18/08/2014

Même les nécros sont dangereuses...

Malgré les conneries débitées, les résumés débiles, les omissions scandaleuses, les légèretés d'amateurs, les erreurs d'imbéciles et autres nécrophagies douteuses ou opportunistes, quelques phrases ont réellement rendu hommage à Pierre...qui, de toute façon, n'en a jamais rien eu à cirer!

"Complètement toqué ce mec-là"...
Une moustache, un œil qui sourit et un tube - "Qui c'est celui-là ?" - qui ne doit pas faire oublier la pierre originale qu'il a apportée à l'édifice de la chanson française, et qu'il a dotée d'accents de l'hémisphère sud
"Nous garderons le souvenir d’un artiste aux mots et aux airs ébouriffants, à l'autodérision généreuse, et à la curiosité tournée vers le monde et singulièrement l'Afrique et son Sénégal", a réagi la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.
Le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache, qui a débuté à la fin des années 50 dans les cabarets parisiens, a signé bien d'autres chansons, alternant textes humoristiques, anti-militaristes ou plus poétiques.
Certaines de ses chansons "donnent envie de partir en vol-vacances sans emporter de montre, ni de téléphone et d'autres sont d'une audace formelle et textuelle fascinante", résume pour l'AFP le journaliste musical Bertrand Dicale.
Son premier disque "Armand", sorti en 1962, lui vaut de faire la première partie des Beatles à l'Olympia. Suivront "La femme du sergent" ("qui pour gagner beaucoup d'argent levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là...."), "Dans ma maison d'amour", "Marie en Provence", "Amour Amitié" ou encore "Les grillons".
Sons d'Afrique et d'Amérique du Sud
Il apportera ensuite à la chanson française des rythmes et des sonorités d'Afrique (dans son album "La vie ça va") et d'Amérique du Sud ("Attends"), rencontrés lors de ses nombreux voyages, sa grande passion.
D'ailleurs, il s'installera au Sénégal de 1985 à 1989 avec sa femme et ses enfants, y ouvrant un club de jazz à Dakar et un restaurant en brousse.
"Il a fait des chansons extrêmement influentes, même si le public ne les reconnaît pas forcément comme telles", souligne Bertrand Dicale.
"Albin de la Simone reprend Amour Amitié sur son premier album en 2003. Bertrand Burgalat ou Daniel Darc révèrent la chanson Film. Et Daniel m'avait d'ailleurs dit que c'est cette chanson qui lui avait donné envie de faire du talk over (parlé-chanté, NDLR), beaucoup plus que toute l'oeuvre de Serge Gainsbourg", ajoute-t-il.
Amour Amitié est également reconnu par Yves Duteil comme "l'une des plus belles chansons du répertoire français". "Encore aujourd'hui, quand on sort les guitares des étuis, c'est cette chanson là d'abord qui me vient", a raconté le chanteur sur BFMTV, se souvenant également d'un concert de Vassiliu avec un buffet de victuailles sur la scène pour le public.
"La musique était avec lui un peu un repas improvisé", a-t-il dit, tout en rendant hommage à un "homme de partage" et un artiste "atypique", qui avait commencé comme jockey, avait ouvert un restaurant dans le Gers et une salle de concert à Apt (Vaucluse).
Après son escapade africaine, Pierre Vassiliu avait enregistré 4 albums dont le dernier en 2003 "Pierres précieuses".
La date des obsèques de Pierre Vassiliu n'était pas encore connue dimanche. (ce sera mercredi) "Par contre, on a envie de faire une belle fête pour tous les gens qui l'ont aimé, admiré", a dit la fille de Pierre Vassiliu.
AFP

Le maire de Sète salue Pierre Vassiliu
La disparition de Pierre Vassiliu, qui avait élu domicile à Sète depuis quelques années, est une grande perte pour la chanson française. Si la maladie l'avait progressivement éloigné de la scène et n'a pas permis de voir naître de grand projet artistique entre cet auteur compositeur de talent et sa ville d'adoption, son influence sur des générations d'artistes n'en est pas moins déterminante, comme le montre notamment le respect que lui vouent nombre de jeunes interprètes programmés dans le cadre du Festival Fernande, dont certains l'avaient interprété ou appelé à leur côté sur la scène du théâtre de la mer. Loin de se résumer à la bien connue "qui c'est celui là ?", l'oeuvre de Vassiliu, digne héritier de Brassens qui n'était pas pour rien dans son choix de Sète, est d'une richesse qui sera forcément redécouverte. De l'homme, qui résidait jusqu'à récemment non loin de mon domicile, je retiendrai une personnalité sensible et curieuse, toujours disponible lorsqu'on le sollicitait et dont on ressentait la riche expérience. Par le lien qu'avait tissé avec notre territoire ce citoyen du monde après de multiples expériences de vie, Mèze et le festival de Thau puis Sète, il s'ajoute à la lignée des grands artistes sétois qui font notre fierté. A sa famille et ses nombreux amis touchés par cette grande perte, j'adresse au nom de la municipalité mes sincères condoléances.
François Commeinhes, Maire de Sète, président de la communauté d'agglomération du Bassin de Thau

Pierre Vassiliu, entre amour, humour et appétit de la vie
Le chanteur décédé le 17 août des suites d’une maladie de Parkinson connut un succès immense en 1973 avec le tube « Qui c’est celui-là ». Mais sa discographie et sa vie recèlent bien d’autres richesses.
 « À ma femme, mes enfants, le chien, la tondeuse, le loup à la croûte en sel et le vin blanc du Languedoc. Pierre, papa tranquille… Bobodioulasso (Burkina Faso), 2005. » C’est par cette tendre dédicace rédigée comme un poème que s’ouvrait, il y a neuf ans, l’autobiographie de Pierre Vassiliu parue aux éditions N°1, évidemment intitulé Qui c’est celui-là??
L’amour de sa famille, de la cuisine généreuse et de l’Afrique, l’humour, le sens de la convivialité… En deux mots, l’appétit de la vie. Comme un résumé de tout ce qui animait le chanteur bon vivant, auteur dès 1970 d’un premier 33 tours, « Amour amitié », au titre évocateur - une de ses plus belles chansons par ailleurs.
« Entre Boby Lapointe et Brassens »
L’homme habitait au bord de l’étang de Thau, dans un village « entre Boby Lapointe et Brassens ». Il est décédé à Sète, au matin du 17 août, des suites d’une maladie de Parkinson contracté il y a huit ans. Il avait 76 ans.?
 Qui c’est celui-là???, sur un air brésilien de Chico Buarque, révéla à beaucoup ce troubadour à la moustache gauloise en 1973 dont le disque, alors, se vendit à plus de 300 000 exemplaires en quelques mois. Mais celui dont la prime enfance se déroula pendant la guerre, dans la maison familiale de Sucy en Brie non loin des bombardements de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, n’en était pas à ses premiers pas dans la chanson.
Sans bacchantes et l’œil malicieux
Pierre Vassiliu se fait en réalité connaître dès 1962: ancien jockey, tout jeune et truculent auteur-compositeur interprète, il est alors un élève prometteur du « Petit conservatoire » de Mireille (« Articulez, Monsieur Vassiliu, articulez?! »), encore sans bacchantes mais déjà l’œil malicieux et la parole faite pour rire.
La même année sort déjà son premier disque, un 45 tours « quatre titres » qui comprend notamment l’entraînant  « Armand »  et « La femme du sergent », écrite quelques années plus tôt pendant sa mobilisation en Algérie, qu’il diffuse alors dans les villages qu’il traverse grâce à des haut-parleurs prévus pour relayer le message de la France…
La plaisanterie lui vaut un mois de trou. Et en 1962, la radio censure aussi la pochade antimilitariste. Il n ’empêche ?: Pierre Vassiliu fait (avec d’autres) la première partie des Beatles à l’Olympia. Un joli tremplin?!
Le parrainage de Georges Brassens
Néanmoins, cette première galette de vinyle obtient plus qu’un succès d’estime, et pour Pierre Vassiliu la récompense suprême?: le parrainage de Georges Brassens?lui-même?: « Qu’il est rare de trouver au coin d’un sillon un artiste qui ne se prend pas au sérieux, et ne se gêne pas pour être poète », écrit, au dos de la pochette, le Sétois, idole de toujours.
Suivront ses années de chansons tendres et surtout grivoises (« Charlotte », « Ma cousine »…), et de cabaret rive gauche, notamment au Cheval d’or, à La Colombe, à l’Échelle de Jacob, et à l’Écluse où il croise – et admire – la chanteuse Barbara. Il multiplie aussi les expériences de composition pour le cinéma, et de doublage pour la publicité ou pour le dessin animé de Walt Disney Robin des Bois, en 1973, année de « Qui c’est celui-là » et de l’album Attends, magnifique, qui compte plusieurs authentiques bijoux chantés?: « Ma maison d’amour » ou « J’ai trouvé un journal dans le hall d’un aéroport », notamment.
Il ouvre un bar à Dakar
Jamais plus Pierre Vassiliu ne sortira un album au succès aussi retentissant, même si les amateurs de ses chansons ont régulièrement rendez-vous avec lui?: en 1975 avec le 33 tours Voyage, en 1981 avec Le Cadeau. L’insuccès le décide à aller voir ailleurs. Il ouvre notamment un restaurant dans le Gers, et une salle de concert à Apt, dans le Vaucluse. Et il voyage.
Inlassable arpenteur de la planète, loin de courir après la renommée, il décide au contraire en 1984 de se faire oublier un temps et d’aller planter sa cabane à Dakar, où sa fille Léna voit le jour en 1985. Durant trois ans, grâce à un beau sens du système D, il y tient un bar avec club de jazz, sur la scène duquel il pousse lui-même parfois la chansonnette. Il ouvre aussi un restaurant en brousse, en Casamance.
En 1987, il redonne ainsi des nouvelles, par disque interposé, avec l’album « Toucouleur ». Suivront encore le très plaisant  « La vie ça va » , en 1993, et « Parler aux anges », en 1998… Autant de titres à redécouvrir, qui disent la capacité de cet artiste, qui sut accumuler et cultiver les petits et grands bonheurs de l’existence.
JEAN-YVES DANA

Vassiliu : mort d'un chic type

"Qui c'est, celui-là ?" avait connu le succès en 1973. Mais cet artiste atypique mort dimanche à 76 ans laisse bien d'autres chansons marquantes.
Une belle moustache bien gauloise, un oeil qui sourit et un tube - "Qui c'est, celui-là ?" - qui ne doit pas faire oublier la pierre originale qu'il a apportée à l'édifice de la chanson française
Le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache, qui a débuté à la fin des années 50 dans les cabarets parisiens, a signé bien d'autres chansons, alternant textes humoristiques, antimilitaristes ou plus poétiques. Certaines de ses chansons "donnent envie de partir en vol-vacances sans emporter de montre ni de téléphone, et d'autres sont d'une audace formelle et textuelle fascinante", résume pour l'AFP le journaliste musical Bertrand Dicale. Son premier disque Armand, sorti en 1962, lui vaut de faire la première partie des Beatles à l'Olympia. Suivront "La Femme du sergent" ("qui pour gagner beaucoup d'argent levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là...."), "Dans ma maison d'amour", "Marie en Provence", "Amour Amitié" ou encore "Les rillons".
Des sons d'Afrique et d'Amérique du Sud
Il apportera ensuite à la chanson française des rythmes et des sonorités d'Afrique (dans son album La vie, ça va) et d'Amérique du Sud ("Attends"), rencontrés lors de ses nombreux voyages, sa grande passion. D'ailleurs, il s'installera au Sénégal de 1985 à 1989 avec sa femme et ses enfants, y ouvrant un club de jazz à Dakar et un restaurant en brousse. "Il a fait des chansons extrêmement influentes, même si le public ne les reconnaît pas forcément comme telles", souligne Bertrand Dicale. "Albin de la Simone reprend "Amour, Amitié" sur son premier album en 2003. Bertrand Burgalat ou Daniel Darc révèrent de la chanson "Film". Et Daniel m'avait d'ailleurs dit que c'est cette chanson qui lui avait donné envie de faire du talk over [parlé-chanté, NDLR], beaucoup plus que toute l'oeuvre de Serge Gainsbourg", ajoute-t-il.
"Amour, Amitié" est également reconnu par Yves Duteil comme étant "l'une des plus belles chansons du répertoire français". "Encore aujourd'hui, quand on sort les guitares des étuis, c'est cette chanson-là d'abord qui me vient", a raconté le chanteur sur BFM TV, se souvenant également d'un concert de Vassiliu avec un buffet de victuailles sur la scène pour le public. "La musique était avec lui un peu un repas improvisé", a-t-il dit, tout en rendant hommage à un "homme de partage" et à un artiste "atypique", qui avait commencé comme jockey, avait ouvert un restaurant dans le Gers et une salle de concert à Apt (Vaucluse).
Après son escapade africaine, Pierre Vassiliu avait enregistré quatre albums, dont le dernier en 2003 Pierres précieuses. Après les obsèques (ce mercredi) on a envie de faire une belle fête pour tous les gens qui l'ont aimé, admiré", a assuré la fille de Pierre Vassiliu.
Lepoint.fr

Pierre Vassiliu

17:50 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Tiens c'est drole que Duteil parle de cette distribution de victuailles sur scene , c'etait nous les cacahuetes avec l'accord en coulisse de Laura , nous sommes montés pendant le rappel avec un buffet de charcuterie servi sur le corps nu d'un de nos acteurs , pierre a eu la surprise autant que le public et c'était si mes souvenirs sont bons à la fête de la Marseillaise à Avignon ile de la barthelasse. Beau souvenir pour nous. Que Pierre repose en paix . Pascal

Écrit par : pascal cacahuete | 18/08/2014

Répondre à ce commentaire

N'ayant pas écouté la radio ni la télé ces derniers jours c'est par le biais de FB que je viens d'apprendre le décès de PIERRE VASSILIU ! Je tiens à témoigner mes sincères condoléances à toute sa famille et à ses filles ! Je tiens à dire que j'ai beaucoup aimé et que j'aimerai encore longtemps ce bel et grand Artiste qui a su me faire sourire des choses graves de la vie ! J'aimais son humour, sa délicatesse, sa tendresse, l'Amour dont il témoignait dans ses chansons ! J'écoutais pas plus tard qu'hier au soir, pour la énième fois et toujours avec délice, "Pierres précieuses" pour le faire connaître à une Amie de lycée retrouvée récemment ! Elle a été conquise par le Poète PIERRE et s'est empressée de me demander de lui prêter le double album !!!!
Partout ou j'irai je ne manquerai pas de vous faire vibrer à l'oreille des gens PIERRE, je vous le promets vous resterez dans nos mémoires et plus encore dans notre cœur ! Louis chante que l'"On ne dit jamais assez aux gens qu'on les aime" alors moi je vous le dis : JE VOUS AIME !

Écrit par : DELENNE Sylvie | 18/08/2014

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.