31/08/2009

Armand (Pierre Vassiliu)

Ce pauvre gosse naquit dans la misère
Aussitôt on lui demanda
S'il voulait vivre avec sa mère
Puisqu'il n'avait plus de papa

C'était un pauvre gars
Qui s'appelait Armand
Y avait pas de papa
Y avait pas de maman

Son père disparut à treize ans
Un soir dans la cour de l'école
Alors qu'il jouait gentiment
A la balle et à pigeon vole

Sa mère fût mordue subitement
Un soir qu'elle jouait dans la neige
Avec un tout petit serpent
Qu'elle avait pris pour une asperge.

La seule fille qui en fut amoureuse
Ne savait que garder ses moutons
Elle lui refila la fièvre aphteuse
Et c'est lui qui garda ses boutons

Mais un jour pendant la tétée
Trouvant la nounou un peu plate
Il lui souffla dans les nénés
Jusqu'à ce que la nounou éclate

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19:45 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |

Georges (Pierre Vassiliu)

Toutes les belles filles se prélassent
Dans les fauteuils de coton
Et le garçon se lasse
De demander au patron
Si Georges paye ce soir,
Mais Georges ne paye jamais
Parce que c'est Georges.

Et le garçon n'aime pas ça.
Il n'aime pas les Français qui débarquent
Comme ça, par hasard, à Dakar
Et pour Georges tout va très bien, ici.
Il se fout de tout et ce qu'on dit de lui

Et quand la porte s'ouvre,
Des autos qui foncent dans les rues cassées,
Les enfants qui shootent dans une boite en fer,
Un mouton qui bêle, des poules attachées,
Un aveugle chante comme Stevie Wonder,
Les taxis qui attendent devant les bordels,
Le diesel embrume l'humidité.

Les belles filles se prélassent
Dans les fauteuils de coton
Et les couples s'enlacent
Sous les yeux bleus du patron
Qui compte ses ronds.
Au juke-box on entend Julio
Qui n'as pas changé
Brassens et puis Bob Marley
Et Georges boit sa bière en douceur
En comptant les pales du ventilateur.

Et quand la porte s'ouvre
Les femmes qui rient devant les maisons,
Les enfants qui courent après un cochon,
Des mecs qui se traînent après un camion,
Des machines à coudre, bleues sous le néon,
Des mangues entassées, des beignets sucrés,
Des femmes allongées, des enfants qui dorment

Et Georges se prélasse
Dans ce bordel de coton.
Il sirote sa Flag,
Le regard au plafond,
Et il pense à Paris,
Son appart en plein centre,
A son chien, à son chien,
A son chien, à elle, elle est loin,
Disparue de sa mémoire,
Éliminée, enterrée l'histoire.
Tout va bien pour Georges,
Vraiment tout va bien.

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07:15 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (5) |  Facebook |

30/08/2009

Léna (Pierre Vassiliu)

J'ai croisé des hivers dangereux
Des déserts sans frontière
Des Bons Dieux pour te voir
Traversé des rivières renversé des barrières
Pour te voir
Mais toi t'étais à l'école
C'est Père Noël ma parole
De jouets tout pleins remplis
Qui m'la dit
Tu peines sur tes devoirs
Tu pleures sur tes leçons
Et tu fais des cauchemars
Quand tu perds tes crayons

Léna, Léna t'es par ici t'es par là t'es partout
T'es dans mon cou

J'ai compté les étoiles debout sur la grand'voile
Bravé les océans pour te voir
J'étais sur une baleine pendant quelques semaines
Et puis au fond des mers souvent avec ta mère pour te voir
J'ai marché sur la lune j'ai glissé sur les dunes
Couru sur la lagune pour te voir
J'ai traqué le gibier les lions et les gazelles
Et les belles demoiselles pour te voir

Léna, Léna...

J'ai engueulé le tonnerre, engueulé les éclairs
Et même Dieu le Père pour te voir
J'ai roulé dans la poussière ces méchantes sorcières pour te voir
Et j'ai rangé les souris qui te réveillent la nuit pour te voir
Puis j'ai sorti mon épée et mon astro-fusée pour te voir
J'ai déglacé la banquise volé quelques marquises pour te voir
J'ai terrassé les dragons et insulté quelques cons pour te voir
Et j'ai trouvé la princesse à qui je pense sans cesse pour t'avoir
Et si nous avons la chance nous te ferons une enfance
Tu vas voir

Léna, Léna...

Moi je ferai l'imbécile ca me sera très facile pour te voir
Avec l'accent créole que tu prends quand tu rigoles
Tu m'enverras me faire voir, me faire voir

Léna, Léna...

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13:00 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (0) |  Facebook |

Ma Sénégalaise (Pierre Vassiliu)

Qui m'appelle, qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
Qui m'invite dans sa maison
Elle n'est pas folle et ma parole
et ma parole elle est rebelle
Elle me détaille. Et vu ma taille
Elle m'installe sur sa papaye

On vibre, on vibre, ma soeur
Vibre bien ma soeur vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appele à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
Qui m'invite dans sa maison
Elle se donne et puis ronronne
Et m'emprisonne dans son cocon
Elle me fait voir dans son miroir
Plus que mon imagination

Tu vibres, tu vibres ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
Qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Elle me hèle et m'écartèle
Entre ses seins magnifiques
Elle m'injecte comme un insecte
Son suc, son derrière diabolique

On vibre, on vibre, ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Elle se penche et sur ses hanches
Coulent les gouttes de mon parfum
Elle les lèche et se dépêche
De ranimer le feu défunt

On vibre, on vibre, ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Puis elle me pousse et m'éclabousse
De sa chaleur et de son miel
Les baisers sonnent
les entre cognent
Les dents se choquent
Les doigts se nouent

senegalaise

06:45 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (1) |  Facebook |

29/08/2009

La vie ça va (Pierre Vassiliu)

Allez, ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête
On s'arrange un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe, je m'fais digne, je suis un vrai gringo
On dirait un champignon sous un sombrero

Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même faire n'importe quoi mais surtout danser
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix

Depuis que je suis sur la Terre, pas très grand, déjà tout petit
Je planquais déjà mes arrières, tu crois ça
Car il faut se méfier dans ce beau métier-là

La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh

Ah ce s'rait bien, ce s'rait beau d'pas trop s'en faire
Juste se dire qu'on pourrait parler aux Dieux
Leur dire: mais venez-donc, mes pépères sur la Terre
Voir le bordel, la misère, tous ces gamins qu'ont l'air vieux
Voir la patience, le courage qu'il nous faut pour être heureux

Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Arracher sa liberté et puis la danser
Moi, ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Oubliés tous les cons qui vous font perdre la foi
Depuis que je traîne sur la Terre
On me dit toujours pas c'que j'fais là
Eh bien j'ai percé le mystère, je crois
Alors je pense à vous et je dors avec toi

Allez ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout on se fait tourner la tête
On s'harnache un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe et me poudre ma gueule de Pierrot
Tout blanc sur le dehors et noir sous le museau

Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même si je danse comme un barjot, c'est pour m'éclater
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix

Depuis que je suis sur la terre, on m'dit toujours pas c'que j'fais là
Et je vais pas percer le mystère, ma foi
Alors je bois des coups et me nique le foie

la vie ça va

17:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

Amour Amitié (Pierre Vassiliu)

Mais elle a eu un seul amant
Et ne se souvient plus du tout
Du goût du baiser dans le cou
Elle me demande de l'embrasser
Je n'sais plus si c'est déplacé
Et je suis bien embarrassé
Même juste comme ça un baiser
Amour amitié
Je ne sais pas si par dépit ou par pitié
Je franchirai cet océan
Qui va de l'ami à l'amant
Elle pose la main sur ma joue
Et ma pudeur en prend un coup
C'est fou elle pense surtout
Que parfois on ferme les yeux
J'y vois de petits vaisseaux bleus
Qui houlent et naviguent sans cesse
Gonflés d'amour et de tendresse
Il fait très chaud depuis une heure
Mais elle a gardé son manteau
De peur que je lui voie la peau
Ce qu'elle demande est redoutable
Car parfois la bouche est capable
De faire frissonner et bien plus
Cela elle ne s'en souvient plus
Mais elle a eu un seul amant
Et ne se souvient pas encore
Du corps qui se plie et se tord
Si elle a oublié les gestes
De cet amour raté du reste
Elle se souvient par ailleurs
Du coup de couteau dans le cœur
Qui va de l'ami à l'amant

amour amitie

08:00 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (2) |  Facebook |

28/08/2009

Charlotte (Pierre Vassiliu)

Quand j'habitais dans la Creuse
Les gosses les gueuses venaient chez moi
On y trouvait des vareuses
Des assiettes creuses et du lilas
Je vends des nouilles à la sauvette
Les jours de fête dans le métro
Je vends des culottes des castagnettes
Des salopettes des sacs à dos
Je peux pas dormir sans qu'on cogne
Et sans vergogne à mon chez moi

Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Est-ce toi la Charlotte
Est-ce toi ma bien aimée
Oui c'est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
On profite beau culottier
Fait pas chaud dans ton quartier

Je vis dans une douce inquiétude
Je fais des études sur le nougat
Je lui dis de tirer la chevillette
Mais la pauvrette s'y prend les doigts
Se les sélectionne dans la poignure
A la jointure hurle à la mort
Disant que chez moi y'a des sorcières
Qui par derrière lui jette des ressorts
L'est pas possible cette dragonne
Ah la pauvre bête je la fous dehors
Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Que personne ne bouge
C'est peut-être le chaperon rouge
Non c'est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Je sais qu'elle est dans la caisse
Qu'est sûrement entre tes pieds

Je voudrais regarder dans ma caisse
Oui mais drôlesse c'est fatiguant
Et comme j'ai des varices
Des rhumatismes c'est imprudent
Vas voir chez la petite Yvette
Dans la casquette elle est petite main
Tu trouveras bien une liquette
Un peu coquette qui t'ira bien
Dans mon labeur je suis à la bourre
Et puis en amour je suis incertain

Toc toc toc qui qu'est là
Qui qui frappe à ma porte
Ce n'est pas la Charlotte
Mais René son bien aimé
Assieds-toi ma cocotte
Tu m'as l'air un peu pâlotte
Entre vite mon beau René
Nous avons à tricoter
Et cric crac je suis chez moi
Et personne n'a droit d'entrer
Allez vous faire rhabiller
Car mon camarade est là

Toc toc toc qui qu'est là...

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16:30 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (1) |  Facebook |

27/08/2009

Qui c'est celui là? (Pierre Vassiliu)

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête che type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a?
Et puis sa bagnole les gars
Elle est drôlement bizarre les gars, ça se passera pas comme ça

Je ne suis pas un play boy, je ne paie pas de mine,
Avec ma grosse moustache et mon long nez de fouine
Mais je ne sais pas pourquoi quand je souris aux filles
Elles veulent toujours m'emmener coucher dans leur famille
Et leurs maris disent de moi

Ce n'est pas ma faute à moi si les femmes mariées
Préfèrent sortir avec moi pour jouer à la poupée
Elles aiment mes cheveux blonds et mes yeux polissons
Mais je crois que ce qu'elles préfèrent c'est mon petit ventre rond
Et leurs maris disent de moi

Si vous saviez comme c'est beau, d'être bien dans sa peau
Je bois mon pastis au bar avec le chef de gare
Je me gare n'importe où je vous jure que je suis heureux
Mais ça emmerde les gens quand on vit pas comme eux
Et les gens disent de moi

Voyant que sur cette terre tout n'était que vice
Et que pour faire de s affaires je manquais de malice
Je montai dans mon engin interplanétaire
Et je ne remis jamais les pieds sur la terre
Et les hommes disent de moi

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là?
Il a un drôle d'accent ce gars-là
L'as une drôle de voix, on va pas se laisser faire les gars
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a
Non mais ca va pas, mon petit gars
On va le mettre en prison ce type-là, s'il continue comme ça.

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21:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (2) |  Facebook |

26/08/2009

Je cherche encore une fille qui voudrait bien de moi 1/4 d'heure (Pierre Vassiliu)

23:00 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

Dans ma maison d'amour (Pierre Vassiliu)

Quand j'aurai quarante ans, si on me laisse le temps
Je veux qu' ma maison soit pleine comme toujours
De bruits, de déraison, de calme et puis d'amour
Qu'il y ait des poivrots, musiciens et poètes
Des vrais, qu'ont du talent et qu'ont pas la grosse tête
Ceux avec qui j'ai fait, du temps des pique-assiettes,
Des baisemains perfides sur les mains indiscrètes
Des vieilles jeunes du seizième qui nous faisaient venir
Pour deux mille anciens francs faire les clowns dans leur luxe
Mais avec la promesse un jour d'intervenir
Auprès d'un vieux ministre qui connaîtrait Guy Lux

Je veux qu'il y ait toujours, dans ma maison d'amour,
Des hommes cultivés qui parlent d'ésotérisme
Devant des filles bébêtes mais belles comme le jour
Qui entendent "science occulte" et comprennent "érotisme"

Dans ma maison d'amour
Dans ma maison d'amour

Quand j'aurai cinquante ans, eh oui, si on me laisse le temps
Si je suis comme toujours dans ma maison d'amour
J'aimerais que mes enfants, s'ils n'ont pas foutu le camp,
Connaissent les vieux chacals, les requins, les loups de mer
Avec qui j' suis tombé dans toutes les galères
Toutes les embuscades de Saint-Germain-des-Prés
Quand on sortait des boîtes complètement beurrés
Eh bien, à cinquante ans, je le ferai encore !
Je suis sûr qu'un matin, on nous foutra dehors
Parce que d'un Bilboquet on fera la fermeture
Et qu'on ira pisser sur les roues des voitures

Je veux qu'il y ait toujours, dans ma maison d'amour,
Des hommes qui aiment les chiens et surtout les enfants
Des hommes qui croient en tout et même au Père Noël
Et qui disent à leur femme qui vieillit "Tu es belle"

Dans ma maison d'amour
Dans ma maison d'amour

Quand j'aurai tant et tant, si on me laisse le temps,
Que mes copains viendront sur leur fauteuil roulant
Le comparer au mien avec un p'tit sourire
Je veux que tous ensemble nous parlions d'avenir
Pas de rides, pas de lunettes, pas de fauteuil, pas de canne
Même, même que nous danserons sur le dernier Dylan !
Je ne veux pas qu'on parle - et je serai sévère -
Je ne veux pas entendre un seul mot sur la guerre
D'autres en parlent pour nous, mais c'est vrai, moi aussi
Voilà qu' j'avais oublié mes trois ans d'Algérie !
Je veux qu'on boive un coup et qu'on fasse des fredaines
Et puis que nos enfants se moquent de nos bedaines
Puis je veux que nos femmes nous fassent encore le coup
De l'amour-amitié, du baiser dans le cou

Avant que les huissiers survolent comme des vautours
Notre maison, fermons nos portes à double tour
J'aimerais cette nuit pour attendre le jour
Qu'on ferme encore les yeux... et qu'on fasse l'amour

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22:30 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (1) |  Facebook |

Les grillons (Pierre Vassiliu)

Qui c'est qui fait crou-crou ? C'est le croucrou
Qui c'est qui fait miaou ? C'est le matou
Qui c'est qui file des gnons ? C'est le maton
Qui c'est qui fait pleurer ? C'est les oignons
Qui c'est qui sait quoi faire ? C'est le coiffeur
Qui c'est qui fait glou-glou ? C'est le chômeur
Qui c'est qui fait masseur ? C'est mon tonton
Mais qui qui fait cri-cri ? C'est le gri-gri, c'est le grillon

Ah! Mais non ! Ah ! Mais non !
C'est pas les grillons
C'est pas les grillons
Ah ! Mais non ! Mais non !
Ceux qui font les cri-cri
Les critiques, vrai de vrai
C'est bien les Fran-fran, c'est bien les Français

Qui c'est qui fait aïe aïe ? C'est le cobaye
Qui c'est qui fait bye bye ? C'est le travail
Qui c'est qui fait cro-onde ? C'est la fourmi
Qui c'est qui fait cui-cui ? C'est Jean-Marie
Qui c'est qui fait tam-tam ? C'est Mamadou
Qui c'est qui fait ramdam ? C'est Papazou
Qui c'est qui fait couscous ? C'est Ben Mouton
Mais qui qui fait cri-cri ? C'est le gri-gri, c'est le grillon

Qui c'est qui fait cot-cot ? Le cotcotier
Qui c'est qui fait doudou ? Le doudouyer
Qui c'est qui fait qu'papa il est fada ?
C'est le soleil et la vodka
Qui c'est qui file la pêche ? C'est le pêché
Dieu à droite ou à gauche est dépassé
C'est vraiment entre nous qu' ça doit s' passer
Sinon ils nous bouff'ront
Comme se font bouffer les grillons

Ceux qui ont la patate et le rouge vrai de vrai
C'est bien les Fran-fran, c'est bien les français

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12:03 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |

25/08/2009

Noix de Cola (Pierre Vassiliu)

Les vieux, les pépés, les grands-pères,
Les vieillards, les ancêtres,
Ceux qui t'ont pris sur leurs genoux
Quand tu étais enfant Pour te raconter
Les histoires terribles qui donnent des cauchemars
Ou qui font planer.

Les vieilles, les grand-mères, les mémés
Les mamas, les doudous,
Celles qui te bercent du regard
Quand tu es désespéré,
Celles qui ne s'inquiètent plus de voir la vie filer
Parce qu'elles portent dans leurs bras
L'amour, le sommeil et le rêve.

Alors pour les vieux, chante ma fille chante, chante.
Si la noix de cola te donne des ailes
Les yeux de maman me font plus belle.

Alors voilà le premier grand départ.
Tout le village t'amène à l'autocar.
La capitale c'est loin
Et des bandits masqués surgissent
De tes rêves d'adolescent marqué
Par les histoires terribles qu'on raconte aux enfants,
Mais pour la découverte, chante ma fille, chante
Si la noix de cola te donne des ailes
Les yeux de maman me font plus belle.

Le voyage était long.
On t'a tout dépouillé
Mais la capitale est là.
Chercher du travail, chercher à manger, chercher où dormir
Te donne des rides et des idées graves.
A toi de savoir si tu dois faire croire
A tes enfants et à ta femme qui t'attend
Que tu as fait fortune.

Pour le retour chante, ma fille,
Si la noix de cola te donne des ailes,
Les yeux de maman me font plus belle.

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22:32 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |

Laura Vassiliu

Quand mon souffle gonfle ton calice,
Que le bleu de tes yeux palisse,
J'aime que tu t'alanguisses,
Que ton flanc s'investisse
Invoquant le pénis, je m'immisce.
Tu t'enroules, tu glisses comme du réglisse
Et la perle du milieu se dévisse.
Je m'élance, je quitte les coulisses,
Je me drisse et je foc la malice.
Regardez, gens de la terre.
Contemplez la future mère.
Quand dans tes yeux se glisse
La lueur des prémices
Que debout sur la lice,
Au sommet tu te hisses,
Du haut du précipice,
Tu plonges dans les délices,
Tu tournes et tu te visses
Pour une fille ou un fils,
Tu t'enroules...
Et que Dieu te bénisse
De m'offrir ce pubis,
De tes lèvres jaillisse
La folle odeur du vice,
Que jamais ne finisse
Ta vraie candeur de miss,
La fureur du désir de notre amour métis.
Tu t'enroules...
Regardez cet enfant d'amour
Qui s'éveille dans ce ventre lourd.

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Laura Vassiliu est artiste céramiste
Découvrez son site: http://www.karodart.com/

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24/08/2009

Que Linda ( Pierre Vassiliu)

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21:09 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

Vassiliu brève bio

Réduire l'importance musicale de Pierre Vassiliu au tube qui lui colle encore aujourd'hui aux basques : "Qui c'est celui là" serait faire peu de cas d'un artiste atypique, aux multiples talents dont celui, et pas des moindres, est de savoir "se la couler douce" ! C'est tout d'abord vers les chevaux que se porte l'intérêt de ce fils d'émigré Roumain; jockey!. En parallèle, il s'entraîne à la guitare. Le jazz exerce sur lui une réelle attirance, tout comme des auteurs comme Brassens. Peu à peu il se met à composer et passe à "l'Ecluse", là même où Barbara a fait ses premières armes.

Son premier 45 tours est un coup de maître : "Armand" remporte un grand succès en 1962. Il lui permet, rien de moins, de faireela première partie des Beatles à l'Olympia ! La France, alors en pleine crise en raison de la guerre d'Algérie, supporte mal son brûlot "La femme du sergent", mais se console en fredonnant les airs de "Charlotte" et "Ivanohé". Pierre Vassiliu
n'a pas peur des mots ni du sens de la formule.
Le cinéma fait appel à ses talents, à commencer par Claude Lelouch. Il restera fidèle au genre de longues années. On trouve un autre lien, un peu plus éloigné, avec le 7ème art puisqu'il compose pour Marlene Dietrich. Son premier album date de 1969 "Amour amitié".

1972, second album "Attends" suivi l'année suivante par le fameux tube adapté d'un titre très politique de Chico Buarque. La curiosité sans limite de ce "touche à tous les styles" le conduit dans de nombreux pays du monde. Presque en dilettante, il sort des albums qui ne rencontrent que peu de retentissements. Puis l'Afrique, où il parti pour une simple tournée, marque un grand tournant dans sa vie. Il finit par s'installer au Sénégal qui devient sa patrie d'adoption. La vie s'écoule loin des fureurs du showbiz, univers de requin qui décidément ne correspond pas du tout au monde de Vassiliu. Retour toutefois en France en 1986 avec "Toucouleur". L'album étonne le public qui accueille ce titre avec ferveur.

Autre album en 1987 "L'amour qui passe". L'année suivante, il fait se tordre de rire ses admirateurs lors de ses tournées avec la reprise d'un hit des fifties : "Les grillons". Plusieurs albums suivront, reflets de l'influence de ses voyages et du métissage musical. 1998, pour un temps, Vassiliu devient chanteur engagé en sortant "Parler aux anges". Tendrement désespéré par l'apathie ambiante, le chanteur poète reprend la route pour semer ses rimes à qui veut bien l'entendre.

Son activité artistique a réjoui les fans avec l'album "L'hommage délicieux à Boby Lapointe" paru en 2002 suivi en 2003 par un CD enregistré avec des griots sénégalais.

En 2004, sort « Pierres Précieuses », double cd de reprises (Studio et live) et de nouveaux titres. Magistral album. En 2008/2009, Pierre Vassiliu fait la tournée et la croisière « Âge tendre et têtes de bois ». Succès personnel énorme.
Loin des médias, Vassiliu n'en possède pas moins un public fidèle et attentif, prêt à venir l'applaudir à chacune de ses rares apparitions sur scène.
Il devrait faire une scène parisienne à la rentrée (Cigale?) et se produira à Reims le 12 novembre 2009.

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18:17 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |