21/08/2014

Désolé...

Comme il est désolant qu'il nous ait quitté.

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Sa voix de velours accompagnait à merveille son insolence. Il n'était plus guère à la mode, hélas, peut-être parce que la conjugaison de l'ouverture aux autres et de la gauloiserie déconcertait. Mais c'est précisément cette alliance qui le distinguait des conformistes. Avec cela cette tendresse, un esprit libertaire sans ostentation, cette façon de jamais ne se prendre au sérieux. 
Plusieurs époques chez le chanteur, comme chez un peintre: une révolte contre les guerres de décolonisation, la douceur des années 68-74, un amour de l'Afrique, enfin l'évocation des enfants.
Résumé qui mériterait bien des nuances, mais on ne veut pas lasser. Simplement stimuler la découverte, au-delà de quelques succès, de chansons douces et considérables.
ContribMediapart

11:38 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

Chapeau!

Qui c’est celui-là ? Vassiliu, un type qui aimait les gens

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A peine trois jours après sa disparition, ses amis entrouvrent la porte de leur armoire aux souvenirs. Son preneur de son, le chanteur Christian Delagrange ou son ami chauffeur parlent d’un homme chaleureux, tranquille qui ne courait pas après la notoriété.
Mark Darvers a été le preneur de son du dernier disque de Pierre Vassiliu. C’était en 2001. Il avait travaillé avec lui après que Pierre ait quitté le Sénégal où il avait vécu de 1985 à 1989. S’il était très attaché à l’Afrique, il l’était encore plus à Mèze, son petit coin de l’Hérault.
Christian Delagrange, énorme chanteur à succès des années 70, lui aussi installé à Mèze, raconte comment Pierre a tenu à ce qu’il enregistre avec lui un duo. Il raconte comment Vassiliu avait distribué les rôles de l’un et de l’autre.
Bouleversé par la disparition du chanteur, Alain Bray, qui fut son chauffeur sur la dernière tournée d’"Age tendre" à laquelle Vassiliu a participé, se souvient, la voix troublée par l’émotion, que son ami aimait profondément les gens.
C’est sans doute cette simplicité associée à un humour décapant et distancié que retiendront ceux qui, célèbres ou parfaits anonymes, ont eu la chance de le côtoyer un jour.
Dominique Langard/FRTVINFO

11:35 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

Bel hommage!

Pierre Vassiliu : crash d’un OVNI

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Les textes de ce glandeur professionnel avaient toute la couleur d'un temps planant.
Vassiliu, un des derniers OVNI des années 1970, vient de se crasher en tremblotant, très loin là-bas, sur la planète Parkinson. Le vaisseau moustachu était une parcelle météoritique d’insouciance, un métal rare fait de bonheur et de mots scintillants. La carlingue était certes cabossée, mais dans tous les Roswell de la chanson française, aucun flic n’avait réussi à lui filer un coup de matraque.
Mon premier contact avec l’extra-terrestre remonte à une série grisâtre et douce-amère des années 80 : « Pause-café » avec Véronique Jannot. Il y avait un poster de Vassiliu dans un bureau de l’établissement où la conseillère d’orientation humaniste frayait déjà dans la galère des années Mitterrand. Vassiliu : le nom sonnait bizarre, roumain en somme. Et l’affiche très seventies ; surannée à peine morte. Au moment où je regardais ces épisodes cafardeux, l’artiste était déjà enfermé à double tour dans une ère d’insouciance déjà révolue.
Pierrot avait aluni un beau jour des sixties avec un drôle de tube métallique coincé dans les narines : « Armand », l’histoire d’un gosse poisseux à souhait. C’était un coup de semonce venu de la Belle Époque des chansonniers noirs et joyeux, dont les paroles glauques et marrantes inondaient alors les troquets. Armand gênait un peu aux entournures le délice des Trente Glorieuses. Décalé, le sourire narquois se foutant bien de la gueule du progrès, Vassiliu enchaîna donc les tournées mais le succès sembla le traverser comme une passoire. Un Christ dont les clous n’auraient pas tenu.
Peu importait : les textes de ce glandeur professionnel avaient toute la couleur d’un temps planant. On citera évidemment la chanson-alien « Qui c’est celui-là » (1973), adaptée de l’immense Brésilien Chico Buarque. Les ventes furent stratosphériques : 300.000 exemplaires en quelques semaines !
Tout en haut dans les étoiles, à l’abri du besoin, Pierre Vassiliu pouvait continuer de fuser, matant tranquillement l’océan bleu des tristesses contemporaines.
Dans sa bluette porno « En vadrouille à Montpellier » (1974), qui conte une soirée en boîte de nuit et un slow avec une gamine, ses phrases respirent la fumette, dans un mélange de sueur et de semence à venir. Une sorte de Gainsbarre avant l’heure, en moins sérieux…
L’OVNI Vassiliu chargeait ses réacteurs dans une gauche foutage de gueule, anarchisme rigolard bien illustré par « La Femme du sergent », qui cancanait sur l’Empire défunt et les infidélités de madame. L’astre enfin perdit de sa lumière, pointa à l’ANPE de la variété. Il y eu des reggaes au fur et à mesure que s’éloignait la vitesse de la lumière. Le moralisme sans joie finit même par frapper le troubadour (écoutez le très vide « Dangereux »).
L’insouciance, assassinée depuis longtemps, rappela à elle Pierrot. Pas d’inquiétude : Boby Lapointe lui fera sûrement une belle place à ses côtés !
Bld Voltaire

11:33 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

20/08/2014

Hommage du Ficanas

Pierre Vassiliu, la disparition d’un poète anarchiste.

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Il vient de nous quitter à 76 ans. Il reste dans les mémoires pour son adaptation de la chanson de Chico Buarque « Qui c’est celui-là », mais on se rappelle trop peu souvent du poète qui obtiendra un immense succès en ciselant ses textes avec des mots simples qui créent une ambiance très particulière.
Pas vraiment à la recherche du grand succès, il préférait être apprécié par son public, même dans des cadres intimistes, et n’hésitait pas à se livrer totalement avec sa guitare. Mais on oublie l’anarchiste.
Il est rare que je narre des anecdotes personnelles, mais le souvenir que j’en ai gardé est intense. J’étais le président du Kiwanis International Nice-Côte d’Azur en création qui, ce soir là, recevait son certificat d’habilitation. Le club service se devait d’inviter les personnalités de sa commune à diner, en l’occurrence le maire et certains de ses adjoints. C’était Jacques Médecin. J’avais choisi la Pignata à Fabron à l’époque où il y avait encore les vachettes qui inspirèrent Intervilles. La vedette quasi permanente était François Deguelt mais je souhaitais que l’on change un peu et on me proposa Pierre Vassiliu.
Ce dernier, bien alcoolisé, se rendant compte de la qualité du public et de la présence de Jacques Médecin, entreprit, pour au moins la moitié de son spectacle, de caricaturer Giscard d’Estaing et son gouvernement au pouvoir en ce temps-là. Médecin riait réellement de bon cœur, mais ce n’était pas le cas de ses adjoints, effarés, guettant ses réactions avant même d’oser applaudir. Les courtisans n’osaient plus s’exprimer, pourtant l’un d’entre eux sera maire de Nice…
Christian Gallo - © Le Ficanas ®

23:06 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

La république reconnaissante...

Hommage d’Aurélie Filippetti à Pierre Vassiliu

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Pierre Vassiliu vient de nous quitter.
Sa voix a charmé la France dès ses débuts où il chantait Brassens. Ses compositions - chansons bien sûr mais aussi musiques de films - ont vite séduit le public sur une large palette de thèmes et de tons, bousculant son époque ou s’en détachant avec amusement.
Des titres comme Armand, La femme du sergent, Ivanhoé, J’ai trouvé un journal dans le hall d’un aéroport, ou Qui c’est celui là, sont gravés dans nos mémoires. Et nous garderons le souvenir d’un artiste aux mots et aux airs ébouriffants, à l’autodérision généreuse, et à la curiosité tournée vers le monde et singulièrement l’Afrique et son Sénégal.
J’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.
Aurélie Filippetti, Ministre de la culture/France

23:04 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

Hommage...

