auteur-compositeur et interprète glissait : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie."
Cette belle vie, la récente compilation griffée Born Bad Records et dessinée par Camille Lavaud, en trace les contours entre oisiveté forcenée, sensualité exacerbée et exotisme partagé. Il faut dire que les faces B de notre jovial chanteur aux généreuses bacchantes ont un goût rare.
Quand on sait que son adaptation du Nem Veù que Não Tem du chanteur brésilien Wilson Simonal (Qui c’est celui-là ?) qui fera de lui, le chanteur populaire que toute une génération a adulé, était initialement une face B, on écoute d’une autre oreille la douzaine de plages rassemblées par Guido Cesarsky du duo Acid Arab.
Les textes de Pierre Vassiliu sont tendres, d’une tendresse qui ne s’interdit pas une certaine crudité licencieuse. Qu’il évoque sur En Vadrouille à Montpellier, un flirt poussé entre un homme et une jeune fille loin d’être majeur même si l’année de sa création (1974), la majorité venait d’être ramenée à 18 ans ou qu’il relate dans Film les errances d’un gars qui "cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d’heure", Pierre Vassiliu n’oublie jamais Marie, sa muse, son véritable amour avec qui il vivra passionnément des hauts et des bas jusqu’en 1975. C’est pour elle qu’il avait écrit au lendemain d’une rupture, Ne me laisse pas, un titre aux guitares hurlantes qu’il chante d’une voix qui laisse présager les vocalises d’un Balavoine quelques années plus tard et qui aura le mérite de la voir revenir.
Pierre Vassiliu chante comme il parle. Pierre Vassiliu chante et parle parfois sur le même titre. Pierre Vassiliu est un conteur, de ceux qui peuvent vous amener où ils veulent parce que "là-bas c’est chez eux", pour reprendre au pluriel une de ses singulières formules.
Écoutez Il était tard ce samedi soir, chanson qui relocalise dans un éclat de rire Tarzan au Tyrol ; savourez Je suis un pingouin, où il s’imagine alcidé au cœur d’un troupeau de congénères à plumes parqués dans un grand champ de lavande au cœur de la Provence et rien ne vous semble étrange. C’est aussi ça le charme de "ce mec, complètement toqué, complètement gaga".
Pierre Vassiliu Face B, 1965-1981 (Born Bad Records) 2018
Squaaly
http://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20180312-face-b...

06:44 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2018

Nouveau dans les bacs!

Pierre Vassiliu ‎

"FACE B - 1965​/​1981"
NOUVEAU

existe en téléchargement, CD et LP vinyle - commande internet ou chez votre disquaire.

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Une Fille Et Trois Garçons
En Vadrouille A Montpellier
Ne Me Laisse Pas
Film (je cherche encore une fille...)
Sophie
Le Manège Désenchanté
Alentour De Lune
Est-ce Qu'on Peux Voler?
Il Etait Tard Ce Samedi Soir
On Imagine Le Soleil
Je Suis Un Pingouin
En Réponse A Votre Lettre Du 2.11.72

05:49 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2018

Encore Vassiliu dans Libé

Pierre Vassiliu, Epicure de rappel

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Trois ans et demi après la mort du chanteur hédoniste aux allures de clown nonchalant, la compilation «Face B, 1965-1981» permet de redécouvrir une douzaine de ses titres, marqueurs d’une époque où régnaient convivialité et liberté sexuelle.

«Faites-vous la belle vie dont vous avez envie.» Il paraît que c’était la devise de Pierre Vassiliu (mort en août 2014), d’après son autobiographie publiée à la fin des années 80, intitulée la Vie à rien faire. Oh, rien… Quelque chose, tout de même, et avec passion : de la musique. Une compilation de douze chansons, Face B, 1965-1981, vient de paraître sur le label Born Bad Records et donne à cette activité oiseuse la teneur d’une riche et belle œuvre cachée. Rassemblée et présentée avec une tendresse communicative par Guido Cesarsky, Face B offre une édition vinyle remastérisée à des joyaux d’une autre histoire de la chanson française, issus d’albums de Vassiliu encore jamais réédités.
Ceux qui ont connu la télévision française des années 80 y ont vu cent fois la bouille de Vassiliu, avec sa moustache et sa facétie de clown, sa voix traînante et douce, son allure de poète nonchalant, son air de has been. Il faut dire que sa carrière fut longue. Des premières chansons paillardes écrites en 1962 par son frère, Michel (Armand, la Femme du sergent») à Qui c’est celui-là ?, adaptation d’un morceau de Chico Buarque qui fait son succès en 1973, il y a déjà un monde : le choix d’écrire ses propres textes, le goût d’une musique qui n’accompagne pas seulement les paroles mais les emmène ailleurs, «tout là-bas». «Car tout là-bas, c’est chez moi», comme il le chante sur la superbe et sombre chanson Alentour de lune.
Longue discographie
Fils d’un père médecin, émigré roumain violoniste à ses heures, et d’une mère «qui jouait fort bien du piano», Pierre Vassiliu est né en 1937, dans ce qui s’appelait alors la Seine-et-Oise, et a passé sa vie à descendre toujours plus au sud - il a tenu un club de jazz au Sénégal à la fin des années 80. La vie, Pierre Vassiliu a voulu la vivre en chemise légère, avec les yeux plissés et un petit sourire en coin. Pourtant, le père était «horrible», l’enfance douloureuse mais sauvée par le goût des «grosses conneries» avec les amis. De la maison paternelle, Pierre est chassé à 15 ans. Ça ne rigole pas. Mais ça rigole. Toute son adolescence, il a la passion de l’équitation, des souvenirs éblouis de galops, seul ou avec les autres. Et puis, à 18 ans, il commence à jouer de la guitare. Il ne lit pas la musique, contrairement à ses parents. Mais il passera sa vie à la désirer tout le temps.
Sur les plateaux de Jacques Martin et de Patrick Sébastien, on ne perçoit pas toujours cette discrète mélancolie d’une utopie lointaine à vivre ici et maintenant, auprès de ceux qu’on aime. Mais à l’écoute de sa longue discographie, de tous ses textes qui documentent avec une clarté désarmante tous les moments, toutes les sensations de sa vie et son rapport aux êtres qui y ont compté, on n’échappe pas à cette évidence : Vassiliu n’était pas là pour rire, il était là pour vivre. D’une vie particulière, d’une vie d’artiste, telle que l’avait promise la contre-culture : une vie où ne rien faire deviendrait un geste politique, où le sexe et l’amour seraient libérés de leurs mauvais mythes, où la sagesse rendrait plus fou.
Des corps qui se serrent, des jouissances bien physiques, des types qui matent en coin, des coucheries ou des désirs naissants : les chansons de Vassiliu en sont peuplées. Comme dans Film (1973) ou la longue dérive nocturne d’un dragueur en quête «d’une fille qui voudrait bien de lui encore un quart d’heure» ; comme dans En vadrouille à Montpellier (1974), qui lève langoureusement le voile sur l’union sexuelle d’un homme et d’une jeune fille de 16 ou 17 ans ; comme dans Déshabille-toi (1975), chanson qu’il signe Marie Vassiliu, où la drague tourne à la baise sordide ; comme dans Bonsoir Madame (1970), point de vue d’un jeune garçon abusé le jour où il fait l’amour pour la première fois. A aucun moment ne subsiste un doute sur le fait que toutes ces séquences ont été vécues. Ce ne sont pas vraiment des chansons érotiques, pas non plus des pochades grivoises, comme on souscrirait aux codes d’un genre, mais des évocations d’âges de la vie, et d’une époque aussi, où l’on parlait de «libération sexuelle». Dans cette libération, on sent que Vassiliu s’est reconnu, tout en vouant un amour quasi chevaleresque à Marie - avant leur rupture en 1975 - à laquelle il adressait si souvent ses plus belles chansons. La subjectivité est toute masculine, mais la virilité désinvolte, comme l’éclat de rire mal contenu qu’on entend dans la chanson Il était tard ce samedi soir (Tarzan), au moment où Vassiliu imagine un Tarzan né au Tyrol.
Part d’improvisation
Sur la pochette de Face B, l’illustration de Camille Lavaud croque bien cette ambiance d’une communauté libre et amicale, où les filles vont les seins nus et regardent droit dans les yeux, où l’on se rassemble à la table dans le jardin d’une grande maison dans laquelle tout le monde peut entrer. Il y a chez Vassiliu ce ton de l’hospitalité, un paradis caché dans la vie domestique. La porte est ouverte, entre et sort qui veut, comme dans la merveilleuse Une fille et trois garçons (1974), qui ouvre la compilation, sur laquelle il chantait en 1974 accompagné d’un chant de cigales : «Quand j’aurais 40 ans/ Si on me laisse le temps/ J’veux qu’ma maison soit pleine comme toujours/ De bruits, de déraison, de calme et puis d’amour/ Qu’il y ait des poivrots musiciens ou poètes/ Des vrais, qui ont du talent et qu’ont pas la grosse tête.»
Parce que tout cela bien sûr ne serait rien sans musique : le cœur de cette forme de vie que Vassiliu s’était choisie. Des musiciens, il en aimait beaucoup : Georges Brassens, Bobby Lapointe, mais aussi Leonard Cohen ou Donovan, les Rita Mitsouko qu’il trouvait vraiment neufs, Ravel, découvert sur le tard, la MPB (musique populaire brésilienne) de Caetano Veloso et du groupe Os Mutantes, plus tard le mbalax sénégalais, la musique de Touré Kunda ou de Youssou N’Dour. Il s’entourait de musiciens hors pair comme le bassiste et contrebassiste de jazz Marc Bertaux ou le guitariste Claude Engel. En concert, il aimait tendre des pièges, augmenter sans prévenir la part d’improvisation. A la fin de Face B, il y a cette chanson qui émeut, En réponse à votre lettre du 2.11.1972, où l’on comprend qu’il s’adresse aux musiciens et amis avec lesquels il vient de finir ce «petit enfant de cire» qu’est l’album Attends, enregistré au château d’Hérouville (Val-d’Oise). «Bernard, Jean-Claude, Joel, Andy…». Il a la voix qui tremble un peu, les larmes aux yeux peut-être. C’est lui l’enfant, trop heureux de jouer, de pouvoir se faire cette vie de musique, libre.
Vassiliu n’est pas l’homme d’un tube. Entendez-vous sur Qui c’est celui-là ? ce guiro léger et cette douceur dans les chœurs ? Mais ne restez pas plantés sur le seuil : «Prenez un rayon de soleil/ Suivez-le à travers le ciel/ Quand vous le verrez tout entier/ Là vous serez presque arrivés» (Marie en Provence, 1974). Et vous serez bien accueillis, car là-bas, c’est chez lui.
Agnès Gayraud
Pierre Vassiliu Face B, 1965-1981 (Born Bad Records).
Agnès Gayraud - Libération.fr

06:21 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2018

CE QU'EN PENSE LE NOISE...

Pierre Vassiliu
Face B - 1965 / 1981 (Born Bad Records) février 2018

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Une compilation de morceaux de Pierre Vassiliu ? Sérieux ? Chez Born Bad ? Ah, si c’est chez Born Bad, c’est qu’il y a anguille sous roche et qu’il faut gratter un peu plus que ce que nous connaissons du chanteur Français.
Pas grand-chose en fait. Naturellement l’architube "Qui c’est celui-là" (1974) qui est l'adaptation d'une chanson brésilienne, "Partido Alto" de Chico Buarque. Une reprise qui passa moyennement bien auprès des musiciens brésiliens qui n'acceptèrent pas vraiment que Pierre Vassiliu ait fait d'une chanson politique et engagée quelque chose d’humoristique.
Il y a aussi "La femme du sergent". Et puis cette voix chaloupée qui bercera notre enfance dans le Robin des bois de Disney. Voilà, c’est tout ou presque. On le savait voyageur, fantaisiste, grand maître de la contrepèterie, dilettante atypique et aimant s’entourer de super musiciens comme Bernard Lubat. Mais c’est tout et cela nous suffisait très largement.
Donc une compilation sur Pierre Vassiliu. Mais pas un best of. Ou un autre best of, versant Face B, histoire de découvrir le musicien autrement que par le prisme des horribles Master Serie. On y retrouve parsemées par-ci par-là mais omniprésentes ses influences africaines et brésiliennes aussi bien dans les rythmiques que dans les mélodies. Et puis ces mélodies qui ondulent sur des paroles par toujours très chastes ("En vadrouille à Montpellier", "Film"). Des chansons comme on n’en ferait plus, encrées dans une époque dorénavant bien révolue.
Mais Pierre Vassiliu touche à tout : à l’ironie ("Une fille et trois garçons", "Je suis un pingouin", "On imagine le soleil", "Le manège désenchanté", "Il était tard ce samedi soir"), à la variété luxueuse ("Ne me laisse pas", "Est-ce qu’on peut vole ?", "Sophie", "En réponse à votre lettre du 2.11.72") ou à quelque chose de plus grave ("Alentour de lune"). Une compilation une nouvelle fois indispensable (au minimum pour ceux qui souhaitent découvrir un peu plus le bonhomme), tout comme un label qui devrait être reconnu d’utilité musicale publique.
En savoir plus :
Le site officiel de Pierre Vassiliu
Pierre Vassiliu sur le Bandcamp de Born Bad Records
Le Noise (Jérôme Gillet)/https://www.froggydelight.com/article-20069-Pierre_Vassil...

