31/10/2009

Vassiliu, de 1937 à 1966

Les années 1937 à 1966
De la naissance aux années Decca

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Pierre Vassiliu naît à Villescresne en Seine et Oise le 23 octobre 1937. Son père, d'origine roumaine, médecin, est violoniste tzigane et sa mère pianiste. Il va tout d'abord à l'école de Sucy-en-Brie. Pour lui, c'est le commencement de la fortune. Il vend n'importe quoi sous le préau pendant les récréations: des ampoules, des billes et des fixe-chaussettes. Il met tout l'argent dans ses poches car iln'a pas de tirelire. La musique, c'est le soir en rentrant à la maison. Le jeudi, il y a bridge et le vendredi concert. Outre ses parents, il y a un drôle de type, avec une raie au milieu, qui joue du violon. Pierre, son frère Michel et sa soeur Anne écoutent, attentifs et regardent amoureusement le trio. Il se souvient qu'il porte alors des galoches et des pantalons de golf et qu'iln'a pas le droit de dire un mot. Il grandit dans la musique, entre un frère aîné et une soeur plus jeune, dans le cadre d'une maison un peu bohème, toujours ouverte. Puis, un jour, sa mère quitte le foyer. Elle laisse derrière elle un enfant passionné, qui aime déjà la musique, la comprend et la ressent. Son enfance scolaire s'en ressent... A 15 ans, il s'achète une guitare avec l'argent qu'il a gagné sous les préaux. Après l'école de Sucy, il entre au lycée Albert de Mun, à Nogent. Et, ensuite, dans une école religieuse dans l'Aisne avant d'intégrer le collège de Provins. Entre deux lycées, il se retrouve au collège de Saint Maur. C'est là qu'il perfectionne sa voix en somnolant au premier rang de la chorale des petits chanteurs de Saint François d'Assise. Enfin, il échoue à paris, au lycée Charlemagne. Il est alors en troisième. A la sortie des cours, il joue souvent avec les copains dans les couloirs du métro de la station Bastille. En sport, il est gardien de but et, c'est la première fois qu'il se trouve doué pour quelque chose... Il fait des conquêtes et écrit ses premiers poèmes qu'il chante en s'accompagnant à la guitare. Il apprend en outre le piano et consacre ses heures de loisir à sa passion du cheval. Après son premier bac, il passe à l'institut universitaire libre et fait ses débuts au cabaret. Il se produit pour la première fois Chez Moineau, rue Guénégaud. Mais, passionné de sport équestre depuis des années,
il décide de s'y consacrer à plein temps.
Sa taille, son poids et sa vieille intimité avec les chevaux, qu'il fréquente depuis l'âge de 9 ans, mènent tout droit Pierre au dur métier de jockey-garçon d'écurie. pendant quatre ans, il ne fait que ça et en vit. Remarquable cavalier, il est moniteur dans un cercle hippique. Il se charge même du dressage et participe à quelques courses en gentleman. Au cours de l'été 1956, il est promu Maître écuyer. Deux de ses élèves se nomment Roger Pierre et Jean Marc Thibault... Sous les futaies de la forêt de Rambouillet, les deux cavaliers découvrent les talents extra-équestres de leur guide. Car, Pierre vassiliu n'a pas délaissé la musique. Au contraire, il compose de plus en plus. Ils lui accordent quelques mots de recommandation qui lui valent d'être reçu ç l'Ecluse et à l'Echelle de jacob. Il se débrouille plutôt bien et on sent que le métier le possède...si ce n'est le contraire! En 1958, il part faire son service militaire en Algérie, vingt neufs mois dans le Constantinois. Il en retirera un très mauvais souvenir qu'il évoquera plus tard dans sa magnifique chanson "Dans ma maison d'amour". Versé au service photographique de l'armée, il lui faut, parfois, photographier des cadavres. Et puis, la discipline et l'esprit militaire ne conviennent pas à sa nature. parrallèlement, durant ses temps libres, il se plonge dans la lecture et goûte fort les écrits d'Albert Camus et d'Emile Zola. Il fait également des conquêtes féminines, dont une AFAT (auxiliaire féminine de l'armée de terre) qui lui inspire la chanson "La femme du sergent", composition savoureuse et rigolote au rythme enjoué. Il compose aussi "J'ai l'honneur". Plus intimiste, mélodieu et aérien. Ce titre annonce déjà l'évolution future... A son retour, il reprend son métier et interprète chaque soir au cabaret les morceaux qu'il a ramené d'Algérie. Le 16 novembre 1960, Pierre vassiliu chante ainsi "La femme du sergent" à la télé, dans une émission de variétés. Il rencontre aussi une jeune femme, Marie, qu'il épouse. Ils s'installent dans une maison à Gouvernes. Ce petit bout de femme, comme il se plait à le raconter dans "A toi marie", ose braver l'opinion en choisissant elle-même son mari. Elle préfère tenter sa chance avec ce saltimbanque, cet artiste qui a le nez dans les étoiles, alors que ses parents rêvent d'un employé de banque, d'un ingénieur textile ou d'un cadre supérieur.
Une petite fille naît, baptisée Sophie.