Lettre d'Alain Million, président de l'association "La Vie En Marche"
(www.vie-en-marche.org), reçue le mercredi 20 août 2014

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22:03 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

"Le Monde"...de Pierre Vassiliu

Pierre Vassiliu, c’était celui-là

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Une chanson peut marquer une vie. Parce qu'on l'a dansée avec son amour d'un jour ou de toujours, ou, pour un artiste, parce qu'elle aura définitivement signé son identité. Ce fut le cas pour Pierre Vassiliu, l'interprète de Qui c'est celui-là ?, incunable de la chanson française cool, paru en 1973. A cette époque, le moustachu rigolo, anar et impertinent a déjà dix ans de carrière derrière lui. Il est auteur-compositeur, mais à cette occasion, il traduit en français un titre de Chico Buarque, Partido Alto. Le poète et chanteur brésilien avait eu maille à partir avec la censure militaire, parce qu'il se moquait des préjugés exprimés contre le Noir pauvre et paresseux, à qui il attribuait un grand talent à fuir la police en courant.
Sous couvert de drôlerie, Vassiliu avait respecté la philosophie de l'original. « Qu'est-ce qu'i'fait ? Qu'est-ce qu'il a ? Qui c'est celui-là ? Complètement toqué ce mec-là ! Complètement gaga… Il a une drôle de tête ce type-là ! Qu'est-ce qu'i fait ? Qu'est-ce qu'il a ?… Ça s'passera pas comme ça. Qu'est-ce qu'i fait ?... On va pas s'laisser faire les gars. Non mais ça va pas mon p'tit gars ! On va le mettre en prison ce type-là, s'il continue comme ça… » La chanson lui allait comme un gant.
« Pierre Vassiliu a inventé un ton »
Ses chansons n'étaient pas toujours très catholiques. Ce qui n'empêchait pas l'une des plus belles d'entre elles, Le vent souffle où il veut et quand il veut, de citer L'Evangile selon saint Jean. L'œuvre de Pierre Vassiliu, décédé dimanche 17 août à l'âge de 76 ans, a prospéré ainsi sur le paysage de la chanson française, comme une brise fraîche et discrète, inspirant au fil des saisons de nouveaux apôtres et convertis.
Las des divinités trop célébrées – sempiternels Gainsbourg-Brel-Brassens-Ferré –, les chanteurs apparus à la fin des années 1990 et au début des années 2000 se sont cherchés des idoles moins encombrantes. Aux côtés de Dick Annegarn, Christophe ou Gérard Manset, Pierre Vassiliu fait partie de ces aînés qui ont reçu l'onction des jeunes générations.
Les caresses de son chanté-parlé leur parlent, les enchantent. Ses manières de goujat doux et jovial, sa musicalité voyageuse leur évoquent l'alizé qui, dans les années 1970, autour d'Alain Cavalier, Jacques Rozier ou Bertrand Blier, a libéré le cinéma français de ses pesanteurs. Avec, toujours, spleen et saudade qui guettent au coin des refrains. Pour LeMonde.fr, sept chanteurs d'aujourd'hui saluent saint Vassiliu, drôle de Dieu en slip léopard qui, sous sa moustache chafouine, sifflotait des airs de chérubin.

LBIN DE LA SIMONE : « CE QU'IL SAVAIT FAIRE DE MIEUX, AMUSER ET ÉMOUVOIR »
Multi-instrumentiste recherché pour ses trouvailles sonores sur le tôt, et chanteur sur le tard, Albin de la Simone est l'auteur de quatre albums de qualité croissante. Sur le premier d'entre eux, en 2003, il reprenait l'un des plus touchants morceaux de Pierre Vassiliu, Amour, amitié.
« Pianiste, j'accompagnais Clara Finster en première partie de Pierre pendant une semaine, au Bataclan, il y a une vingtaine d'années. Il faisait un concert plutôt riche avec lumières, super musiciens, choristes... Et chaque soir, il prenait un petit quart d'heure, seul à la guitare, pour faire en toute intimité ce qu'il savait faire de mieux : amuser et émouvoir. Il enchaînait par dessus la jambe des versions aussi drôles que bâclées de Ma cousine, mon cousin ou Armand, pour finir par Amour, amitié, d'une fragilité bouleversante. Chaque soir, je restais à son concert jusqu'à Amour, amitié que j'écoutais transi. Je suis bouleversé par cette chanson, si forte, et son interprétation à lui, si humble et sensible, à la façon des grands chanteurs brésiliens qu'il a contribué à nous faire connaître. Ce moment dans ma vie de débutant est inscrit comme repère. Un modèle. »

BERTRAND BURGALAT : « ENTRE CLAUDE NOUGARO ET KEVIN AYERS »
Chanteur, compositeur, producteur, arrangeur et animateur télé, Bertrand Burgalat a fondé le label Tricatel en 1995. Il y a publié certains albums sous son nom, avec un renom certain.
« Des chansons comme Film, Dans ma maison d'amour ou J'ai trouvé un journal dans le hall de l'aéroport n'ont jamais cessé de m'éblouir. Les textes sont poignants, mélange d'hédonisme et de tristesse, la musique solaire. Dans ma géographie musicale, je le situerais entre Claude Nougaro et Kevin Ayers. Enfant, je voyais la chanson comme quelque chose de superficiel (les chanteurs en chemise de satin qui passaient dans les émissions des Carpentier) ou austère (Brel, Brassens et ceux qui passaient au « Grand Echiquier »). Quand Vassiliu est apparu le samedi soir avec Qui c'est celui-là, j'ai commencé à comprendre que les choses étaient plus subtiles. »

ARNAUD FLEURENT-DIDIER : « DANS TA TÊTE DE PIERRE, ÇA CHANTAIT TOUT SEUL »
Fondateur du label-boutique French Touche au début des années 2000, Arnaud Fleurent-Didier est l'auteur de plusieurs albums remarqués, dont La Reproduction (2010). Lors de la tournée qui a suivi ce disque, il a repris En vadrouille à Montpellier, de Pierre Vassiliu, qu'il a fait monter sur scène, en 2011, pour l'une de ses dernières apparitions publiques. A l'annonce de son décès, il nous a fait parvenir ces mots.
« Dans ta tête de Pierre la vie était belle, ça c'est sûr / Quand l'hiver était rude, dans la Cigale ou dans le sud / Dans ta tête de Pierre ça chantait tout seul / La musique et les femmes étaient belles et les blagues et les larmes, naturelles / Dans ma tête de pierres tout est rendu plus joli / Par ton rire de Tarzan et ta mélancolie »

FLÓP : « UN GAULOIS TROPICALISTE »
Depuis la fin des années 1990, Francisco López signe, sous le nom de Flóp, des chansons qui font du bien. C'est d'ailleurs ainsi que s'appelle le label qu'il a créé, au milieu des années 2000, aux côtés de Tante Hortense, French et quelques autres : Les Disques Bien.
« J'aime bien Vassiliu parce qu'il a inventé un ton. Il a continué la chanson fantaisiste que j'affectionne tout en la rendant moins humoristique, plus musicale et métissée. Le ton qu'il a trouvé est non-poétique, non-comique, sans crainte de la mièvrerie, de la trivialité ou du ridicule. Ça lui a permis d'exprimer des choses très inhabituelles en chanson. Je pense par exemple à l'incroyable ''Pourquoi ?'' sur Amour, amitié. Il incarne aussi une forme de gauloiserie dont la limite gauche est Ricet Barrier et la droite Carlos. Mais c'est un gaulois tropicaliste, ouvert à la pop américaine, le Brésil, le Sénégal. »