03:48 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2018

COMPLETEMENT ENORME CE MEC-LA

Pierre Vassiliu, complètement énorme ce mec-là

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Born Bad Records réussit, avec douze titres compilés sur « Face B – 1965-1981″, à ressusciter l’héritage de Pierre Vassiliu et rendre justice à sa durable influence.
Ce n’est pas vraiment une surprise de voir un disque de Pierre Vassiliu – qui plus est composé de faces B – sortir en ce début d’année chez Born Bad Records. Le label qui ressuscite à bonne cadence perles et autres raretés françaises, de Clothilde aux Olivensteins était le seul à pouvoir faire ce travail (lire à ce sujet notre récit dans le n°207 de Magic).
Pour le grand public, à la manière de Patrick Hernandez, Vassiliu c’est l’homme d’un titre. Qui c’est celui-là ?, adaptation du Partido Alto de Chico Buarque, fut, en 1973, l’arbre qui cacha la forêt. Sa discographie est des plus passionnantes, avec ses longs temps morts où le téléphone ne sonne plus beaucoup, mais aussi, avec ses petits bijoux relayés en face B des 45T. Des premières parties de Claude François à celles des Beatles, Vassiliu a divagué entre deux eaux pendant toute sa carrière.
Le réécouter aujourd’hui aide à prendre conscience de l’héritage et de l’inspiration du chanteur, décédé à l’été 2014 à l’âge de 76 ans. Il y a quelque chose de l’ordre du clownesque dans la moustache en chevron de Vassiliu. Katerine est peut-être le prolongement le plus légitime qui nous vienne à l’esprit. Arnaud Fleurent-Didier a rappelé, dans de nombreuses interview, son admiration pour Vassiliu. Il y a du dandy, du romantique aussi. Dans une même chanson, l’auditeur pouvait s’amuser et s’émouvoir. Bertrand Burgalat le place entre Nougaro et Kevin Ayers pour son coté baladin psychédélique.
En vadrouille à Montpellier, trop cru pour la bande FM
Aujourd’hui, les douze titres de Face B – 1965-1981 offrent l’occasion de (re)découvrir une partie de son œuvre, la somme protéiforme d’un artiste qui se plaisait à changer de braquet, de style, divaguant, tergiversant entre chanteur franchouillard, chanteur comique, chansonnier romantique, la carrière et l’ambition de côté. Les titres sélectionnés par Guido Cesarsky d’Acid Arab et de Jean-Baptiste Guillot montrent brillamment toute la palette de Vassiliu. Du trip hippie-rock à la variété assumée comme sur Ne me laisse pas, où son chant s’approche de celui de Balavoine.
On retrouvera l’une de ses perles, En vadrouille à Montpellier, titre à l’allure paillarde façon Colette Renard mais qui est l’un de ses plus beaux. Trop cru et osé pour la bande FM, le titre commence comme une mise en musique du fameux sketch La Drague avec Bedos et Sophie Daumier pour se terminer en un long et jubilatoire orgasme d’une nuit. Sur ces faces B, la famille, les nombreux amis et les femmes, bien-sûr, sont ses principales inspirations : supplice pour le retour de sa femme avec Ne me laisse pas, Sophie hommage à sa fille.
La musique, toujours riche de petits instruments ramenés de ses nombreux voyages, agrémente des scènes de la vie ordinaire comme ce dialogue avec Marie, sa femme sur On imagine le soleil, tout droit sorti d’une scène de Jacques Demy. Il y a aussi l’idée de terre vierge, de lieu retiré – lui qui avait trouvé la Provence comme refuge – face à un monde qu’il trouvait bien trop terme. Alentour de lune, portrait tragique d’une terre peuplée d’êtres méchants, bêtes et violents, montre aussi un Vassiliu capable d’être grave. Ces douze titres nous révèlent donc un Vassiliu complexe, passionnant, totalement libre, rebattant sans cesse les cartes, entre deux apéros et en de toujours bonne compagnie. Pas que complètement toqué ce mec là.
Benoît Crevits/Magicporn/http://www.magicrpm.com/pierre-vassiliu/

08:14 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2018

VASSILIU DANS L'ACTU

VASSILIU PRIME

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On y est, l’heureux élu pour la 100ème référence du label parisien (domicilié à Romainville -9-3- ) Born Bad, qui a reçu en 2017 le « Prix du petit label » indépendant, est le défunt moustachu Pierre Vassiliu. Très bonne idée de la part du boss JB de célébrer la 100ème avec ce chanteur de « variété » qui a mené une carrière complètement atypique. Cet auteur compositeur et interprète commence sa carrière dans les années 50, mais son premier grand succès public ne date que de 1973 avec Qui c’est celui-là ?. Le texte est de Pierre Vassiliu et la musique est l’adaptation de Partido Alto, un tube brésilien de Chico Buarque. Son texte n’a rien à voir avec le texte brésilien, ce qui lui a causé quelque souci avec les fans brésiliens de Chico Buarque. Mais ceci est une autre histoire. Comme nous l’indique le titre, ici on est du côté des faces B, là où se cachent des petites perles. Comme c’est JB et Guido Cesarsky d’Acid Arab qui ont fait la sélection, on est sûr d’avoir ici que du croustillant, et non pas une simple compile commercial juste destiné a être vendu dans les supermarchés et les stations-service. Quoique sa ferait du chiffre pour Born Bad.
Tout au long de sa carrière, Pierre Vassiliu a voyagé à travers le monde, en rapportant à chaque fois des nouveaux sons, mots et des instruments, d’où une musique très exotique et des textes fleuries et colorés. Le texte du livret écrit par Guido Cesarsky résume très bien la carrière de ce poète qui aimait tant la vie et … les femmes. La photo intérieure du disque (pochette du 45t C’est chaud l’amour/Viens ma belle), qui le montre en slip léopard avec deux belles filles des iles, illustre bien son gout du voyage et la belle pochette dessinée par Camille Lavaud (qui a déjà apporté ses talents sur la pochette Mobilisation Générale) montre bien qu’il avait beaucoup d’amis et un esprit de fraternité. L’esprit de « clan » ne convient pas. Ce dessin aurai également fait une belle couverture pour un numéro d’Actuel époque 1970-75. La compilation contient 12 morceaux aux titres évocateurs : Une fille et trois garçons, Il était tard ce samedi soir, Sophie, Je suis un pingouin. Parmi la sélection il y a le morceau/tube Film qui raconte sa visite au bois de Boulogne. Le texte est très poilant. Le texte de Vadrouille à Montpellier a aussi son charme des années 70, digne d’une scène extraite d’un film de Bertrand Blier. Bref, cette compilation permet d’ouvrir une porte pour se (re)plonger dans la longue discographie de cet artisan poète de la chanson française.
www.bornbadrecords.net/releases/bb100-pierre-vassiliu-fac...
fr-fr.facebook.com/bornbadrecords/
www.youtube.com/watch?v=WSmVGiWzs9o
Paskal Larsen - pjulou@free.fr