Entre-temps, Pierre vassiliu est devenu le secrétaire d' Eddie vartan, frère de la belle Sylvie. Il propose ses chansons et "La femme du sergent" est enregistré fin '62 chez Decca pour le label Twist. Le super 45 tours sort en janvier 1963 avec un autre titre accocheur: "Armand", cosigné avec marie. De nombreux auditeurs fredonnent bientôt cette rengaine enjouée: "C'était un pauv'gars qui s'appelait Armand, l'avait pas d'papa, l'avait pas d'maman". "J'ai l'honneur", qui tranche avec l'esprit comique de l'ensemble, et "Les cacahuètes grillées" complètent ce disque. Pour un début, c'est plutôt réussi! Sur la pochette, Pierre vassiliu affiche un visage passablement candide. Le résultat ne se fait pas attendre. les Français aiment cet humour/calembour. Pierre Vassiliu vend près de 100.000 exemplaires de ce premier EP, repressé en avril sur étiquette Decca. "Armand" passe régulièrement en radio. On le voit alors en première partie de Richard Anthony à l'Olympia, à partir du 3 février, avec Annick Bouquet, Françoise Hardy, Boby Lapointe et Jacky Moulière. Son répertoire légèrement grivois est toujours bien acueilli. Le 27 mars, Pierre interprète "Armand", "la femme du sergent" et " Les cacahuètes grillées" à "Rendez-vous juniors" avec Claude François et Sheila. A l'Olympia, le spectacle "les idoles des jeunes", prévu pour durer la première quinzaine d'avril, suite à son succès, est prolongé de dix jours avec Pierre Brun, les Brutos, les Champions, Jean Jacques Debout, Little Eva, Claude François, Colette magny, les Tornados, Sylvie Vartan et Pierre vassiliu qui poursuit dans la veine humoristique avec "Charlotte" sur son deuxième EP, toujours dirigé par Eddie Vartan, de nouveau écrit avec Marie. En juin '63, Decca édite ce titre sur son second super 45 tours. Pour l'occasion, il pose à côté de son cheval qui a fait les beaux jours des concours hippiques, rappelant que, derrière le chanteur, sommeille le jockey capable d'imposer la fameuse et incontournable "Charlotte" avec son refrain délirant et enjoué: "Toc toc toc, qui qu'est là, qui qui frappe à ma porte, est-ce toi la Charlotte, est-ce toi ma bien aimée? Oui c'est moi la Charlotte, Je viens chercher ma culotte, ouvre vite beau culottier, fait pas chaud dans ton quartier". Pierre vassiliu est alors loin des préoccupations des artistes engagés ou existantialistes.
Son but est de faire marrer et ce disque aligne encore deux autres morceaux amusants: "Ronde enfantine" et "Le nombril". Seule la très bellecomposition "Trois étoiles", due à marie vassiliu, détonne par sa poèsie. Sur ce deuxième opus, il a droit à une dédicace, au verso, de maître Georges Brassens qui écrit: "Au temps où les porteurs de message sont légion, rien n'est plus agréable que de rencontrer au détour d'un disque, un chanteur qui ne vise d'autre but que de nous amuser, qui chante pour son plaisir et pour le nôtre. Pierre vassiliu appartient à l'espèce des artistes qui veulent la joie du public et non son ennui. En outre, tout en plaisantant aimablement, il ne se gêne pas pour être poète. Longue vie Pierre Vassiliu!". Le 23 septembre, Pierre se produit à l'Olympia, avec Hugues Aufray et Enrico macias, en première partie des Everly Brothers et de Peter, Paul and Mary. Le 4 novembre '63, Pierre passe à "Du Caf'Conc au Music Hall" avec Gilbert Bécaud, Jacqueline Boyer et Rita cadillac, puis, il part en tournée avec Johnny hallyday, Hugues Aufray, Fia karin, Laura et les Lionceaux. Tout ceci le mène de nouveau à l'Olympia où, du 15 janvier au 4 février 1964, il présente "Le twist anti-yéyé" en première partie de Trini Lopez, Sylvie Vartan et...Les beatles! Il a de quoi être fier, même s'il passe en lever de rideau. Quelle publicité! Son rôle de baladin grivois des temps modernes fait mouche. Il amuse la galerie et s'attire les faveurs du public. Decca en a profité pour mettre sur le marché son troisième disque en décembre 1963 avec une belle pochette où Pierre semble regarder la neige derrière une vitre. Arrangé par Jean Claudric, ce super 45 tours contient de bons titres comme "Alice"(signé avec marie)avec son intro bien rythmée qui donne le ton: "Quand j'ai connu ma douce Alice, c'était à l'hopital saint Louis, je faisais soigner mes varices et d vilaines maladies". Le décor est planté! Pierre Vassiliu fait rire et il récidive avec "Twist anti yé-yé", co-écrit par gérard Sire (amuseur et collaborateur de jean yanne) et Michel Simon. les paroles sont au diapason. L'équipe, par moquerie, va à contre-courant: "Yé-yé-yé-yé laisse-moi étudier, yé-yé-yé-yé, j'préfère travailler, maman j'veux pas être une idole, je préfère aller à l'école". Outre "Si j'avais su", "le coureur cycliste"
se distingue aussi par sa beauté lyrique...
Après l'Olympia de Johnny Hallyday, du 6 février au 15 mars, Pierre repart avec lui en tournée. Il y a aussi Eric Charden, Nathalie Degand, Laura & Sophie. La tournée durera jusqu'à l'incorporation de Johnny, en mai. Le 11 juin, Pierre Vassiliu chante "La femme du sergent" à "chansons pour la vie" avec Alain Barrière, Pétula Clark, Françoise hardy et Sylvie Vartan. Durant l'été '64, il donne quelques récitals sur le paquebot "France". José Artur (futur producteur du "Pop Club") est alors, de février 1964 à mai 1968, le directeur artistique des croisières sur le "France". Pour le music-hall, il s'entoure des grands noms de l'époque: Colette Renard, Les frères Jacques, Ricet barrier, Jacques Bodoin, Micheline dax, Jean Claude pascal, Amalia Rodrigues, Gérard séty, Nicole Croisille, Georges Ulmer, les frères ennemis, Virginia Vee et Pierre Vassiliu! Celui-ci ne démérite pas. Au contraire, il se professionnalise chaque jour d'avantage. Après Eddie Vartan et Jean Claudric, Ivan Jullien, à partir de juin 1964, assure la direction d'orchestre, sur le EP publié avec le titre vedette "Ma cousine", un thème de son épouse marie. Cet esprit paillard, utilisant toujours le calembour, connaît quelques soucis avec la censure en faisant rimer "pipe" avec "cousine"... La chanson regorge de jeux de mots et de chausse-trappes. Ainsi: "Connaissez-vous ma cousine, celle qu'a les yeux en trou de pipe, et qui le jour de mes vingt ans, avoulu m'faire son amant, voilà comment ça s'est passé, excusez-moi si c'est osé, puis quand elle fut dévêtue et que je vis le trou d'son nez, sincèrement j'aurais pas cru qu'on puisse être aussi négligée, elle n'avait rien de folichon, si vous aviez vu ses nylons, on aurait juré des chiffons, elle était sale enfin passons". Pierre joue ostensiblement avec l'attente de l'auditeur qui devine la prochaine rime. Ce procédé n'est pas nouveau  et rejoint quelquefois la chanson de corps de garde. mais l'artiste sait y faire et choisit on ne peut mieux son vocabulaire, même si celui-ci vole assez bas parfois. Fort de ce succès, il chantera plus tard "Mon cousin", toujours sur le même mode de rimes décalées. les autres chansons de ce EP, "A marée haute"(la Marne), "Le sahara" et "Georgette", sont moins marquantes. On peut dire qu'il a un certain penchant pour les prénoms. Son répertoire en est truffé. Il construit ainsi des personnages
qui marquent l'imaginaire du public.
Du 24 septembre au 14 octobre, Pierre vassiliu retrouve l'Olympia dans le spectacle de Claude François avec Pierre Barouh, les Swingle Sisters, Michèle Torr et Dionne Warwick. Puis il part en tournée avec Hugues Aufray, Sylvie Vartan et Thierry Vincent. Pour couronner son succès, Decca publie un premier album en janvier 1965. Celui-ci retient 12 titres sur les 16 de ses 4 premiers super 45 tours. Quelques notes au verso le présentent avec un portrait circonstancié: "En vérité, un curieux garçon, un visage aigu, mi-lutin, mi-oiseau, une moue ironique et tendre de la lèvre supérieure, les yeux chauds, tour à tour ronds et fixes, puis rêveurs et soudain réchauffés d'humour tendre: Pierre Vassiliu est insolite. De petite taille, la tête penchée, un peu rentrée dans les épaules qui se relèvent, un corps mince, agile, il déconcerte dès son arrivée, toujours brusque, innatendue." La pochette du 33 tours est très jolie, révélant un chanteur attentif mais déterminé. Au verso, lartiste s'amuse en présentant, déguisé, huit des personnages de ses chansons. En mars 1965, avec le fidèle Ivan Jullien, il enchaîne avec un nouvel opus. Celui-ci moins percutant, groupe "Les défilés", "Les cocus magnifiques" et "Adieu mon théâtre" autour de la chanson pivot "Eugène". Encore une fois due à Marie, dont le refrain accroche plus: "Eugène, tu m'gênes, Eugène, tu m'gênes, t'as qu'à r'tirer ta casquette, Eugène, tu m'gênes, avec ta grosse paire de...lunettes". Le 23 avril, Pierre Vassiliu et les Bab's sont à l'affiche de "Music-hall de France". Le 12 juin, il passe dans "Plein feux" avec Maurice Chevalier, Pierre perret et Sheila. 1965 est une bonne année! Fort de sa renommée, Decca lui confie la production de deux EP de Willy Lewis, ex-batteur des Chats sauvages, des Champions et des Gamblers, orchestré par Ivan Jullien dans le style Rhythm'n'blues. Le premier super 45 tours, en juin, aligne 3 adaptations plaisantes: "C'est tellement bon"("I got a woman" de Ray Charles), "Je suis relax" (de Joe Tex), "J'ai connu des filles" (de J.Crutchfield) et un original de Willy & Pierre, "J'aimerais tant". Le second, en novembre, tout aussi intéressant offre 4 titres parolés par Willy Lewis, "Une femme", "Un soir à Londres", Oui, ça me plait" et "Pourquoi". Tous deux chez Decca.
Mais c'est plutôt dans la chanson pour lui-même que Pierre Vassiliu reste le plus actif car le public apprécie toujours le style bouffon qu'il a su créer. Pour l'été 1965, Decca édite un autre EP, toujours dans la même veine avec pour titre fort: "Alain-Aline" suivi de "La famille Tuyau de Poêle", "Les joyeux drilles" et "La boutique à tabac". Et, le 6 juillet, sa "Famille Tuyau de Poêle" est au menu de "quoi de neuf". Parrallèlement, Claude lelouch lui a demandé de composer la musique du film qu'il a tourné avec Jeanine Magnan, Pierre Barouh, Amidou, Jacques Portet et jean Pierre Kalfon, "Une fille et des fusils". Pierre relève le défit avec l'aide de Ivan Jullien et offre les thèmes de "Une fille et des fusils", "Martine", "les fusils", Enghien", générique fin", etc. sur un très rare super 45 tours et encore plus rare 33 tours. Du 9 au 27 octobre 1965, il retrouve la scène de l'Olympia avec Richard Anthony, Claude Ciari, Shawn Elliot, Guy Marchand et sandie Shaw. 1966 est indiscutablement son année, avec la sortie de "Ivanhoé" paru en décembre '65. Tout le monde ou presque connaît le début: "Voilà qu'j'arrive les potes, je vais mettre ma culotte, et endosser ma grosse cote, j'ai fini mon p'tit saume, je me passe du baume, je vais coiffer mon haume, les Sarazins go home, Ivanhoé" Toujours arrangé par Ivan Jullien, cette chanson qui est derechef un tube, propulse ad vitam eternam Pierre Vassiliu au panthéon des bouffons. Les autres titres " Le manège désanchanté", "l'affaire du sciècle" et "La famille fainéant" (adaptation d'un morceau de Joe tex) sont, comparativement, moins concluants. Le 4 janvier '66, Pierre Vassiliu chante "La famille Tuyau de Poêle" et "Dans le train" à "Calembredaines". Fort de son succès "Ivanhoé", le 9 avril, il est l'invité de "Music Hall de France". Et, le 18 juin, il interprète "La page d'écriture" à "C'est la vie quotidienne". Seulement voilà, après un gros hit, Decca en demande un autre! D'autant plus que ces derniers temps ses disques se vendaient moins. Mais, récidiver avec autant d'impact n'est pas aisé. Surtout que Pierre cherche à changer de style. Ce n'est pas du goût des dirigeants de son label. Change-t'on un cheval gagnant? Vassiliu plait dans ce registre. Il doit continuer! La mode est au Jerk, en juin 1966; il se fend d'un autre super 45 tours dans la foulée. Un titre vedette, assez cru et plutôt cynique s'en détache:
"La foire aux boudins" (Jerk Beurk).
Si l'on juge que la chanson de Dominique Walter "Les petits boudins" manque d'élégance, alors, écoutons bien les propos distillés cruement par Pierre Vassiliu: "Yé-yé, c'est la danse des gros boudins, rien dans la tête ou dans les mains, et quand elles secouent leur gagne-pain, elles balancent comme des radiateurs, Ya, ya, elles portent des robes au d'ssus du genou, des g'noux aussi marrant qu'la guerre, elles ont l'impression de danser le Cheurk, moi je me pose la question en vain, si ça s'rait pas plutôt le beurk, You-you". Paroles on ne peut plus dures, dues à un Pierre Vassiliu corrosif. On est porté à le croire. Outre "La foire aux boudins", avec Ivan Jullien, les ringard's et la participation de Nicole Croisille, les autres morceaux, "Le petit maçon de Mâcon", "Une chanson pour danser" et même "Ta ta tar" ont un côté plus fade. Il faut dire que la lassitude à gagné l'artiste et qu'il a d'autres idées dans sa besace. Encore faut-il lui faire confiance et le laisser décider par lui-même! Il en a assez qu'on pense pour lui et qu'on agisse à sa place. Alors, "La foire aux boudins" n'est-elle pas une réponse cinglante envers une direction qui manque d'horizon? Ce que ne comprend pas sa maison de disques. En décembre 1966, il sort néanmoins "la femme du capitaine" (et non pas du sergent) couplé à "C'est Bébère", "Bonjour madame" et "Sur la grève" qui est son chant du cygne. En mars '67, Pierre Vassiliu revient avec "Les minettes", autre thème à la mode après les boudins. "La pipe à papa", "Je n'ai jamais osé parler aux femmes" et "Qu'est-ce qu'on s'paye". Le 13 octobre Pierre Vassiliu est à "Bienvenue chez Guy Béart" avec Pierre barouh et Nicole Croisille. Et, en novembre, il délivre son dernier EP chez Decca
 avant de quitter le navire, couplant en guise de baroud d'honneur "Et ta soeur" à trois prénoms: "Ignace", Eléonore" et "Dudule". Néanmoins, en décembre '67, il signe encore la musique du film de jean Daniel Simon "La fille d'en face" arrangée par Roland Vincent et éditée en simple. En 1974, Pickwick éditera un 33 tours de ses anciennes chansons incluant seulement quelques titres du premier album. Entre ses enregistrements, Pierre Vassiliu aide sa femme Marie, qui dirige une boutique de mode à Saint germain des Prés. Parmi les clientes favorites, on note la présence d'Isabelle de Funès pour qui il écrit des Bossa Nova. A présent, Pierre vassiliu a tout le loisir de penser à son futur disque qui a tant consterné Decca et entraîne son départ de cette firme au profit de celle d'Eddie Barclay.
Une page se tourne, une nouvelle va commencer!
(Dominique Martin de la Cruz/JukeBox magazine 201)

07:00 Écrit par Saï-Saï | Commentaires (0) |  Facebook |

30/10/2009

"Je suis un pingouin" Pierre Vassiliu

"Je suis un pingouin" Pierre Vassiliu

07:45 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

29/10/2009

Michel Vassiliu

Sans être "people", je souhaite simplement, ici, rendre hommage au frère de Pierre: Michel Vassiliu:

michel vassiliu

Michel VASSILIU, Auteur -Compositeur, frère de Pierre Vassiliu, vécut les dernières années de sa vie à Loudun. Son répertoire est repris actuellement par le groupe Gevrey-Chambertin Quartet.(http://www.myspace.com/gevreychambertinquartet)
« Auteur et compositeur, Michel Vassiliu aurait dû devenir interprète de ses propres oeuvres si sa timidité, voire son immense discrétion, ne lui avait ôté le courage de monter sur scène. Mais l’histoire peut maintenant être racontée.
C’est par un après-midi ensoleillé que les 3 inséparables cousins (dont les deux frères, Michel et Pierre Vassiliu) jouent à la courte paille. Le hasard déterminera lequel des trois fera le chanteur. C’est Pierre qui gagne. C’est donc Pierre qui interprétera les chansons de Michel.
La suite des prénoms, « Armand », « Charlotte », « Alice », « Eugène », « Georgette », « Alain-Aline », ou de presque prénoms « Mon cousin », « Ma cousine »
…est un support épatant pour Michel.
Son plaisir à lui, c’est de se marrer quand il écrit.
En 1962, Michel a 27 ans. Il est salarié à la SDRM (Société des Droits de Reproduction Mécanique, une branchede la SACEM).A cette époque, il n’a pas le droit de déposer ses chansons en son nom propre. Il faut choisir entre être membre ou être salarié de la Sacem. Son choix est difficile, mais il décide de rester salarié. Il fait donc déclarer ses chansons par ses proches. Ainsi son nom n’apparaîtra jamais au dos des pochettes de disques. Le succès de Pierre est rapide et le disque (ARMAND 1962) se vend à 150 000 exemplaires. Ce qui le conduit à l’Olympia (consécration suprême) où ses talents d’interprète ne font pas l’ombre d’un doute.
Parmi quelques folies, il participe à l’écriture et la réalisation d’une plaisanterie « LA DANSE DES PETITS CHATS » qui est enregistrée sur la deuxième face de l’énorme succès « LA DANSE DES CANARDS« . Mais par un curieux hasard (que Michel avait du mal à s’expliquer) son nom parmi les auteurs du disque a été « oublié ». Néanmoins, Michel quitte son travail à la Sdrm. Ses occupations sont ses collaborations à « L’os à moelle« , journal loufoque par excellence créé par Pierre Dac, et les concerts qu’il donne de temps à autre. Mais son travail de musicien s’exerce essentiellement dans les pianos-bars de sa région. Au hasard des opportunités, en 1985, du côté de Fontainebleau, il rencontre Zoon et Léo. Avec quelques amis et un budget minimum, ils enregistrent un 33 tours vinyle (LIVE AU BIJOU BAR) où quelques titres de Michel sont repris.
On peut y entendre une des premières versions de « JOSETTE« .
Michel parlait de cette rencontre avec Zoon comme un souvenir extra d’une équipe de potes. Les sempiternelles et interminables soirées de bar à pianoter restent d’actualité pour Michel. Une de ces dernières tournées, dans un palace en Angleterre, finira par l’en dégoûter définitivement. Heureusement, c’est dans cette période de vache maigre que, pour la première fois, avec l’aide d’un ami, Michel travaille sa mise en scène. First class, il est vêtu d’un smoking et d’un chapeau haut de forme. Son piano à queue s’étale longuement devant lui, et chacun s’attend à voir un très sérieux spectacle de noble et stricte tenue. Le contraste entre cette première impression et le contenu des textes est très convainquant. Michel, à ce moment, est heureux sur scène, libéré du trac paralysant qu’il connaît si bien.
Pour le grand public, l’œuvre de Michel Vassiliu reste à découvrir. Et c’est ça la bonne nouvelle. Quelle réjouissance pour les générations à venir que de puiser dans ce répertoire unique en son genre. Loufoques et tendres, les chansons de Michel sont des petites histoires où se passent plein de choses plus incongrues les unes que les autres. Et même quand il ne se passe rien, notre imaginaire, emmené par les combinaisons des mots, nous embarque dans des sphères bizarroïdes qui nous sont à chacun personnelles. Cette moquerie pour soi même est l’élégance des rois. Michel fait de nous
tous des rois et des poètes coquins et joviaux.
Michel Vassiliu était un véritable artiste, toujours dans le doute. Toujours dans l’errance. Désintéressé et généreux. Généreux sur scène, jusqu’à se mettre en danger, il pouvait lui arriver de terminer son récital et, sous la pression des applaudissements, tout refaire, de la première à la dernière chanson. Et si, un certain 12 mars 1993, la grande faux ne l’avait pas stoppé net, sûr qu’il serait en train de refaire son set. »
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(extrait du site: http://www.loudun.net/?p=1772)

07:30 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

28/10/2009

Coupure de presse "Vassiliu 2003"

Coupure de presse datant de juin 2003:

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08:15 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

27/10/2009

Vassiliu '79

Superbe pochette que celle de cet album de 1979.
On y retrouve les titres suivants: Toute nue-Mamadou Anga-A boir-Mange pas les bras-Raggae vulgaire-
Izdecol-Encore un jour qui passe.
L"illustration de cet album est de Daniel Authouart (http://www.authouart.fr/index.html)
et s'intitule "Vassiliu Bokassa"

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09:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

26/10/2009

"Il était tard ce samedi soir..."

06:45 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |

25/10/2009

"Déménagement" Pierre Vassiliu

Certaines pochettes d'albums de Pierre Vassiliu sont de vrais bijoux. Celle-ci, entre autres. "Déménagement".
Avec les titres suivants:
L’oiseau-Je t’attends-Le métro Châtelet à 18 heures-La source-Charlie-Laisse-la tomber-Les banques-Pomme
Paroles et musiques de Pierre Vassiliu.
Cet album date de 1978. La photo est de Jean-Luc Lando.
On y retrouve Pierre, Clovis et Yoanna avec la compagne de Pierre, Laura.

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08:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (2) |  Facebook |

24/10/2009

à toi Marie

A toi Marie

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2009

Anniversaire de Pierre Vassiliu

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Pierre Vassiliu,
du côté d'Essaouira...:
"Allez, ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête
On s'arrange un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe, je m'fais digne, je suis un vrai gringo
On dirait un champignon sous un sombrero"

HEUREUX anniversaire Monsieur Vassiliu!

23 octobre

07:00 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (6) |  Facebook |

22/10/2009

Pauvre flic

"Pauvre flic" Pierre Vassiliu

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2009

Enfant roi

"Enfant roi" superbe chanson de Pierre Vassiliu

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2009

Chanson de Noël...version Vassiliu!

Au petit conservatoire de Mireille

07:01 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |

19/10/2009

Y'a plus d'justice (Pierre Vassiliu)

07:30 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

18/10/2009

Concert à Laseyne sur mer (Var)

Encore quelques photos prises par Nicky lors d'un concert
de Pierre Vassiliu dans le Var

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http://laseyne.info.free.fr

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

17/10/2009

"Les cacahuètes grillées (Pierre Vassiliu)

"Les cacahuètes grillées"
Pierre Vassiliu au petit conservatoire de Mireille

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (1) |  Facebook |

16/10/2009

Pierre Vassiliu, concert à Laseyne sur Mer (Var)

Photos prises par Nicky lors d'un concert
de Pierre Vassiliu à Laseyne sur Mer

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http://laseyne.info.free.fr

07:01 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2009

Vassiliu au Bataclan, en 1994

« La Vie ça va », Vassiliu au Bataclan en 1994
Chacune de ses apparitions sur une scène, peu importe laquelle, au Sénégal, aux Antilles, à Paris ou dans un coin du Lubéron, est une vraie fête. Vassiliu est non seulement un musicien hors pair, un parolier capable de nous émouvoir comme de nous faire rire aux larmes, il possède le vrai sens de la fête, de l’amitié partagées. Ses concerts sont des moments de complicité authentique avec le public, qui reprend en coeur ses chansons ou se contente de siffler la mélodie quand il a oublié les paroles. Cet éternel baroudeur a plus d’une chanson dans sa besace, et que l’on est toujours surpris de connaître ou reconnaître. Il faut dire que ce bonhomme n’est pas ce qu’on peut appeler un jeune premier et sa bouille de bon vivant, malgré de succinctes apparitions, nous est familière. Il faut dire qu’il exerce ce métier depuis plus de vingt ans, toujours présent là où on l’attend le moins. Vassiliu aurait pu se contenter d’une carrière facile, pépère, alignant les succès les uns après les autres : c’est mal connaître notre bonhomme qui ne mange pas de ce pain-là. Il a toujours marché aux coups de coeur, d’amitié et d’amour, et tant pis si la « mode » venait après ! Pendant une semaine, il est au Bataclan, avec ses plus anciennes chansons, réorchestrées pour la peine, et les plus récentes. Ambiance reggae-samba garantie ! Du 13 au 22 avril, au Bataclan, 50, bd Voltaire, Paris-11e. (Libé)

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14/10/2009

C'est chaud l'amour (Pierre Vassiliu)

Tu vois passer Deborah
 Tu vois passer Deborah
 Je te jure, tu n'en reviens pas
 Elle a un sourire
 Qui te fait mourir
 Et de la conversation
 Et de la conversation
 D'ailleurs j't'en parle pas
 D'ailleurs j't'en parle plus.
 Et si tu vois passer Boubou
 Si tu vois passer Boubou
 Je te jure, tu lui parles plous
 Il a des gros muscles
 Et la Deborah, quand il l'allume
 Il y perd des plumes.
 Oh, chaud, l'amour
 C'est chaud, l'amour
 Mais si tu vois, si tu vois passer Laura
 Si tu vois passer Laura
 Je te jure, tu t'en remets pas
 Mais attention à toi
 Te retourne pas
 Parce que ce qui bouge
 Qui tourne et qui parle
 T'enverra au ciel, t'enverra au ciel
 Compter les étoiles
 T'as vu ma carrure
 Fais pas de rature
 Parce que cette fille-là
 Elle est faite pour moi
 Bam ba la bam bam bam...
 C'est chaud, l'amour.

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06:45 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (3) |  Facebook |

13/10/2009

Interview lors de la tournée âge tendre & têtes de bois"

Interview réalisée après un concert "âge tendre et têtes de bois" en 2008

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12/10/2009

Le coureur Cycliste (Pierre Vassiliu)

12:01 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2009

Son mari, Pierre Vassiliu, fait la sieste...

Laura Vassiliu, céramiste et sculpteur a réalisé ce superbe bronze...un peu coquin, de son mari.
Retrouvez les oeuvres de Laura sur ces deux liens:
http://www.galerie-creation.com/artiste-laura-vassiliu-m-...
http://www.karodart.com/

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10/10/2009

Amour, Amitié (Pierre Vassiliu)


07:30 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2009

Vassiliu à Bernet en 1997

Coupure de presse de 1997 (...je crois)

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07:15 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

08/10/2009

Nuit Française (Pierre Vassiliu)


06:45 Écrit par Saï-Saï dans Amour | Commentaires (2) |  Facebook |

07/10/2009

All you need is Vassiliu

Fameuse affiche que celle de l'Olympia en 1964...avec un certain Pierre Vassiliu en première partie des Beatles!

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06/10/2009

Toucouleur (Pierre Vassiliu)

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05/10/2009

Coupure de presse "Vassiliu" 2008:

Coupure de presse février 2008 :
   
Le rêve d’un temps où le fric ne ferait plus la loi

« DANGEREUX, ces gens-là sont dangereux ». Le dernier titre de l'album de Pierre Vassiliu résume sa colère à l'égard des malades du pouvoir, des marchands d'armes, des médias qui bidonnent, des gouvernants qui leurrent les chômeurs… Il cogne sec, comme ça lui vient, et ajoute à l'adresse de l'auditeur : « C'est bien vous qui les armez, ces gens-là. » On est loin de l'image du dilettante gentiment j'm'en foutiste popularisée les médias. Il répète, sur les antennes des télés, qu'il se considère comme communiste et que cette société ne peut plus durer. « Un paysage affreux se met en place avec des millions de chômeurs démunis, un tiers-monde affamé et des rapports humains dévastés. Cela ne peut finir que par une explosion », explique-t-il. Le sourire revient : « Comment croire qu'il n'y a pas d'argent dans ce pays, alors qu'un Français vient de racheter le domaine de Château-Latour ? Il faut un sacré paquet de billets pour s'offrir un des meilleurs bordeaux. »

« Je suis toujours étonné de voir comment nous pouvons tous avoir l'esprit annihilé par des idées auxquelles on ne croit pas ou plus. Et pourtant nous nous laissons faire. Voyez les élections : si tout le monde s'unissait, tous ces personnages à l'égard desquels nous n'avons plus d'illusions seraient balayés. Les seuls qui soient lucides aujourd'hui et méfiants à l'égard du pouvoir, ce sont les communistes. Et ils font le choix de la fraternité. » A vue d'oeil, cette valeur compte au yeux du chanteur. « Je rêve d'un temps d'échanges où le fric ne ferait pas la loi. »

De là, sans doute, la méfiance qu'il éprouve à l'égard du show-biz, et les distances qu'il sait garder. En partant par exemple cinq ans au Sénégal, ouvrant un bar-restaurant à Dakar puis un autre dans la brousse, où venaient jouer au débotté ses amis : Youssou N'Dour, Touré Kunda, Ismaël Lo… « Ma vie est une grande improvisation. » Pierre Vassiliu vit désormais dans une ferme gersoise, entre ses vins, son piano et un vieux tracteur des années soixante. « Je tiens à préserver une véritable vie de famille. A quinze ans, j'étais à la rue. Je ne veux pas que mes enfants connaissent cela. Laura, ma femme, a vécu en Hollande dans un milieu harmonieux. Elle m'a appris la vie véritable. »

Durant sept ans, aucun disque de Vassiliu. Eloge de la paresse ? « Pas du tout. En deux ans, j'ai proposé huit maquettes de disque aux grandes maisons. Elle ne m'ont même pas répondu. C'est un des seuls moments où j'ai perdu confiance. Je me suis dit : « T'es un has been. » Et puis, finalement, me voilà avec douze nouveaux titres, et un album que je considère comme le plus abouti. Là, je n'ai pas terminé mes chansons sur le coin d'un bar. Elles sont achevées. Si elles ne plaisent pas, je n'ai aucune excuse : c'est moi ! »

Résultat : un « album de variétés variées », où les thèmes et les tonalités musicales se succèdent, donnant un cocktail dynamique où l'humour et l'amour dominent. « La vie, ça va » confirme que Pierre Vassiliu figure bien parmi les meilleurs musiciens français et qu'il a su travailler le reggae, les rythmes afros et latinos, au profit d'un son bien à lui, qui n'a pas oublié le goût du rock qui lui valait d'ouvrir le concert des Beatles à l'Olympia en 1964. Ses années africaines ont teinté les titres de leur tempo, et particulièrement une douce et vive chanson dédiée à sa fille, « Léna ». « J'y ai trouvé des gens tellement gentils, chaleureux que je n'ai pas voulu vivre là-bas comme le millionnaire qu'y est tout de suite un Européen quelconque. Je me suis même fait initier au vaudou : drôlement impressionnant. »

Entouré d'une équipe qui a « un feeling formidable », il se prépare à en faire une véritable fête (« bouffe comprise »). On peut lui faire confiance, c'est un spécialiste…

CD de Pierre Vassiliu, « La vie, ça va », chez Polygram. (1993)

PATRICK APEL-MULLER.

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07:01 Écrit par Saï-Saï dans Général | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2009

"Spiderman" Pierre Vassiliu

07:45 Écrit par Saï-Saï dans Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2009

Coupure de presse sur Pierre vassiliu

Coupure de presse ancienne:

« La Vie ça va »
Chacune de ses apparitions sur une scène, peu importe laquelle, au Sénégal, aux Antilles, à Paris ou dans un coin du Lubéron, est une vraie fête. Vassiliu est non seulement un musicien hors pair, un parolier capable de nous émouvoir comme de nous faire rire aux larmes, il possède le vrai sens de la fête, de l’amitié partagées. Ses concerts sont des moments de complicité authentique avec le public, qui reprend en coeur ses chansons ou se contente de siffler la mélodie quand il a oublié les paroles. Cet éternel baroudeur a plus d’une chanson dans sa besace, et que l’on est toujours surpris de connaître ou reconnaître. Il faut dire que ce bonhomme n’est pas ce qu’on peut appeler un jeune premier et sa bouille de bon vivant, malgré de succinctes apparitions, nous est familière. Il faut dire qu’il exerce ce métier depuis plus de vingt ans, toujours présent là où on l’attend le moins. Vassiliu aurait pu se contenter d’une carrière facile, pépère, alignant les succès les uns après les autres : c’est mal connaître notre bonhomme qui ne mange pas de ce pain-là. Il a toujours marché aux coups de coeur, d’amitié et d’amour, et tant pis si la « mode » venait après !

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07:15 Écrit par Saï-Saï | Commentaires (0) |  Facebook |

02/10/2009

"Armand" c'était un pauv' gars...au petit conservatoire de Mireille

07:00 Écrit par Saï-Saï dans Drôle | Commentaires (0) |  Facebook |