STÉPHANE MASSY : « UNE FAÇON PUDIQUE DE FAIRE DES DOIGTS À N'IMPORTE QUI »
Camouflé derrière le sobriquet de Tante Hortense, Stéphane Massy a publié trois albums aux titres mérités, Bien, Mieux et Plus cher.
« La première question que je me suis posé quand j'ai appris sa mort, c'est : il était où physiquement ? Impossible d'imaginer qu'un endroit repérable sur la carte soit adéquat. C'est en écoutant J'aime pas l'hiver que j'ai compris ce que c'était qu'une chanson intimiste. On sent la maison en Auvergne avec le plancher qui craque et la cheminée, les années 1970, une femme sans doute épatante et peut-être un enfant, mais ce n'est qu'une femme et l'hiver est long et l'hiver est vide… Si vous écoutez cette chanson, vous verrez que rien de tout ça n'est évoqué directement. C'est aussi avec Pierre Vassiliu que j'ai compris qu'on pouvait être un gringo avec de la classe. C'est lui aussi qui m'a appris qu'il y a une façon pudique de faire des gros doigts à n'importe qui, les mains dans les poches et des fleurs à la bouche. »

FRENCH : « J'AIMAIS BIEN SON ASPECT RIGOLO VICELARD, PERVERS PÉPÈRE »
François Gallet a enregistré, sous le nom de French, quelques disques bouleversants, dont le double album Bi, publié en 2009 par Les Disques Bien.
« A part Qui c'est celui-là dans ma jeunesse, son œuvre m'est longtemps restée inconnue, avant qu'Arnaud Fleurent-Didier ne me fasse écouter d'autres morceaux de lui au milieu des années 2000. J'aimais bien son aspect rigolo vicelard, pervers pépère, ses chansons pleines de sexe sous entendu. S'il est monté au paradis, les anges ont dû se dire en voyant ce drôle de moustachu : ''Qui c'est celui-là ? Ca doit être un Américain ce type-là...'' »

GUILLAUME FÉDOU : « ON DIRAIT MON ONCLE, LE COEUR ET LA BRAGUETTE OUVERTS, EN MODE ''VALSEUSES'' COOL »
Journaliste, écrivain, ambianceur et chanteur de charme, Guillaume Fédou est l'auteur de l'album Action ou Vérité (2010), qui a reçu un soutien médiatique actif, et rencontré un succès véridique.
« Je ne vais pas jouer au lacrymal de service, car je le savais très malade de Parkinson, et puis je ne suis ni un inconditionnel, ni un puriste. Seulement, le personnage m'intéresse en ce qu'il a de très familier pour moi. Pour tout dire, on dirait mon oncle, ce noceur seventies sûr de lui et débraillé, le cœur et la braguette ouverts en mode Valseuses cool. Vassiliu a piqué Qui c'est celui-là à Chico Buarque, mais il faisait tellement français à frange, tellement copain de bande, carabin sentimental perdu dans les herbes hautes entre amour éternel et histoires d'un quart d'heure... Il n'a jamais ''joué'' l'artiste, il s'est toujours contenté d'être, de faire, de partager une bonne blague ou une bonne mélodie, frisant l'excellence au fil de sa moustache... Sans jamais être dupe, des autres ou de lui-même. Un mec bien. »
Aureliano Tonet /Le Monde

21:10 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

Article "Le Soir" 18/8/2014

Pierre Vassiliu? Qui c’était celui-là?

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Le maître du politiquement incorrect s’est éteint à Sète
Pour beaucoup, Pierre Vassiliu était le mec d’un tube énorme: «Qui c’est celui-là?»
Mais l’artiste cachait d’abord un poète corrosif, disciple de Brassens.
Au temps où les porteurs de message sont légion, rien n’est plus agréable que de rencontrer au détour d’un disque, un chanteur qui ne vise d’autre but que de nous amuser, qui chante pour son plaisir et pour le nôtre. Pierre Vassiliu appartient à l’espèce des artistes qui veulent la joie du public et non son ennui, disait Georges Brassens. En outre, tout en plaisantant aimablement, il ne se gêne pas pour être poète. Longue vie Pierre Vassiliu!»
Le jongleur de mots s’est fait cueillir par la camarde dimanche. A 76 ans, Pierre Vassiliu a rejoint Georges Brassens au fond du trou sur la plage de Sète.
Pierre Vassiliu? Il portait un drôle de nom ce type-là, marqué par ses origines roumaines. Son père jouait du violon tzigane et sa mère du piano. Il s’achètera une guitare pour chanter les cocus magnifiques, les minettes, les fainéants avec des rimes corrosives.
Les humoristes Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, à qui il apprenait à monter à cheval dans la forêt de Rambouillet, apprécient ses contrepèteries et le poussent sur la scène de L’Ecluse, un cabaret parisien branché où se produit Barbara, un autre oiseau rare de la chanson française. Mais en 1958, le service militaire obligatoire appelle Pierre Vassiliu vingt-neuf mois en Algérie. Il vire antimilitariste en photographiant les cadavres de la guerre d’indépendance. On trouvera plus tard l’écho désabusé de son dégoût pour les bruits de bottes dans sa chanson «J’ai l’honneur».
Entre-temps, Pierre Vassiliu est rentré à Paris, où il fait la première partie des Beatles à l’Olympia. «Armand», son premier simple cartonne à plus de 100.000 exemplaires. Il compose les bandes originales d’Une fille et des fusils ou de La fille d’en face. Au hit-parade, sa plume aux accents grivois charme la jeunesse comme dans «Charlotte», quand il ose la rime: «Toc-toc-toc, je viens chercher ma culotte».
Il ferme pourtant la braguette de la bouffonnerie en 1970 avec son premier album, Amour amitié, un vinyle pop où le soleil plane façon Crosby, Stills & Nash. A la même époque baba-cool, il improvise ses concerts entouré de poulets.
Le tube «Qui c’est celui-là», adapté d’un air de Chico Buarque contre la dictature brésilienne, le prend par surprise en 1973. Il aura du mal à s’en remettre. L’image du type qui joue à la poupée avec les femmes mariées va lui coller à peau. Après avoir écrit le disque Roulé bourré, il se mettra à l’abri des requins du showbiz au Sénégal et ouvre un bistrot à Dakar. Il reviendra métissé en 1986 avec l’album Toucouleur pour partir en tournée accompagné d’un band africain.
Partir sans histoire
Depuis, ce rimeur désespéré avait encore enregistré un hommage à Boby Lapointe et quelques pierres précieuses sur l’amour qui passe dont il rêvait pour épitaphe: «Le jour de ma mort, j’aimerais bien être surpris dans le lit d’une fille comme j’en ai envie. Qu’il y ait un rayon de soleil se faufilant sous les rideaux gris. Pas de pleurs, pas de mouchoirs, j’veux partir sans histoire.» C’est ce qu’il a fait, tout en pudeur, au bout d’une vie d’amour et d’amitié, de bon temps avec ses potes, ses musiciens et ses chansons.
DANIEL COUVREUR/Lesoir

11:25 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

Duvall parle de Vassiliu...

Jacques Duvall: «L’œil pétillait toujours»

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Chanteur et parolier belge, Jacques Duvall a signé le «Bananana split» de Lio, le «Laissez-moi rire» de Dani ou la «Fièvre dans le sang» pour Alain Chamfort. Il avait rencontré Pierre Vassiliu chez lui, à Sète.
«C’était un drôle de plaisantin. Il avait adapté son tube Qui c’est celui-là d’une chanson brésilienne de Chico Buarque. Son texte martelait les a priori (Il a une drôle de gueule, ce type-là) avec la mauvaise foi dont chacun d’entre nous est capable dans certaines circonstances. Au point que Chico Buarque lui-même s’était cru obligé de s’en désolidariser un moment. Vassiliu avait, en quelque sorte, inventé le politiquement incorrect avant le reste du monde. J’ai eu le plaisir de le rencontrer grâce à un personnage mystérieux surnommé Yves le Belge. Vitor Hublot et moi avions repris une chanson de Pierre Vassiliu (Film), Yves avait fait écouter le résultat à Pierre, Pierre avait trouvé ça rigolo. Nous avons passé quelques heures chez lui à Sète. Vassiliu était déjà assez malade mais l’œil pétillait toujours. J’espère qu’on lui accordera la reconnaissance qu’il mérite. Comme Jean Constantin et Nino Ferrer, c’était un de ces fantaisistes que la postérité a tendance à oublier, mais la postérité est trop sérieuse.»
Da.Cv./Lesoir

11:21 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

19/08/2014

Extrait de l’interview parue le 29 septembre 94 dans La Marne

Pierre Vassiliu le chanteur de Gouvernes

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Le vedettariat n'avait pas de prise sur celui qui est resté un homme simple et qui vient de s'éteindre ce dimanche. "Qui c'est celui là ?" Un homme bien...
Pierre a toujours fait partie du paysage des chanteurs français à succès. Nous avions eu la chance de le rencontrer le 23 septembre 1994 lors d’un tour de chant à Lagny, une ville qu’il connaissait bien pour avoir habité 10 ans à Gouvernes juste à côté. L’interview (la toute première des 350 nous concernant) avait été un véritable régal à la sortie du spectacle. En voici quelques extraits en hommage à ce chanteur que nous aimions beaucoup.
Pourquoi cette rareté alors que votre public est toujours aussi demandeur ?
Mais ce n’est pas de la rareté. C’est parce que l’on ne passe pas toujours à Lagny.(Rire) La rareté vient de la presse, des médias, la télévision. mais moi, ce que je préfère avant tout, c’est de faire la route, d’être sur une scène, de rencontrer des chouettes musiciens pour se faire la belle vie quoi.
Mais n’est-il pas devenu rare et dangereux d’éviter soigneusement de faire la retape dans les émissions de télé ?
On a fait une télé avant de faire le Bataclan mais le son de la coda était horrible. C’tait tellement mauvais en direct que cela m’a dégoûté une fois de plus. Alors vous savez, éviter ce massacre c’est un choix, c’est vrai.
Retour gagnant au Bataclan mais pourriez-vous décrire le clan Vassiliu ?
La moindre des choses c’est de s’entourer de bons copains qui sont des bons musiciens. Et cela a toujours été mon principe. Il y a beaucoup de très bons musiciens mais qui ne deviendront jamais de bons copains. Des gens qui ont la grosse tête qui ne sont pas faciles ou radins. J’adore tout partager. C’est presque une vie familiale. Je suis fier de jouer avec eux.
On sent chez vous un désir de vivre pleinement votre vie. est-ce pour cette raison que vous croquez à tous les genres de musique ?
Si j’avais continué à faire des chansons drôles comme à une certaine époque où j’étais seul avec ma guitare, je serais rentré dans le système qui n’est plus valable de nos jours. Et pourtant on vit une époque difficile. On a besoin de gens qui s’amusent, qui déconnent en racontant des histoires. On a maintenant l’impression que l’on aime vivre dans le morose.
Brassens, Bobby Lapointe… la lignée des grands s’éteint doucement. Vous sentez-vous l’âme de celui qui ravivra la flamme ?
J’aimerais bien mais je ne le sens pas. Je pense que je me suis trouvé une place. J’étais un peu à part mais en même temps je ne représente que moi. J’ai sûrement subi des influences. Quand je fais des interprétations, c’est souvent délibéré comme la chanson “qui c’est celui là ?” qui est une chanson brésilienne. La musique est faite pour cela. La musique est l’un des seuls véhicules avec lequel on puisse se rencontrer.
Quels souvenirs gardez-vous de la Seine-et-Marne ?
J’ai habité pendant 10 ans à Gouvernes, près de Lagny. C’est un bon souvenir comme celui de la première émission Pollen de Jean-Louis Foulquier qui s’est passée à la maison. Il y avait jean Yanne, Jacques Martin, Reggiani. Après, j’ai reçu Stan Getz. C’était un endroit qui vivait avec de bonnes bouffes, des discussions jusqu’à l’aube. En fin de compte, j’ai beaucoup à apprendre des gens et j’aimais partir me balader à Chanteloup, Bussy. C’était encore la campagne comme je l’aime.

20:17 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

"Papier" dans Les Inrocks

Pierre Vassiliu, qui c'est celui-là?

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Catalogué parmi les chanteurs amuseurs, Vassiliu méritait mieux que cette catégorie discriminée, comme Albin de La Simone l’a montré récemment en reprenant le sensible “Amour amitié”.
“Le jour de ma mort j’aimerais bien être surpris dans le lit d’une fille…” Dès 1971, Pierre Vassiliu couchait ses dernières volontés dans une chanson-testament humble et joyeuse intitulée Comme j’en ai envie, qui résumait après dix ans de carrière seulement ce que serait sa vie, entièrement vouée aux plaisirs, notamment ceux de la chair.
La réalité étant infiniment plus cruelle que les chansons, le chanteur à moustache est mort dans un lit, certes, mais au bout de huit ans d’épuisement à lutter contre la maladie de Parkinson. Né en 1937 à Villecresnes d’un père d’origine roumaine et d’une mère française, il reste pour le grand public l’interprète du loufoque Qui c’est celui là ? (1973), adaptation d’une chanson du Brésilien Chico Buarque, qui lui rapportera de quoi se la couler douce mais oblitérera le reste d’une discographie qui mérite pourtant le détour.
La première partie des Beatles
Comme pas mal d’autres en France (Salvador, Nino Ferrer ou l’un de ses plus dignes héritiers, Katerine), Vassiliu s’est laissé enfermer dans la case des chanteurs amuseurs, statut hérité de ses débuts dans les cabarets où il convenait mieux de faire gondoler l’assistance que de lui serrer le cœur. Il s’illustre ainsi dans l’humour carabin (La Femme du sergent, Charlotte…), roule ostensiblement les “r” à l’époque où les yéyés préfèrent l’accent anglais, ce qui ne l’empêchera pas de faire la première partie des Beatles à l’Olympia en 1964, où il en profite pour inaugurer son Twist anti-yéyé.
A contre-temps de l’époque, il finit par trouver un style au début des années 70 en mêlant exotisme brésilien et chansons délicates, comme le sublime Amour amitié tiré de l’album du même nom, son premier, qui contient également de corrosif et cruel Bonsoir madame, où d’une voix douce il rectifie le portrait d’une rombière ayant abusé de l’innocence d’un jeune garçon. Toujours à la limite du graveleux comme avec le génial Film (travelling nocturne d’une virée chez les putes) ou l’inénarrable En vadrouille à Montpellier, il compense ses penchants virils de coq de basse-cour par un humanisme cosmopolite qui traverse tous ses albums les plus réussis (Voyage en 1975, ou celui éponyme de 1976), avant de mettre le cap sur l’Afrique dans les années 80, où il ouvrira un club de jazz.
Peu carriériste, mal aiguillé sans doute, celui qui pensait au départ faire profession de jockey à ses débuts tombera souvent de cheval durant sa carrière de chanteur mal compris, finissant par s’encroûter dans les tournées mortifères Age tendre et tête de bois. Il aura fallu attendre qu’Albin de La Simone reprenne Amour amitié sur son premier album pour qu’on le découvre (trop tard) sous un autre jour. “Je veux repartir petit, tomber dans le trou noir comme j’en suis sorti…” annonçait-il dans Comme j’en ai envie. Les hommages indignement furtifs aux JT, le dimanche soir de sa mort, prouveront que sur ce point, il avait vu juste.
LesInRocks

20:11 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (1) |  Facebook |

Bon "papier" de Télérama

“Pierre Vassiliu était de ceux qui font un tube et cassent le jouet” (Didier Varrod)

Pierre Vassiliu


Osées, mélancoliques, libérées, ce sont les faces B qui font la beauté et l'ambivalence du répertoire de Pierre Vassiliu nous rappelle Didier Varrod, directeur de la musique de France Inter.
« Pierre Vassiliu était une sorte de rôle secondaire de la chanson française, mais de ceux qui sont ultra importants. Avec un tube, énorme, Qui c'est celui-là ?, en 1973, il a traversé toutes les années 70. On voyait son physique bonhomme se balader dans les émissions de télévision. Il avait à la fois ce côté très populaire et second couteau assumé. Mais Pierre Vassiliu c'est aussi l'histoire d'un gros malentendu. A cause de cette chanson de Chico Buarque qui l'a fait connaître, et dont il a fait une très bonne adaptation – parce que c'est très compliqué d'adapter les chansons brésiliennes – on avait l'impression que ce personnage était exclusivement fantaisiste. On aurait pu l'affilier à Carlos plus qu'à un Nino Ferrer or, c'est quelqu'un qui a eu une démarche artistique avec des périodes différentes et surtout, avec des chansons qui étaient extrèmement corrosives, comme Amour amitié, Bonjour Madame, En vadrouille à Montpellier. Toutes ces chansons-là on souvent été des faces B d'un mec qui lui même était une face B. Mais une face B assumée, ce qui était très réjouissant.
“Il parle du cul, du désir, de la chair.”
Film par exemple, est une chanson très importante à mes yeux. Elle était en face B de Qui c'est celui-là justement – il faut donc imaginer la puissance du 45t sur lequel figuraient deux chansons imparables. Elle passait beaucoup la nuit sur RTL et France Inter et constitue pour moi l'ouverture vers le talk over ou le hip-hop avant qu'on sache que ça existe puisque c'était en 1973. Un mec y raconte de façon très scandée son errance chez les putes et au bois de boulogne. Six minutes avec un refrain entêtant et un peu énervant qui montrait que la chanson français était capable d'être inventive dans une époque qui était celle de Claude François, Sylvie Vartan, Sheila et Johnny. Ce mec qui avait fait un tube, on l'entendait tout à coup avec des chansons vraiment différentes, avec une exigence artistique, avec des parti-pris. Ce parler-chanter sur une inspiration transgressive c'était Gainsbourien. Et même plus culotté que Gainsbourg parce qu'il n'était pas que dans la métaphore.
Dans En vadrouille à Montpellier, il parle du cul, du désir, de la chair, il parle d'un amour très transgressif, celui entre un homme de 40 ans et une très jeune fille de 16 ans. On est vraiment dans l'univers de l'interdit, mais avec – toujours – ce sourire en coin, cette nonchalance qui faisait qu'on avait l'impression qu'il disait les trucs sans vraiment les toucher, sans les incarner. Il était également, on l'oublie souvent, un grand fan de Bobby Lapointe. Il en chantait beaucoup et il y a des similitudes entre eux, ce côté fantaisiste, chanson à tiroirs, cette attitude débonnaire aussi, un peu rentre-dedans par rapport au métier. Ses chansons évoquent aussi Pierre Barouh, le fondateur du label Saravah, qui a produit les premiers disques de Jacques Higelin.
Je l'ai rencontré une seule fois chez Jean-Louis Foulquier dans les années 80, des années où ça ne marchait pas pour lui. Il était parti en Afrique, avait ouvert un club de jazz, fait des disques avec des sonorités un peu africaines et un peu jazz. Il n'était plus du tout dans l'histoire de la chanson française, mais n'était pas aigri, ou dans le ressentiment. Il y a des chanteurs dont on sent qu'ils sont les mecs d'un seul tube, lui pas du tout. C'était presque un motif de réjouissance permanent de se rappeler qu'il avait quand même réussi à faire un tube qui l'avait fait vivre une quinzaine d'années, comme il le confessait. C'était un marginal, un épicurien, un mec viscéralement indépendant qui n'avait pas envie de se faire dicter sa carrière. C'est évidemment hyper séduisant des gens qui sortent des albums concepts, qui explorent les choses en dehors des circuits fléchés.
“C'était un vrai personnage avec cette moustache qui frise, ce sourire coquin.”
Toutes ces faces B été suffisemment cultes pour pouvoir rejaillir vingt ou trente ans plus tard, grâce à cette génération d'artistes français qui se sont structurés au début des années 2000, comme Albin de la Simone, qui a repris Amour Amitié, ou Arnaud Fleurent-Didier qui m'a fait redécouvrir Vadrouille à Montpellier. Tous ces gens avaient dans la discothèque familale un album de Bernard Lavilliers, un album de Pierre Vassiliu, un album de Nino Ferrer. Leurs chansons ont été extrêmement importantes pour eux en terme de souvenirs, au point d'avoir envie de les reprendre. Arnaud Fleurent-Didier avait même réussi le tour de force de le faire remonter sur scène à la Cigale en 2011. C'était un moment à la fois émouvant et un peu pathétique parce que Pierre Vassiliu était très malade et ne comprennait pas trop ce qui lui arrivait face à cette assistance qui sans vraiment le connaître, savait intuitivement qu'il était important.
C'était un personnage, un vrai personnage avec cette moustache qui frise, ce sourire coquin, parce qu'il racontait un peu des cochonneries tout de même. Et puis ce truc de se saborder à plusieurs reprises. C'est ce qui rend très intéressant ce genre d'artistes, d'où le rapprochement avec Nino Ferrer, même si Nino Ferrer a eu une carrière beaucoup plus importante. Il était de ceux qui font un tube et cassent le jouet, parce qu'ils n'ont pas envie d'être prisonnier de leur propre caricature. Ce sont des gens à la fois très solaires dans leur approche au quotidien et dans leur image, mais qui ont aussi des chansons sombres, voire complètement dépressives. Des gens doubles, presque schizophrènes dans leur manière de faire leur métier. Il y a des chansons terrassantes chez Vassiliu. »
Propos recueillis par Odile de Plas

17:57 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

Merci Chris!

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07:34 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Drôle | Commentaires (1) |  Facebook |

18/08/2014

Et qu'ça saute!

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22:11 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (3) |  Facebook |

Même les nécros sont dangereuses...

Malgré les conneries débitées, les résumés débiles, les omissions scandaleuses, les légèretés d'amateurs, les erreurs d'imbéciles et autres nécrophagies douteuses ou opportunistes, quelques phrases ont réellement rendu hommage à Pierre...qui, de toute façon, n'en a jamais rien eu à cirer!

"Complètement toqué ce mec-là"...
Une moustache, un œil qui sourit et un tube - "Qui c'est celui-là ?" - qui ne doit pas faire oublier la pierre originale qu'il a apportée à l'édifice de la chanson française, et qu'il a dotée d'accents de l'hémisphère sud
"Nous garderons le souvenir d’un artiste aux mots et aux airs ébouriffants, à l'autodérision généreuse, et à la curiosité tournée vers le monde et singulièrement l'Afrique et son Sénégal", a réagi la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.
Le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache, qui a débuté à la fin des années 50 dans les cabarets parisiens, a signé bien d'autres chansons, alternant textes humoristiques, anti-militaristes ou plus poétiques.
Certaines de ses chansons "donnent envie de partir en vol-vacances sans emporter de montre, ni de téléphone et d'autres sont d'une audace formelle et textuelle fascinante", résume pour l'AFP le journaliste musical Bertrand Dicale.
Son premier disque "Armand", sorti en 1962, lui vaut de faire la première partie des Beatles à l'Olympia. Suivront "La femme du sergent" ("qui pour gagner beaucoup d'argent levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là...."), "Dans ma maison d'amour", "Marie en Provence", "Amour Amitié" ou encore "Les grillons".
Sons d'Afrique et d'Amérique du Sud
Il apportera ensuite à la chanson française des rythmes et des sonorités d'Afrique (dans son album "La vie ça va") et d'Amérique du Sud ("Attends"), rencontrés lors de ses nombreux voyages, sa grande passion.
D'ailleurs, il s'installera au Sénégal de 1985 à 1989 avec sa femme et ses enfants, y ouvrant un club de jazz à Dakar et un restaurant en brousse.
"Il a fait des chansons extrêmement influentes, même si le public ne les reconnaît pas forcément comme telles", souligne Bertrand Dicale.
"Albin de la Simone reprend Amour Amitié sur son premier album en 2003. Bertrand Burgalat ou Daniel Darc révèrent la chanson Film. Et Daniel m'avait d'ailleurs dit que c'est cette chanson qui lui avait donné envie de faire du talk over (parlé-chanté, NDLR), beaucoup plus que toute l'oeuvre de Serge Gainsbourg", ajoute-t-il.
Amour Amitié est également reconnu par Yves Duteil comme "l'une des plus belles chansons du répertoire français". "Encore aujourd'hui, quand on sort les guitares des étuis, c'est cette chanson là d'abord qui me vient", a raconté le chanteur sur BFMTV, se souvenant également d'un concert de Vassiliu avec un buffet de victuailles sur la scène pour le public.
"La musique était avec lui un peu un repas improvisé", a-t-il dit, tout en rendant hommage à un "homme de partage" et un artiste "atypique", qui avait commencé comme jockey, avait ouvert un restaurant dans le Gers et une salle de concert à Apt (Vaucluse).
Après son escapade africaine, Pierre Vassiliu avait enregistré 4 albums dont le dernier en 2003 "Pierres précieuses".
La date des obsèques de Pierre Vassiliu n'était pas encore connue dimanche. (ce sera mercredi) "Par contre, on a envie de faire une belle fête pour tous les gens qui l'ont aimé, admiré", a dit la fille de Pierre Vassiliu.
AFP

Le maire de Sète salue Pierre Vassiliu
La disparition de Pierre Vassiliu, qui avait élu domicile à Sète depuis quelques années, est une grande perte pour la chanson française. Si la maladie l'avait progressivement éloigné de la scène et n'a pas permis de voir naître de grand projet artistique entre cet auteur compositeur de talent et sa ville d'adoption, son influence sur des générations d'artistes n'en est pas moins déterminante, comme le montre notamment le respect que lui vouent nombre de jeunes interprètes programmés dans le cadre du Festival Fernande, dont certains l'avaient interprété ou appelé à leur côté sur la scène du théâtre de la mer. Loin de se résumer à la bien connue "qui c'est celui là ?", l'oeuvre de Vassiliu, digne héritier de Brassens qui n'était pas pour rien dans son choix de Sète, est d'une richesse qui sera forcément redécouverte. De l'homme, qui résidait jusqu'à récemment non loin de mon domicile, je retiendrai une personnalité sensible et curieuse, toujours disponible lorsqu'on le sollicitait et dont on ressentait la riche expérience. Par le lien qu'avait tissé avec notre territoire ce citoyen du monde après de multiples expériences de vie, Mèze et le festival de Thau puis Sète, il s'ajoute à la lignée des grands artistes sétois qui font notre fierté. A sa famille et ses nombreux amis touchés par cette grande perte, j'adresse au nom de la municipalité mes sincères condoléances.
François Commeinhes, Maire de Sète, président de la communauté d'agglomération du Bassin de Thau

Pierre Vassiliu, entre amour, humour et appétit de la vie
Le chanteur décédé le 17 août des suites d’une maladie de Parkinson connut un succès immense en 1973 avec le tube « Qui c’est celui-là ». Mais sa discographie et sa vie recèlent bien d’autres richesses.
 « À ma femme, mes enfants, le chien, la tondeuse, le loup à la croûte en sel et le vin blanc du Languedoc. Pierre, papa tranquille… Bobodioulasso (Burkina Faso), 2005. » C’est par cette tendre dédicace rédigée comme un poème que s’ouvrait, il y a neuf ans, l’autobiographie de Pierre Vassiliu parue aux éditions N°1, évidemment intitulé Qui c’est celui-là??
L’amour de sa famille, de la cuisine généreuse et de l’Afrique, l’humour, le sens de la convivialité… En deux mots, l’appétit de la vie. Comme un résumé de tout ce qui animait le chanteur bon vivant, auteur dès 1970 d’un premier 33 tours, « Amour amitié », au titre évocateur - une de ses plus belles chansons par ailleurs.
« Entre Boby Lapointe et Brassens »
L’homme habitait au bord de l’étang de Thau, dans un village « entre Boby Lapointe et Brassens ». Il est décédé à Sète, au matin du 17 août, des suites d’une maladie de Parkinson contracté il y a huit ans. Il avait 76 ans.?
 Qui c’est celui-là???, sur un air brésilien de Chico Buarque, révéla à beaucoup ce troubadour à la moustache gauloise en 1973 dont le disque, alors, se vendit à plus de 300 000 exemplaires en quelques mois. Mais celui dont la prime enfance se déroula pendant la guerre, dans la maison familiale de Sucy en Brie non loin des bombardements de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, n’en était pas à ses premiers pas dans la chanson.
Sans bacchantes et l’œil malicieux
Pierre Vassiliu se fait en réalité connaître dès 1962: ancien jockey, tout jeune et truculent auteur-compositeur interprète, il est alors un élève prometteur du « Petit conservatoire » de Mireille (« Articulez, Monsieur Vassiliu, articulez?! »), encore sans bacchantes mais déjà l’œil malicieux et la parole faite pour rire.
La même année sort déjà son premier disque, un 45 tours « quatre titres » qui comprend notamment l’entraînant  « Armand »  et « La femme du sergent », écrite quelques années plus tôt pendant sa mobilisation en Algérie, qu’il diffuse alors dans les villages qu’il traverse grâce à des haut-parleurs prévus pour relayer le message de la France…
La plaisanterie lui vaut un mois de trou. Et en 1962, la radio censure aussi la pochade antimilitariste. Il n ’empêche ?: Pierre Vassiliu fait (avec d’autres) la première partie des Beatles à l’Olympia. Un joli tremplin?!
Le parrainage de Georges Brassens
Néanmoins, cette première galette de vinyle obtient plus qu’un succès d’estime, et pour Pierre Vassiliu la récompense suprême?: le parrainage de Georges Brassens?lui-même?: « Qu’il est rare de trouver au coin d’un sillon un artiste qui ne se prend pas au sérieux, et ne se gêne pas pour être poète », écrit, au dos de la pochette, le Sétois, idole de toujours.
Suivront ses années de chansons tendres et surtout grivoises (« Charlotte », « Ma cousine »…), et de cabaret rive gauche, notamment au Cheval d’or, à La Colombe, à l’Échelle de Jacob, et à l’Écluse où il croise – et admire – la chanteuse Barbara. Il multiplie aussi les expériences de composition pour le cinéma, et de doublage pour la publicité ou pour le dessin animé de Walt Disney Robin des Bois, en 1973, année de « Qui c’est celui-là » et de l’album Attends, magnifique, qui compte plusieurs authentiques bijoux chantés?: « Ma maison d’amour » ou « J’ai trouvé un journal dans le hall d’un aéroport », notamment.
Il ouvre un bar à Dakar
Jamais plus Pierre Vassiliu ne sortira un album au succès aussi retentissant, même si les amateurs de ses chansons ont régulièrement rendez-vous avec lui?: en 1975 avec le 33 tours Voyage, en 1981 avec Le Cadeau. L’insuccès le décide à aller voir ailleurs. Il ouvre notamment un restaurant dans le Gers, et une salle de concert à Apt, dans le Vaucluse. Et il voyage.
Inlassable arpenteur de la planète, loin de courir après la renommée, il décide au contraire en 1984 de se faire oublier un temps et d’aller planter sa cabane à Dakar, où sa fille Léna voit le jour en 1985. Durant trois ans, grâce à un beau sens du système D, il y tient un bar avec club de jazz, sur la scène duquel il pousse lui-même parfois la chansonnette. Il ouvre aussi un restaurant en brousse, en Casamance.
En 1987, il redonne ainsi des nouvelles, par disque interposé, avec l’album « Toucouleur ». Suivront encore le très plaisant  « La vie ça va » , en 1993, et « Parler aux anges », en 1998… Autant de titres à redécouvrir, qui disent la capacité de cet artiste, qui sut accumuler et cultiver les petits et grands bonheurs de l’existence.
JEAN-YVES DANA

Vassiliu : mort d'un chic type

"Qui c'est, celui-là ?" avait connu le succès en 1973. Mais cet artiste atypique mort dimanche à 76 ans laisse bien d'autres chansons marquantes.
Une belle moustache bien gauloise, un oeil qui sourit et un tube - "Qui c'est, celui-là ?" - qui ne doit pas faire oublier la pierre originale qu'il a apportée à l'édifice de la chanson française
Le chanteur, auteur et compositeur à la célèbre moustache, qui a débuté à la fin des années 50 dans les cabarets parisiens, a signé bien d'autres chansons, alternant textes humoristiques, antimilitaristes ou plus poétiques. Certaines de ses chansons "donnent envie de partir en vol-vacances sans emporter de montre ni de téléphone, et d'autres sont d'une audace formelle et textuelle fascinante", résume pour l'AFP le journaliste musical Bertrand Dicale. Son premier disque Armand, sorti en 1962, lui vaut de faire la première partie des Beatles à l'Olympia. Suivront "La Femme du sergent" ("qui pour gagner beaucoup d'argent levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là...."), "Dans ma maison d'amour", "Marie en Provence", "Amour Amitié" ou encore "Les rillons".
Des sons d'Afrique et d'Amérique du Sud
Il apportera ensuite à la chanson française des rythmes et des sonorités d'Afrique (dans son album La vie, ça va) et d'Amérique du Sud ("Attends"), rencontrés lors de ses nombreux voyages, sa grande passion. D'ailleurs, il s'installera au Sénégal de 1985 à 1989 avec sa femme et ses enfants, y ouvrant un club de jazz à Dakar et un restaurant en brousse. "Il a fait des chansons extrêmement influentes, même si le public ne les reconnaît pas forcément comme telles", souligne Bertrand Dicale. "Albin de la Simone reprend "Amour, Amitié" sur son premier album en 2003. Bertrand Burgalat ou Daniel Darc révèrent de la chanson "Film". Et Daniel m'avait d'ailleurs dit que c'est cette chanson qui lui avait donné envie de faire du talk over [parlé-chanté, NDLR], beaucoup plus que toute l'oeuvre de Serge Gainsbourg", ajoute-t-il.
"Amour, Amitié" est également reconnu par Yves Duteil comme étant "l'une des plus belles chansons du répertoire français". "Encore aujourd'hui, quand on sort les guitares des étuis, c'est cette chanson-là d'abord qui me vient", a raconté le chanteur sur BFM TV, se souvenant également d'un concert de Vassiliu avec un buffet de victuailles sur la scène pour le public. "La musique était avec lui un peu un repas improvisé", a-t-il dit, tout en rendant hommage à un "homme de partage" et à un artiste "atypique", qui avait commencé comme jockey, avait ouvert un restaurant dans le Gers et une salle de concert à Apt (Vaucluse).
Après son escapade africaine, Pierre Vassiliu avait enregistré quatre albums, dont le dernier en 2003 Pierres précieuses. Après les obsèques (ce mercredi) on a envie de faire une belle fête pour tous les gens qui l'ont aimé, admiré", a assuré la fille de Pierre Vassiliu.
Lepoint.fr

Pierre Vassiliu

17:50 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

Merci Sondron!

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10:49 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (6) |  Facebook |

17/08/2014

Dimanche 17 août 2014

Un trottoir de Sète, avec Pierre. Nous marchons côte à côte. Tout à coup, il s'arrête, me regarde.
"Tu as des nouvelles de Denis ?" Vanhecke venait de décéder quelques semaines auparavant...
Il n'a rien dit, nous avons continué de marcher dans Sète. Je devinais son chagrin. Sa mémoire était encore quasi intacte et j'imaginais que Pierre se remémorait l'énorme paquet de souvenirs, de délires, de créations avec son ami violoncelliste...
Pierre et moi avons passé la nuit, dans son petit duplex sur les quais, à écouter de la musique, à boire du vin de l'Hérault, à refaire le monde, sans plus jamais parler de Denis Vanhecke.
Ce matin, quand j'ai appris le décès de Pierre, je n'ai pu m'exprimer. Envoyant sobrement, laconiquement une photo de Pierre descendant l'escalier de son habitation.
Il y a longtemps que nous nous préparions au départ de Pierre. Pourtant, le chagrin, la peine est là. Immense.
Comme lui, je me suis tu et j'ai revécu tous nos moments...
Pierre nous avait dit que "ces gens là sont dangereux"; la presse! Je devinais qu'elle serait également nulle le jour où elle devrait annoncer le décès de mon ami.
Elle l'a été et le sera encore sans doute dans les prochains jours.
Je ne lirai plus, je ne regarderai plus!
Par contre, compter sur moi pour poursuivre le site, le blog de Pierre.
Avec tendresse et décence, fidélité à un Artiste, un Homme merveilleusement interplanétaire.

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20:43 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (12) |  Facebook |

Pierre est remonté dans son engin interplanètaire...

Pardon de ne pas communiquer pour l'instant

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15:26 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (10) |  Facebook |

15/07/2014

15 juillet à Mèze...

Ce soir, dans le cadre du Festival de Thau
Projection en avant première du film documentaire de Laurence Kirsch « Qui c’est celui-là ? » à 19h et à 21h au cinéma municipal "Le Taurus"

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18:47 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (3) |  Facebook |

21/06/2014

La presse, c'est DANGEREUX!

Détestant ce genre de publication, détestant le sensationnalisme et rêvant que Pierre est éternel, je ne souhaitais pas publier ce qui suit.
Sinon que depuis hier, ce texte circule non seulement dans la presse mais aussi sur de noubreux sites d'infos et sur les réseaux sociaux.
Alors, à quoi bon...
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"Il y a trois ans, l'épouse de Pierre Vassiliu (76 ans) révélait le terrible mal qui le rongeait : la maladie de Parkinson. Depuis huit ans, l'inoubliable interprète de Qui c'est celui là, un tube sorti en 1974, lutte avec courage et dignité contre cette maladie neurologique chronique dégénérative. Laura, qui partage sa vie depuis plus de 30 ans, nous donne de ses nouvelles dans France Dimanche. Elles sont malheureusement très tristes : "Cette fois, c'est la fin. Si Pierre ne meurt pas cette semaine, ce sera la semaine prochaine..."
C'est par téléphone que Laura a accepté de se confier à nos confrères. Les mots sont crus, la situation dramatique. Déjà il y a trois ans, Pierre Vassiliu avait déjà du mal à se déplacer. Désormais il ne peut plus marcher. Un fauteuil roulant lui est nécessaire. Après s'être longuement battu avec l'aide de son épouse, entouré de leurs cinq enfants, dans sa maison de Sète, le chanteur a dû être admis il y a quelques mois dans une maison médicalisée, spécialisée dans le soin des malades soufrant de Parkinson. Sa santé s'est dégradée, ses proches ne se font plus d'illusion. Laura ne cache rien de sa souffrance : "Son Parkinson dure depuis huit ans. Il s'en va par morceaux, et c'est horrible tellement sa fin est longue et pénible. Mais là, il ne se rend même plus compte de son état. [...] Le pauvre ne se rend plus compte de rien."
Avant que l'état de santé de Pierre Vassiliu ne s'aggrave de manière dramatique, le chanteur avait accepté d'être suivi par la réalisatrice Laurence Kirsch. Durant deux ans, elle a accompagné le chanteur avec sa caméra, montrant son combat au quotidien et dressant le portrait d'un homme positif, plein d'humour et de charme malgré la maladie. Laurence Kirsch a utilisé de nombreuses images d'archive pour retracer en filigrane son parcours atypique. En quête de financement pour boucler son documentaire, qu'elle a intitulé Qui c'est celui-là ?, comme le plus beau succès de Pierre Vassiliu, la réalisatrice a reçu le soutien de nombreux internautes souscripteurs grâce au site Touscorprocom. Elle avait besoin de 4 000 euros pour terminer son film, elle en a récoltés près du double."
France Dimanche 20 juin 2014

06:23 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (5) |  Facebook |

11/06/2014

Avant première!

L'Avant-première du film "Qui c'est celui-là" est prévue le 15 juillet à Mèze, au cinéma le TAURUS 1, rue de la Méditerranée.
Entre les deux projections  un apéro est prévu au bord de l'eau pour se rencontrer, échanger.
Au plaisir de vous y retrouver, toute l'équipe du Festival de Thau, Mille et une production.
http://www.festivaldethau.com/

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15:29 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, films | Commentaires (0) |  Facebook |

22/05/2014

La Casa Vassiliu est à louer!

La Casa Vassiliu
Quand Pierre et Laura ont quitté Mèze et posé leurs valises à Sète, de l'autre côté de l'étang de Thau, ils ont aussi acquit un merveilleux petit bâtiment au cœur de la cité ancienne. Aménagé en appartements et décorés par Laura et Léna, ce bijou est désormais proposé à la location courte, semaine et plus.
Ce studio comporte une grande mezzanine, une chambre douillette y est installée, le thème africain prédomine, c'est une vraie incitation au voyage! Le salon peut faire office de deuxième chambre car une porte sépare les pièces garantissant alors une intimité. Une laverie automatique est à 5 minutes à pied du studio. Le centre ville et les canaux sont tout prés. L'accès wifi et la kitchenette rendent les locataires totalement indépendants.
Il n'y a plus qu'à poser ses valises chez les Vassiliu!
(Clic sur photo)

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17:05 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Général | Commentaires (0) |  Facebook |

Interview de Laurence Kirsh

Podcast de CFM Radio Nord Midi Pyrénées - Interview de Laurence Kirsh, réalisatrice du film "Qui c'est celui-là" avec Pierre Vassiliu + pauses chansons...

(clic sur photo)

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16:21 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, films | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2014

Ce film...

"Qui c'est celui-là?"

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Ce film retrace par petites touches l'existence d'un homme atypique, à travers des petits instants de bonheur. Avec une espièglerie inégalée, Pierre Vassiliu traverse en parallèle la ville de Sète et son existence. À travers ses yeux et sa flamme intérieure, la vie se transforme en scène artistique incongrue.
Les bonnes raisons de nous rejoindre dans la co-prod de ce film du cœur:
Ce qui est irrésistible chez Pierre, c’est sa manière de se conduire ou plutôt de ne pas se conduire dans la vie. Malice et désobéissance sont ses pierres précieuses.
Entre vie publique et sphère privée, il nous embarque malgré la vieillesse et la maladie.
À l'heure des stars-kleenex, ce film permet, pour une fois, de prendre du recul sur la trajectoire d'un musicien qui a su s'extirper du star-system. Et surtout de partager des petits moments magiques avec Pierre Vassiliu, ses chansonnettes qui trottent dans les têtes des gens ou les mp3. Séquences télé d'archives, et images de la vie quotidienne d'aujourd'hui s'entrelacent, le temps s'enfuit avec légèreté…
Un hommage bien vivant !
Pour en savoir plus : teaser Vassiliu : https://vimeo.com/50016031
Qui se cache derrière ce projet.
À l'origine de ce désir de film, il y a la rencontre avec Pierre Vassiliu lors d'une fête à Sète au bord de l'eau. Ce musicien est un tendre poète farfelu de 76 ans, connu du grand public pour ses titres à grand succès dans les années 1960-70, comme « Qui c'est celui-là ? ». I
- Qui est Pierre Vassiliu : http://www.pierrevassiliu.com
- Qui est Laurence Kirsch, Auteur – Réalisatrice : http://laurencekirsch.fr/univers/
- Qui est Valérie Cibot / Judibalval co – Auteur : http://judibalval.over-blog.com/
- Qui est Mille et Une Productions : http://www.1001prod.com/1001/Accueil.html
qui nous soutient depuis le début avec un engagement sans faille.
Puis se sont tissées d’autres ramifications magiques avec :
- Yves le Belge : http://pierrevassiliu.skynetblogs.be/
- Les Anartistes : http://anartiste.e-monsite.com/pages/rejoindre-l-...
- Le Festival de Thau https://fr-fr.facebook.com/pages/Festival-de-Thau...
Nous vous sollicitons afin d’achever cette belle aventure qui a commencé il y a deux ans.
- Avec 4000 euros nous pourrons boucler l’achat des images d’archives de l’INA.
- Avec 6000 euros nous pourrons faire un mixage son de qualité, ainsi qu'un étalonnage image.
- Si grâce à votre mobilisation nous atteignons 10 000 euros, nous pourrons commencer à payer tous ceux qui ont contribué à ce film.
L'avant première est prévue cet été à l'occasion du Festival de Thau à Mèze, dont Pierre a été le parrain durant des années. Si vous rentrez dans l'aventure ce sera l'occasion de se rencontrer ou de se retrouver.
Dans tous les cas, parlez-en autour de vous !
Comment faire pour devenir co-prod ?
Quelle est la marche à suivre pour produire le film :
1 - Cliquez sur "Produire ce projet !" (en bas de ce post)
2 - Créez un compte.
3 – Choisissez la participation que vous souhaitez engager.
Deux possibilités :
- Le projet atteint la somme demandée : votre compte sera débité de la somme choisie
- Le projet n'atteint pas la somme demandée : votre compte ne sera pas débité
Laurence Kirsch, réalisatrice, travaille sur les choix de « lenteur », face à l'« urgence » d'un monde toujours plus rapide. Auteure de « Gagner sa vie » (2012), de films sur les écovillages (Sylvaine), sur la vieillesse (Présence silencieuse) et sur l'environnement (Surpris de nature, Gens de Thau…), Laurence Kirsch poursuit son exploration des parcours de vie autour d'un personnage emblématique, Pierre Vassiliu.
Réalisatrice: Laurence Kirsch
Auteur:Valérie Cibot
producteur:Michel Coqblin
Pour nous rejoindre, choisissez votre contrepartie préférée. Vous bénéficierez dans tous les cas d'un visionnage du film.
À partir de 15 €
Invitation à l'avant-première du film au Festival de Thau cet été
À partir de 30 €
Le DVD du film + contrepartie précédente
À partir de 50 €
Votre nom au générique du DVD + contreparties précédentes
À partir de 100 €
Invitation à toutes les projections publiques + contreparties précédentes
À partir de 250 €
Toute notre gratitude + contreparties précédentes
lien pour participer: http://www.touscoprod.com/fr/quicestceluila

20:30 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, films | Commentaires (0) |  Facebook |

03/04/2014

Co-produisons le film sur Pierre Vassiliu!

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11:36 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, films | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2014

Hervé Boulais parle de Vassiliu

Bel hommage à Pierre par Hervé Boulais

(clic sur photo)

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01:42 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Général | Commentaires (1) |  Facebook |

25/02/2014

Portrait de Pierre par sa fille

Photo de Pierre par Léna Vassiliu, photographe et fille cadette de Pedro...
J'aime cet instantané tendre et attentif.
Un verre de blanc à la main, les yeux rivés entre eau et horizon, Pierre voyage, encore!

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19:56 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |

19/01/2014

C'était un pauv' gars...

Georges Msihid chante Vassiliu (clic sur photo)

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10:54 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Général | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2014

Vidéo de la fête à Pierrot


Le 21 septembre 2013 à la Guinguette d'Agde

Clic sur photo

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22:23 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2013

la fête à Pedro

Quelques photos de la fête à Pedro ce 21 septembre 2013 à la Guinguette d'Agde

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18:08 Écrit par Saï-Saï dans Actualité | Commentaires (2) |  Facebook |