29/10/2009

Michel Vassiliu

Sans être "people", je souhaite simplement, ici, rendre hommage au frère de Pierre: Michel Vassiliu:

michel vassiliu

Michel VASSILIU, Auteur -Compositeur, frère de Pierre Vassiliu, vécut les dernières années de sa vie à Loudun. Son répertoire est repris actuellement par le groupe Gevrey-Chambertin Quartet.(http://www.myspace.com/gevreychambertinquartet)
« Auteur et compositeur, Michel Vassiliu aurait dû devenir interprète de ses propres oeuvres si sa timidité, voire son immense discrétion, ne lui avait ôté le courage de monter sur scène. Mais l’histoire peut maintenant être racontée.
C’est par un après-midi ensoleillé que les 3 inséparables cousins (dont les deux frères, Michel et Pierre Vassiliu) jouent à la courte paille. Le hasard déterminera lequel des trois fera le chanteur. C’est Pierre qui gagne. C’est donc Pierre qui interprétera les chansons de Michel.
La suite des prénoms, « Armand », « Charlotte », « Alice », « Eugène », « Georgette », « Alain-Aline », ou de presque prénoms « Mon cousin », « Ma cousine »
…est un support épatant pour Michel.
Son plaisir à lui, c’est de se marrer quand il écrit.
En 1962, Michel a 27 ans. Il est salarié à la SDRM (Société des Droits de Reproduction Mécanique, une branchede la SACEM).A cette époque, il n’a pas le droit de déposer ses chansons en son nom propre. Il faut choisir entre être membre ou être salarié de la Sacem. Son choix est difficile, mais il décide de rester salarié. Il fait donc déclarer ses chansons par ses proches. Ainsi son nom n’apparaîtra jamais au dos des pochettes de disques. Le succès de Pierre est rapide et le disque (ARMAND 1962) se vend à 150 000 exemplaires. Ce qui le conduit à l’Olympia (consécration suprême) où ses talents d’interprète ne font pas l’ombre d’un doute.
Parmi quelques folies, il participe à l’écriture et la réalisation d’une plaisanterie « LA DANSE DES PETITS CHATS » qui est enregistrée sur la deuxième face de l’énorme succès « LA DANSE DES CANARDS« . Mais par un curieux hasard (que Michel avait du mal à s’expliquer) son nom parmi les auteurs du disque a été « oublié ». Néanmoins, Michel quitte son travail à la Sdrm. Ses occupations sont ses collaborations à « L’os à moelle« , journal loufoque par excellence créé par Pierre Dac, et les concerts qu’il donne de temps à autre. Mais son travail de musicien s’exerce essentiellement dans les pianos-bars de sa région. Au hasard des opportunités, en 1985, du côté de Fontainebleau, il rencontre Zoon et Léo. Avec quelques amis et un budget minimum, ils enregistrent un 33 tours vinyle (LIVE AU BIJOU BAR) où quelques titres de Michel sont repris.
On peut y entendre une des premières versions de « JOSETTE« .
Michel parlait de cette rencontre avec Zoon comme un souvenir extra d’une équipe de potes. Les sempiternelles et interminables soirées de bar à pianoter restent d’actualité pour Michel. Une de ces dernières tournées, dans un palace en Angleterre, finira par l’en dégoûter définitivement. Heureusement, c’est dans cette période de vache maigre que, pour la première fois, avec l’aide d’un ami, Michel travaille sa mise en scène. First class, il est vêtu d’un smoking et d’un chapeau haut de forme. Son piano à queue s’étale longuement devant lui, et chacun s’attend à voir un très sérieux spectacle de noble et stricte tenue. Le contraste entre cette première impression et le contenu des textes est très convainquant. Michel, à ce moment, est heureux sur scène, libéré du trac paralysant qu’il connaît si bien.
Pour le grand public, l’œuvre de Michel Vassiliu reste à découvrir. Et c’est ça la bonne nouvelle. Quelle réjouissance pour les générations à venir que de puiser dans ce répertoire unique en son genre. Loufoques et tendres, les chansons de Michel sont des petites histoires où se passent plein de choses plus incongrues les unes que les autres. Et même quand il ne se passe rien, notre imaginaire, emmené par les combinaisons des mots, nous embarque dans des sphères bizarroïdes qui nous sont à chacun personnelles. Cette moquerie pour soi même est l’élégance des rois. Michel fait de nous
tous des rois et des poètes coquins et joviaux.
Michel Vassiliu était un véritable artiste, toujours dans le doute. Toujours dans l’errance. Désintéressé et généreux. Généreux sur scène, jusqu’à se mettre en danger, il pouvait lui arriver de terminer son récital et, sous la pression des applaudissements, tout refaire, de la première à la dernière chanson. Et si, un certain 12 mars 1993, la grande faux ne l’avait pas stoppé net, sûr qu’il serait en train de refaire son set. »
michel-vassiliu
(extrait du site: http://www.loudun.net/?p=1772)

07:30 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

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