07:06 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2018

"FACE B" INTERESSANTE

PIERRE VASSILIU – FACE B – 1965/1981

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«Qui c’est celui-là?» Beaucoup de Français se sont posés la question au moment où la chanson du même titre commençait à péter le score aux charts de 1975. Quelques autres avaient déjà des éléments de réponse: c’est celui qui chantait ‘Amour amitié’! C’est celui qui chantait ‘La femme du sergent’! C’est celui qui chantait ‘Armand’ au Petit Conservatoire de Mireille! Pour tous ces Français, Vassiliu a toujours été réduit. Ils sont peu nombreux, les vrais fans, à avoir fait le tour et pris la dimension du mec.
Le mot est affreux, mais Vassiliu, c’était un poète. Le mot est pire, c’était un baladin. Il se baladait partout dans le monde et ramenait des mots, des sons, des instruments, des sentiments. Chez lui la rime n’était peut-être pas très riche, l’instrumentation pas trop luxuriante, la production assez arrangeante, le timbre assez peu exigeant, mais vous pouviez être tranquille: la chanson allait être choyée. Quelqu’un d’autre s’en serait occupé, ça aurait été pire. Pour faire du bon Vassiliu, fallait être Vassiliu. Le problème, c’est que tout cela ne fut que succession de malentendus. Car il tentait sans cesse de reconfigurer sa carrière, passant de chansonnier à chanteur pas niais, de chanteur tendre à comique, à poète beatnick, à ethno-artiste, à gérant de salle, à pilier de scène, à pilier de bar.
1961, Pierre Vassiliu, cavalier et photographe de guerre, se lance avec son frère Michel (auteur) dans la chanson. Leur choix: le comique. Jeux de mots, voix rigolote, tsointsoins et flonflons. Ô chance: ça marche. Sur un premier malentendu, on le catalogue provocateur: sa chanson sur les militaires est censurée à la radio, elle ne passe qu’à minuit passé. Il n’en faut pas plus pour faire le buzz. Georges Brassens l’adoube et écrit quelques lignes élogieuses sur son premier 45tours, Vassiliu est lancé. Mais les rimes en “ule” pour faire marrer les beaufs, ça va cinq minutes. L’impertinent se met à poser des chansons douces sur ses singles, comme ‘Le manège désenchanté’ en face B d”Ivanhoé’ en 1965. Il participe aussi à l’aventure franco-brésilienne des Masques, album devenu culte trente ans plus tard. Eddie Barclay l’apostrophe un jour: «Toi, c’est la douceur. Pas la gaudriole. Viens chez moi, tu pourras faire ce que tu veux.»
En quelques semaines c’est réglé, arrivent trois 45 et un premier album chez Barclay: ‘Amour amitié’. Il s’y dévoile sensible et très généreux en histoires sur lui-même. La première personne est à l’honneur sur la majorité du disque. Il met sa vie en scène dans ‘On imagine le soleil’, avec Catherine Philippe-Gérard dans le rôle chanté de son épouse Marie, où il tisse le fil de ses souvenirs de couple, ou dans ‘Une fille et trois garçons’, fantasme sur un ménage à trois hippies dans leur salon.
Marie Vassiliu se souvient: «A cette époque, on a trouvé à Gouverne une vieille ferme pourrie dans laquelle il a fallu faire plein de travaux. Il était plus tranquille pour écrire des choses mieux, des poèmes. Là, il a commencé à faire la fête, beaucoup, et il s’occupait du [café-concert] Bilboquet. Après on a perdu un copain, tué en avion. On a morflé. On est partis à Apt, dans une maison où on a fait une piscine, pleine de gens en permanence, Barclay, Folon, Maria Schneider et sa copine… Boby Lapointe est passé un jour nous saluer, on lui demandait “Comment ça va?”, il répondait “Oh bah moi, j’ai un cancer, je vais mourir.”»
Pierre se lie d’amitié avec un groupe de musiciens (Bloch-Lainé, Engel…) que l’on retrouvera sur les disques à venir. Il développe son goût de la scène en utilisant l’improvisation, et finit par passer de l’autre côté en ouvrant des lieux, des salles, des bars, des restaurants — jusqu’à la fin de sa vie. Peu de succès pour cet album, ni pour les singles suivants, y compris ‘Marie en Provence’, dont les paroles choquent Marie (elle y passe pour la bonne poire de service) qui, du coup, fait ses valises. Pierre crée alors ‘Ne me laisse pas’ pour la face B et Marie revient. Pas de succès non plus pour le second album ‘Attends’, qui contient ‘En réponse à votre lettre du 2.11.72’ où il salue ses copains. Il perd la confiance de Barclay et n’a plus le droit d’enregistrer que des singles, en quête de hit. Parmi ceux-là, ‘Je suis un pingouin’ ou ‘Il était tard ce samedi soir’ et sa face B désormais mythique ‘En vadrouille à Montpellier’. Encore trois 45tours, et enfin, LE malentendu suprême: ‘Qui c’est celui-là’. Comme il le chante dans la chanson-autobio ‘Encore un jour qui passe’, «Ce disque, je l’avais fait surtout pour l’autre face.» C’est-à-dire ‘Film’, inquiétant boogie où Pierre narre en talk-over une visite au bois de Boulogne avec putes, travelos, flics, qui termine au petit jour sur l’apparition lumineuse de l’amour, rythmé par un mantra: «Je cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d’heure.» En complément de cette pépite, le groupe a l’idée d’adapter vite fait bien fait un morceau brésilien rapporté d’un voyage, les paroles sont torchées dans un coin, avec l’aide de Marie: «Il avait écrit au départ ‘Qui c’est cette fille-là’, c’est moi qui l’ai poussé vers ‘celui-là’, car ça ressemblait plus à la sonorité d’origine.» Barclay envoie le single aux radios. Surprise, deux grosses antennes répondent la même chose: la face B est parfaite, ils la prennent. À Barclay, on capte le message: ‘Qui c’est celui-là’ devient la face A et Pierre Vassiliu devient un rigolo. Il s’en vendra des millions, et le label improvise un album constitué des précédents 45tours.
S’ensuit une période sombre où il est déchiré entre l’ivresse et la vanité du succès, entre l’amour qu’on lui porte et les raisons qu’on lui donne, entre Paris et la Provence, entre sa femme et les autres. Marie, trop souvent abandonnée et saoulée par l’égocentrisme, s’en va pour de bon, lui s’enfuit en Inde, s’y perd, se réinvente et enchaîne trois albums dark et légers. Il y chante l’humanité en déliquescence, l’alcool destructeur, les banques toutes puissantes, les touristes qui piétinent la misère en Afrique, séparation, solitude, voyages et déménagements. Mais aussi ses enfants, un chien, un oiseau, un pharaon, les femmes. Ainsi sur son album de 1976, il chante un hommage à sa fille, ‘Sophie’, et une triste poésie sur la Terre, ‘Alentour de lune’. Un LP épatant, enregistré en duo chez Georges Rodi, grand sachem du synthétiseur, barricadés et sous coke. Ces trois disques sont des échecs qui concluent son passage chez Barclay. En privé, tout va bien, sa nouvelle femme lui donne un coup de jeune, bien qu’il ne s’éloigne pas de Marie: «Laura était déjà à la maison quand je suis partie pour de bon, il était enfin libre de vivre avec elle. Mais à chaque dispute, il revenait. Avec [son second mari] Eric, ils parlaient des heures… mais jamais des problèmes d’Eric.»
Cette période Laura est marquée par une baisse de créativité chez le chanteur, ainsi que par l’irruption de l’Afrique dans sa vie. Les labels se succèdent, mais le succès s’est fait la belle. Son fils Clovis décrit cette fin de carrière: «Il a tellement écrit qu’à la fin il tournait un peu en rond. Il gagnait surtout sa vie en faisant des concerts, comme un véritable artiste, pas en vendant des albums. Il n’a jamais trop vendu. J’ai un souvenir d’enfance de lui qui appelle son impresario au téléphone pour connaître les chiffres de vente de son dernier disque. Il raccroche, l’air triste. Mille cinq cent copies. Ce n’était rien. Après les années 80, il n’y avait plus rien. Et pourtant il faisait au minimum cent concerts par an. Un de ses agents, qu’il surnommait Madame Soleil, me disait: “Ton père, j’ai jamais vu un mec qui fait autant d’efforts pour saccager sa carrière.”» Sur son album de 81, on trouve ‘Est-ce qu’on peut voler’, basée sur un dialogue avec Clovis, enfant, qui pose sur la pochette. «Je me souviens de cette discussion, mais je n’ai découvert la chanson que sur l’album. De même, je me souviens quand on a pris la photo mais il ne m’a pas dit que ce serait pour la pochette. Peut-être était-ce sa façon de me faire un cadeau. En plus l’album s’appelle ‘Le cadeau’.»
Dans les années 90, sa musique prend une tournure sud-américaine. Il ne sort quasiment plus rien jusqu’à 2003. «Il voulait s’amuser. C’était même devenu plus important que la composition. J’ai de moins en moins de souvenirs de lui jouant de la musique. Sur la fin, il préférait faire le con et se bourrer la gueule. Pourtant il a fait ‘Pierre Précieuses’, qui n’a été tiré qu’à 5000 exemplaires, coproduit par des amateurs par le biais d’une assoc» détaille Clovis. C’est là que figure ‘Dis-lui’, que l’on fait découvrir à Marie, chez elle en 2016. Attentive de bout en bout, elle commente avec émotion: «Il semble à la rue complet, mais il joue bien sûr. Il se sert de tout, tout le temps, tout ce qui se passe, dans sa vie, dans la vie de ses copains, dans la vie de ses enfants, de sa femme, de ses femmes… Alors c’est génial, mais… Je ne m’attendais pas à ça. » Pierre Vassiliu meurt des suites de la maladie de Parkinson en 2015. Clovis: «En fait c’était un véritable artiste. Même si je n’ai jamais voulu l’admettre quand j’étais môme. Il y a quelque chose de noble. Ça, je l’ai découvert à l’âge de vingt ans, pas avant. Je ne voyais pas le côté créatif, le côté artiste, le côté profond quoi.» Un malentendu. Bien entendu.
Guido/http://www.bornbadrecords.net/releases/bb100-pierre-vassi...

07:54 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Général, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

24/01/2018

"LIBE" 24 JANVIER 2018

Le son du jour: désenchanté comme Pierre Vassiliu

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Parce que le regretté auteur de «Qui c'est celui-là ?» n'en finit plus de revenir par la petite porte – et la grâce d'une œuvre formidable et largement méconnue –, le label Born Bad lui consacre une anthologie étonnante, idéalement titrée «Face B». Ecoute intégrale avant sa sortie, le 2 février.
Pierre Vassiliu, en 1973. Photo Jacques Chevry. AFP
Qui erre sur Internet dans la zone qui entoure le nom de Pierre Vassiliu s’expose à quelques sévères déconvenues, par exemple un extrait d’une émission de Stéphane Collaro datant de 1989 (Y a-t-il encore un coco dans le show ?) dans laquelle le chanteur, manifestement en bout de course, se débat dans quelques sketches parmi les pires de la création télévisuelle des années 80. D’autres fragments audiovisuels sont tout aussi plombants mais plus éclairants, telle cette apparition dans une émission de 1974 présentée par Jacques Martin dans laquelle l’animateur présente «son ami» en expliquant qu’il «a un tube». Vassiliu, accablé et assez hilarant, rétorque alors un «oh oui» d’une mélancolie si intense qu’on se dit qu’il pourrait tout expliquer sur son parcours, à commencer par la malédiction qui commençait tout juste à peser sur ses épaules et qui l’accablera jusqu’à la fin de sa vie en 2014 puisque, même chez Libération, personne ne trouva de manière plus pertinente d’honorer sa longue, belle et triste carrière qu’en empruntant son titre à la chanson coupable de la plus grande méprise à son sujet, Qui c’est celui-là ?
La scie idiote et délicieuse, tube effectivement inoubliable de la France giscardienne, avait en effet beau emprunter sa mélodie à une merveille sambiste de Chico Buarque et l’adapter avec un amour infini – souvenons-nous que Vassiliu avait participé en 1969, avec sa sœur Annie, au remarquable projet bossa francophone les Masques –, elle condamna pour de bon le chanteur aux limbes de la chanson d’humour où zonent Carlos et Patrick Topaloff, quand Vassiliu se battait précisément contre sa maison de disques Barclay, qui ne daignait plus sortir que ses chansons "rigolotes".
Qui c’est celui-là ? ne figure pas au tracklisting de Face B 1968-1981, ingénieuse anthologie concoctée par Born Bad et Guido Cesarsky (DJ, homme de fer de la nuit parisienne et moitié du duo Acid Arab) qui ne présente que des classiques adorés des «vassiuliuphiles». Pépites oubliées au milieu d’albums méconnus (Amour amitié, Voyage, le Cadeau…) ou singles cultissimes d’une ère révolue pour de bon, elles forment la face B d’une face A tristement embarrassante que Vassiliu a portée sur ses épaules toute sa carrière comme un fardeau, comme Nino Ferrer trimbalait son Mirza ou Katerine traîne encore son Louxor.
Comme pour la plupart des artistes, c’est bien sûr dans cette face cachée que se tapit tout l’or du chanteur, notamment sa grande invention de récit imbibé en parlé-rappé-chanté qui se déploie en majesté dans En Vadrouille à Montpellier de 1974, longue complainte immorale étonnante d’intensité sexuelle, ou le classique Film, conte en flux de conscience d’une errance «beurrée» dans les allées du bois de Boulogne à la recherche d’une prostituée. Accompagné des cadors de la variété de l’époque (l’ex Magma Claude Engel, Olivier Bloch-Lainé, Georges Rodi), Pierre Vassiliu élaborait alors une œuvre ahurissante d’audace, d’intensité et d’invention, dont on se pince souvent de réaliser qu’elle s’est épanouie dans l’ombre de la variété française et d’une chanson sympa sur un mec «complètement toqué, complètement gaga». Vassiliu, bien entendu, c’était beaucoup plus que ça. Un pionnier et un «poète», par exemple – même si, comme l’explique Guido Cesarsky dans les notes de pochette rédigées pour la compilation, «le mot est affreux». Avouons qu’on en a connu des pires.
Face B 1965 - 1981 sort le 2 février chez Born Bad. Libération est très heureux de vous proposer de l’écouter en avant-première dans son intégralité.
Olivier Lamm

23:55 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2018

BIENTÔT DANS LES BACS

Vassiliu ? Qui c’est celui là ?

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Son unique tube passé à la postérité reste une assez bonne synthèse de ce personnage que l’on pouvait voir à la télé au milieu des seventies, mais hormis quelques fans hardcore prêts à pleurer sa mort, il n’y a plus vraiment foule pour écouter la musique de Pierre Vassiliu. C’était sans compter sur Guido Cesarsky et Born Bad, qui publieront début février une compilation de titres sortis entre 1965 et 1981, avec pour objectif de remettre le moustachu sur la place du village de la bonne variété française. Alors tu connais Vassiliu ?
Si tu ne connais pas, on va un peu t’aider. Prend un petit morceau de Carlos (le rejeton de Françoise Dolto, pas le terroriste) pour la gaudriole, un peu de Nino Ferrer dans sa période comico musicale bien fagotée, un peu de Pierre Barouh pour le côté baroudeur du monde, une cuiller de Maxime Le Forestier jouant de la musique brésilienne, un gentil baba cool libertin des années Pompidou. ajoute une pincée d’expérimentation genre De Roubaix, et tu auras une fausse idée du personnage.
Vassiliu, insaisissable, est avant tout un fils de la musique de cabaret, une race déjà en voie d’extinction, quand il débarque sans réelle conviction dans le petit monde de la chanson française (qui va bientôt exploser sous la déferlante Yéyé). Ayant bien intégré son Boby Lapointe, lui fait, au départ dans la chanson comique, grivoise et anti militariste. Et se fait gentiment censurer sur les ondes. La France du tout début des années 60 veut bien chanter des cochonneries, bourrée à la fête du 14 juillet, mais faudrait pas pousser et choquer la bourgeoise et le cureton. Pas grave, c’est le plein emploi et Vassiliu a été apprenti jockey, il pourra toujours donner des leçons d’équitation si ça foire. C’est le temps de la Femme du sergent et Armand qui le mettent un temps sur le devant de la scène.
De Brassens aux Beatles
Fan de Brassens et de sa douce anarchie, Vassiliu s’est pointé un beau jour devant la loge du patriarche avec son premier album sous le bras pour demander un autographe. Faire signer son propre album à un autre artiste a fait sourire le vieux; il a déjà entendu parlé de l’olibrius et l’engage illico pour faire ses premières parties. Vassiliu est bel et bien lancé. Et va ouvrir pour Sylvie Vartan, Claude François et même les Beatles. En 1965, il faut déjà chercher les quelques bons titres comme Le manège désenchanté ou dans un autre registre La foire aux boudins, une chanson toute en soul avec un texte digne du grand Jean Yanne. Vassiliu est comme ça : c’est souvent plus proche du café concert populaire que des bonnes vibrations anglaises, de l’époque, il est freak beat en dilettante, un peu beatnick aussi sur les bords mais faut avouer que souvent ça sent un peu le gros rouge qui tache.Il a fait ses classes au petit conservatoire de Mireille et a débridé sa guitare au cabaret L’écluse et lorsqu’on creuse un peu, on trouve toujours de petites mélodies bien foutues. Pour le reste c’est un amuseur public.
Times they are a changin’ balance Dylan et là dessus, débarque monsieur Microsillon, Eddie Barclay, qui devient pote avec Pierre, lui fait son numéro de charme et le débauche de chez Decca où, il faut bien le dire, Vassiliu n’était pas vraiment une priorité. Pour Barclay non plus ce n’est pas le canasson de la décennie mais ils font la bringue ensemble et Pierre montre de très bonnes aptitudes dans le domaine. Barclay le prendra plus au sérieux et l’encouragera à faire un peu plus dans le sensible. Vassiliu équilibre un peu plus sa musique qui va devenir, ça et là, plus personnelle, avec la sortie de son album « Amour, amitié ». Vassiliu y chante la route des hippies sur Une fille et trois garçons ou sa rencontre avec sa femme sur le touchant On imagine le soleil.
Le jackpot
En 73, Pierrot décroche enfin la timballe avec Qui c’est celui là ?, une adaptation frappadingue du Partido Alto de Chico Buarque qui « finit numéro un » comme disait Guy Lux avec sa tronche de vieux sadique looké en Sinatra d’Intervilles. Vassiliu enchaine avec J’ai trouvé un journal dans le hall de l’aéroport, qui connait un succès moindre, mais engrange une petite fortune grâce à son tube qui lui permet de vivre dans les excès d’alcool, de coke et de fêtes où il enchainera les (mes)aventures pendant plus de 10 Ans. En 1974 il sort un album qui s’intitule « Je suis un pingouin ». C’est dire le sérieux du bonhomme.
C’est le moment où Vassiliu assume son personnage un peu salace avec sa tronche de gentil hédoniste. Vassiliu se met souvent en chanson à la première personne grâce à de petites saynètes d’où il ne sort que rarement grandi. Quand il raconte l’errance alcoolisée d’un paumé qui va chercher une pute au bois de Boulogne dans Film, il fait mouche avec un talk over cradingue qui lui vaudrait aujourd’hui un lynchage immédiat sur la place publique. C’est du Houellebecq avant l’heure, un formidable moment de misère sexuelle sur disque. Et si dans la foulée on écoute la magnifique Une vadrouille à Montpellier, scène de slow sensuelle et érotique avec une gamine de seize ans dans une boite de nuit circa 1974, on s’approche dangereusement de l’esprit des Valseuses de Blier quand Dewaere, Miou Miou et Depardieu dépucèlent Isabelle Huppert dans un champ près de la route.
On pense aussi à Marielle dans Un moment d’égarement où il se tape Agnès Soral, la fille d’un Victor Lanoux avec son marcel et ses poils de torse qui débordent. « Allo SOS vieux pervers, bonjour, que puis je faire pour vous ? » Ce titre c’est l’esprit macho du gars moyen sous Giscard, un fantasme de magazine de cul qu’on feuillette dans les chiottes, le choc entre la vieille grivoiserie et les retombées de la fin des tabous post soixante huitards, c’est une France de beaufs qui roule en R16, qui fume au volant un peu bourré avec les gamins qui gueulent à l’arrière en attendant de se faire dorer le cul à Palavas. Et le tout est emballé avec une mélodie variet’ à la tendresse désarmante. Evidemment tout le monde s’en fout et Vassiliu s’est barré depuis un bail pour mieux faire la fête au grand air avec son groupe de copains. Il achète des bars, des restaurants et même une salle de concerts participative où les artistes touchent un pourcentage sur la caisse. Il traine avec Bernard Lubat et son free jazz des bals populaires, biberonne de la musique sud américaine tout en se laissant vivre.
Afrique à dieu
Puis fin des années 70 c’est l’appel de l’Afrique, il sort un album « Toute Nue » avec Mange pas les bras, malheureusement absente de cette compilation, un titre cruel sur les touristes blancs qui glandent dans les hotels africains en se foutant de la misère du coin de la rue. Il plaque tout, embarque sa famille en 1982 direction le Sénégal où il monte un club de jazz . L’affaire durera quatre ans. Il rentre sans le sou et vit même un temps dans une tente planté dans le jardin de chez Coluche. Rincé, Vassiliu a déjà ses belles années derrière lui et attaque doucement mais surement les tournées de galas façon salle des fêtes. Il s’installe dans le sud et vit de ses droits d’interprétation et de quelques titres écrits pour Eddy Mitchell. Les gens commencent vraiment à se demander qui c’est celui là.
Adolescent au début des années 90, j’ai failli rencontrer Vassiliu. Enfin, je le pensais. C’était en Ardèche pendant l’été, on essayait de jouer du psyché et on s’emmerdait sec. Quand on a appris qu’il se passait quelque chose, on est descendu dans le bled. Je crois que c’est l’été où Nino Ferrer est mort et dans ma tête j’espérais un peu un gars dans le genre. En fait, pas de Vassiliu; c’était Marcel Zannini et son Tu veux ou tu veux pas ? J’avais confondu avec Qui c’est celui là ? Marcel était un petit vieux adorable, il a joué dans une classe de l’école primaire et nous a parlé de Charlie Parker. Il avait sa moustache et son célèbre bob sur la tête. Peu importe tout ça, c’était un peu des mecs de la même trempe, le genre de baladins qui décrochaient un ou deux tubes dans leurs vies et qui donnaient toujours l’impression d’être arrivés là par hasard. Puis, une fois le succès passé, ils continuaient leur petit bonhomme de chemin avec un peu plus de talent qu’ils ne voulaient bien laisser paraitre, et surtout un j’men foutisme que l’on envie parfois quand on sait les écouter, derrière les flons flons et les pouet pouet.
Bob le Flambeur
Vassiliu compil: Sortie le 2 février chez Born Bad
http://gonzai.com/vassiliu-qui-cest-celui-la/

06:59 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2017

PIERRE SUR MEDIAPART

Nouveau et bien sympa!

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05:00 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

28/12/2017

Bavardage avec Léna Vassiliu

Léna parle de son Papa, Pierre Vassiliu; mais également de sa carrière en devenir

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09:01 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

22/12/2017

LE DUO LENA VASSILIU A BESOIN DE VOUS!

Comme Pierre a eu besoin de Roger Pierre, Jean Marc Thibaut, Mireille et son Petit Conservatoire, Léna Vassiliu a besoin de vous!

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"A l'origine de ce projet passionnant, Bruno Deplaix, guitariste de talent et moi Léna Vassiliu.
Tout à commencé par une première partie au festival de Thau, Monique Teyssier, l'organisatrice nous a proposé de jouer un morceau de mon père en ouverture d'un concert en son hommage
La flamme s'est allumée, et j'ai compris que je voulais chanter encore!
Bruno et moi avons monté un répertoire de reprise à notre sauce! Amy Winehouse en Bossa, Charles Trenet en swing manouche... c'est doux, gaie, ça swingue!
Le projet a pris pas mal d'ampleur, le répertoire aussi , les dates se sont enchainées , le nombre de personne qui nous suit sur facebook est de plus en plus grand .
A la suite de nombreuses demandes durant les concerts, nous avons enregistré un cd avec 9 morceaux de reprise et....suite logique pour moi, j'écris mes chansons.
Notre projet est de sortir deux cd. Un de reprise déjà bien avancé,de 9 morceaux et un cd de compo qui est en cours de création.
A quoi va servir le financement ?
A payer:le pressage, 500 cd gravés en ligne avec pochette cartonnée, (340 euros) la sdrm, (droits d'auteurs,500 euros), communication visuelle (de belles affiches,flyers, cartes,site internet et tirages photo) et la location d'une chouette salle pour la sortie du cd. Et si l'objectif de 1500 euros est dépassé cela nous permettra de commencer à financer la production de notre cd de composition en fonction bien sur du montant qu'il restera .Si nous doublons le montant nous pourrons le financer entièrement !
https://www.youtube.com/watch?v=492ucCe1LGk
https://www.facebook.com/L%C3%A9na-Vassiliu-Music-1716275...
https://www.youtube.com/channel/UChEAshujY1C0XmCPDlFFVzA

Pour nous aider:

https://fr.ulule.com/lena-vassiliu/

10:57 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2017

Quand Léna chante Papa

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17:56 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

08/11/2017

TENDREMENT FIER LE PIERRE

Réédité aux éditions l'Harmattan, le premier bouquin de Pierre, "La vie à rien faire" a donné l'occasion à "la nouvelle librairie Sètoise" d'inviter, le 5 novembre dernier, Léna Vassiliu Duo à chanter sous l’œil complice de Laura.

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06:16 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2017

COMME PEDRO!

Thomas Pitiot chante Vassiliu et ensoleille le Printival

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Certains concerts on les attend plus que d’autres. Surtout quand on a longtemps et beaucoup aimé Vassiliu et que l’on apprécie Thomas Pitiot et son chemin artistique. Parfois d’une trop grande attente peut découler une déception. Ce n’était pas le cas mercredi soir.
Thomas Pitiot a démarré par Le cadeau et c’en est vraiment un qu’il nous a fait. Pitiot en grande forme et en grande formation nous a proposé un hommage joyeux et musical. Huit sur scène avec une qualité encore plus grande que la quantité, un véritable orchestre comme Vassiliu à un certain moment : section cuivre avec saxophones et trompette, batterie et percussions, guitare, basse, aux claviers le fidèle d’entre les fidèles Michel Kanuty et au chœur et au chant Florence Naprix à la belle voix et au bel habit coloré. Il dit et on ressent que Thomas Pitiot a beaucoup écouté les chansons de Pierre Vassiliu. Facile de voir des similitudes entre ces deux artistes : un lien particulier avec le Sénégal, l’Afrique et sa musique, une façon personnelle et libre de vivre le métier de chanteur, une volonté de « casser » / franchir les frontières et le goût pour les concerts ensoleillés avec grands orchestres et musiciens talentueux.
Beaucoup de facettes sont montrées : le Vassiliu tendre d’Amour amitié et de Dans ma maison d’amour, l’amoureux de l’Afrique pour Banjul, Tout Couleur, le voyageur de Roulé Boulé : » Je suis l’homme qui marche pour l’échange / Je visite les terres pour y trouver des frères », le faiseur d’un tube, Qui c’est celui là, le révolté et anti-système (pour le coup, un vrai) avec Dangereux, le comique et coquin des débuts de Ma Cousine et Mon Cousin, le festif mais lucide de La vie ça va, qui clôt le rappel.
Un spectacle créé au printemps 2015 qui aurait mérité de tourner plus même si l’époque n’est plus aux groupes importants en nombre sur scène. Un spectacle qui donne envie d’écouter à nouveau Pierre Vassiliu.
Photo David Desreumaux/hexagone.me

09:09 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2017

Dominique Talma

Dominique Talma vient de rejoindre Pierre. Continuons à parler aux anges!

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11:45 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2016

Réédition du 1er livre écrit par Pierre

Réédition d'un livre magnifique écrit par Pierre
LA VIE À RIEN FAIRE

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Pierre Vassiliu
Editeur l'Harmattan - Collection Cabaret
BEAUX ARTS MUSIQUE, CHANSON TÉMOIGNAGE, AUTOBIOGRAPHIE, RÉCIT EUROPE France
Après des débuts formateurs et prometteurs, Pierre Vassiliu assure les premières parties, à l'Olympia, des Beatles, de Claude François, de Sylvie Vartan... Il a lui même mis en première partie de ses tournées des artistes tels que Julien Clerc et Véronique Sanson. Quand il quitte Paris pour la Provence, puis pour l'Afrique où, loin de des bruits de la ville, il élabore une œuvre, puis une vie, c'est pour mettre en pratique sa devise : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie". Cet ouvrage, édité pour la première fois en 1989, est la première autobiographie de l'auteur-compositeur-interprète. Elle reprend en grande partie l'épopée Sénégalaise de l'artiste et sa famille.
Broché - Illustré en noir et blanc
ISBN : 978-2-343-09526-4 • janvier 2017 • 280 pages

19:01 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

02/12/2016

Tous à Dieppe!

clic sur photo pour infos

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21:04 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

19/10/2016

Parler aux anges: reprise

"Parler aux anges" reprise par le groupe "Avec ou sans Michel"

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08:41 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2016

Thomas Pitiot a chanté Pedro à Paris

Super  reportage sur Thomas Pitiot chante Vassiliu

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09:35 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2016

Ce soir Carton chante Vassiliu

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19:37 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2016

Otys veut le buzz avec Vassiliu...

Otys en studio pour une reprise de Pierre Vassiliu

(clic sur photo)

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Le chanteur dieppois Otys a enregistré une reprise de Qui c'est celui-là ? le tube des années 70 de Pierre Vassiliu.
Otys en compagnie de Loïc à la basse. Vendredi dernier, les musiciens ont enregistré à la Maison des associations le tube de Pierre Vassiliu, Qui c'est celui-là ? -
Otys en compagnie de Loïc à la basse. Vendredi dernier, les musiciens ont enregistré à la Maison des associations le tube de Pierre Vassiliu.
Il a la bonne humeur communicative Otys. D’autant plus ce soir-là qu’il s’apprête à faire ce qu’il aime : chanter. Vendredi dernier, le Dieppois a retrouvé « ses potes musicos » : Stefano au clavier, Olivier à la batterie, Loïc à la basse et JB à la guitare. Les cinq musiciens ont investi le studio de la Maison des associations pour enregistrer Qui c’est celui-là ? le tube de Pierre Vassiliu sorti en 1973.
C’est la première fois qu’Otys fait une reprise. « J’ai remarqué que pour se faire connaître, il fallait reprendre une chanson. J’ai donc décidé de le faire moi aussi. Mais attention, sourit-il, je n’ai pas choisi cette chanson par hasard. J’adore Pierre Vassiliu et en particulier ce titre, mais il en a fait bien d’autres tout aussi sympa ».
Faire le buzz
Le chanteur a fait quelques écarts dans les paroles qu’il s’est réappropriées. « Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là » est ainsi devenu « Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ? Complètement toqué, ce black-là ». « Je me suis inspiré de ma vie, de ce que je suis pour transformer les paroles » confie Otys. D’ailleurs, toutes les chansons qu’il écrit « sont du vécu » poursuit-il.
L’enregistrement fait à Dieppe la semaine dernière a été posté sur les réseaux sociaux et en particulier sur Facebook, l’objectif étant désormais pour l’interprète dieppois de faire le « buzz » auprès des Internautes et qui sait, sortir un CD.
Lien: https://www.youtube.com/watch?v=lt30d-zhYLA
Thérèse Hamel/lesinformationsdieppoises.fr

20:37 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

03/01/2016

Mais pour gagner des sous...

Deux potes vont enfin gagner des sous, ensemble à nouveau...

https://www.youtube.com/watch?v=z6yeScy8glk

Pierre-Vassiliu-et-Michel-Delpech-sur-le-plateau-de-Vivement-Dimanche-en-2007.jpg

15:40 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

20/12/2015

Vitor Hublot écrit Vassiliu

Mon pote Guy Clerbois, je l'ai rencontré devant un aéroport, direction Sète. A la découverte pour lui et Jacques Duvall de Pedro. Guy vient de sortir un bouquin, sous forme d'abécédaire. A la lettre V: Vassiliu.

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21:13 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2015

Thomas Pitiot chante Vassiliu à Paris

Thomas Pitiot chante Vassiliu

Date exceptionnelle à noter dans vos agendas

Le 30 janvier 2016 au "divan du monde" à Paris


Voici les liens pour acheter les places:
http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Variete-et-chanson-francaises-THOMAS-PITIOT-CHANTE-VASSILIU-DI30J.htm
http://www.billetreduc.com/150450/evt.htm
http://www.spectacles.carrefour.fr/places-concerts/variet...12342376_10153437059464833_7355285586114561532_n.jpg

14:53 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2015

On a besoin de vous!

La tournée "Thomas Pitiot chante Vassiliu" réclame d'autres dates. En France, en Belgique, en Suisse,... Regardez cette vidéo (clic sur photo) et vous comprendrez qu'on peut tous s'y mettre, chacun ses relations, ses filons pour que vive ce superbe hommage à Pierre. www.thomaspitiot.net

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17:26 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2015

Léna Vassiliu joue et chante Papa Pedro

En avant-première de Thomas Petiot le 16 juillet 2015, dans le cadre du Festival de Thau - Hommage à Pierre, sa fille cadette Léna Vassiliu au ukulélé interprète "Je cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d'heure" et "l'homme qui n'aimait rien"

clic sur photo pour voir la vidéo filmée avec un téléphone...

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09:46 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2015

vidéo de l'inauguration de l'Allée Pierre Vassiliu à Mèze

clic sur photo pour voir la vidéo

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18:04 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |