24/09/2009

Silence (Pierre Vassiliu)

18:31 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2009

La vie ça va (Pierre Vassiliu)

Allez, ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête
On s'arrange un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe, je m'fais digne, je suis un vrai gringo
On dirait un champignon sous un sombrero
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même faire n'importe quoi mais surtout danser
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la Terre, pas très grand, déjà tout petit
Je planquais déjà mes arrières, tu crois ça
Car il faut se méfier dans ce beau métier-là
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
La vie ça va, la vie ça va, la vie ça va, oh oh
La vie ça va, oh oh
Ah ce s'rait bien, ce s'rait beau d'pas trop s'en faire
Juste se dire qu'on pourrait parler aux Dieux
Leur dire: mais venez-donc, mes pépères sur la Terre
Voir le bordel, la misère, tous ces gamins qu'ont l'air vieux
Voir la patience, le courage qu'il nous faut pour être heureux
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Arracher sa liberté et puis la danser
Moi, ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Oubliés tous les cons qui vous font perdre la foi
Depuis que je traîne sur la Terre
On me dit toujours pas c'que j'fais là
Eh bien j'ai percé le mystère, je crois
Alors je pense à vous et je dors avec toi
Allez ça va, on a dit qu'on faisait la fête
C'est ça, on oublie tout on se fait tourner la tête
On s'harnache un peu, on se fait beau
Je m'recoiffe et me poudre ma gueule de Pierrot
Tout blanc sur le dehors et noir sous le museau
Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser
Même si je danse comme un barjot, c'est pour m'éclater
Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix
Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix
Depuis que je suis sur la terre, on m'dit toujours pas c'que j'fais là
Et je vais pas percer le mystère, ma foi
Alors je bois des coups et me nique le foie

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Le tableau ci-dessus est une oeuvre d'Augustin Kassi. Artiste ivoirien exceptionnel. Je répare une lacune impardonnable et vous renvoie donc vers son site: http://augustinkassi.com

20:45 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (1) |  Facebook |

14/09/2009

A qui la faute (Pierre Vassiliu)

Elle a bu le sang du taureau
A qui la faute à moi
Elle a bu le sang du taureau
A qui la faute à lui
Elle a dit je suis son bourreau
A qui la faute à moi
Elle a dit je suis son bourreau
A qui la faute à lui
Elle a dit d'arrêter les djembés
A qui la faute à moi
L'esprit est monté au palmier
A qui la faute à lui
Elle a dit qu'elle est un oiseau
A qui la faute à moi
Et qu'elle va s'envoler là-haut
A qui la faute à lui
Elle a dit de lire dans les mots
A qui la faute à moi
De ne pas troubler son esprit
A qui la faute à lui
Elle a dit qu'elle était réveillée
A qui la faute à moi
J'avais du convoquer un esprit
A qui la faute à lui
Mauvais esprit c'est lui
Oh yo yé oh yé

a qui la faute photo

10:31 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |

09/09/2009

Toucouleur (Pierre Vassiliu) montage photos-clip

18:30 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2009

Mogambo (Pierre Vassiliu)

Mogambo a perdu son bateau
Enlise les filets sont troués
Capitaine s'est envolé
Mogambo est tombé à l'eau
La pirogue est noyée
Amina recherche son mari
Avec Awa il a fuit en Gambie
C'était sa meilleure amie
Mais son amie de toujours
Est sous l'emprise de l'amour
Faut parler dit le chef du village
Marabout se repose sur la plage
Ne réveille jamais l'homme qui dort
Si tu n'as rien à dire alors
Attends l'aurore
Marabout dessine sur le sable
Mais le vent  a soufflé ses projets
Ton mari tu l'as négligé
Donne mille francs il est là jeudi
Un peu plus il est là cette nuit
Amina fait des beignets salés
Pélican les a tous renversés
Le feu s'est répandu sur la terre
Y a des jours il vaut mieux
ne rien faire
Ou cesser de parler
Le village s'est endormi
Et là-bas tout près du bois sacré
On entend Monsieur Djembé
Taper les amours désunis
La souffrance n'a pas d'amis
J'entends le chant de la Kontine
Et les effluves des bolongs
Hument le son des bonbolongs
Le souffle des bougarabous
Mêlés aux odeurs de cuisine
Cette terre Casamançaise
Où j'ai vécu quelques années
M'inspire quand la nuit tombée
Mes songes vont se balader
Dans ce pays de liberté
Amina a perdu son coco
Mogambo a bu l'eau du bateau
Pélican est parti se baigner
Marabout a mangé les beignets
Mogambo fait des baisers sucrés
Amina se cache dans ses bras
Son mari convole en Gambie
Petit Saî Saî ce Mogambo
Petit filou ce beau mari

mogambo

18:00 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (3) |  Facebook |

01/09/2009

Roule Boule

J'ai couru de pays en pays étrangers,
De voyants en rois mages, de sorcières en sorciers.
Chacun m'a dit qu'il n'y a pas de hasard,
Qu'il n'est jamais trop tard pour penser au départ.

Ils m'ont dit: "Si tu es sédentaire,
Tu t'endors dans ta graisse
De bouffe et d'illusion,
Tu dégourdis ton corps
En courant dans les rues,
Tu cours après ta vie,
Tu cours après ta mort."

Je ne suis pas un conquistador emplumé
Qui troque dans le sable des déserts
Dans le lit des rivières et dans l'eau des rizières
L'or, les diamants, les turquoises
Contre des paroles sournoises
Et des balles et des bombes.
Je ne suis ni toubab ni becque ni buana ni zoreille
Ni colon ni bon blanc.
Je suis l'homme qui marche pour l'échange.
Je visite les terres pour y trouver des frères.

Man douma toubab douma
Jrunknop. man nitrek la
Man nitou ouartan, nitou
Diojante. man souma touke
Woutinif momoyobou

Je ne suis pas un chasseur de rhino,
De cyno, de bombo, de crocos et d'ivoire
Mais je voudrais savoir, toi qui as la peau noire,
Pourquoi, moi, je suis blanc s'il n'y a pas de hasard.

Je ne suis ni toubah, ni becque, ni buana
Ni zoreille ni jrunknop ni bon blanc
Mais un homme qui marche pour l'échange,
Et qui, loin d'être un ange,
Viens visiter les terres
Pour y trouver des frères.

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19:31 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |

31/08/2009

Georges (Pierre Vassiliu)

Toutes les belles filles se prélassent
Dans les fauteuils de coton
Et le garçon se lasse
De demander au patron
Si Georges paye ce soir,
Mais Georges ne paye jamais
Parce que c'est Georges.

Et le garçon n'aime pas ça.
Il n'aime pas les Français qui débarquent
Comme ça, par hasard, à Dakar
Et pour Georges tout va très bien, ici.
Il se fout de tout et ce qu'on dit de lui

Et quand la porte s'ouvre,
Des autos qui foncent dans les rues cassées,
Les enfants qui shootent dans une boite en fer,
Un mouton qui bêle, des poules attachées,
Un aveugle chante comme Stevie Wonder,
Les taxis qui attendent devant les bordels,
Le diesel embrume l'humidité.

Les belles filles se prélassent
Dans les fauteuils de coton
Et les couples s'enlacent
Sous les yeux bleus du patron
Qui compte ses ronds.
Au juke-box on entend Julio
Qui n'as pas changé
Brassens et puis Bob Marley
Et Georges boit sa bière en douceur
En comptant les pales du ventilateur.

Et quand la porte s'ouvre
Les femmes qui rient devant les maisons,
Les enfants qui courent après un cochon,
Des mecs qui se traînent après un camion,
Des machines à coudre, bleues sous le néon,
Des mangues entassées, des beignets sucrés,
Des femmes allongées, des enfants qui dorment

Et Georges se prélasse
Dans ce bordel de coton.
Il sirote sa Flag,
Le regard au plafond,
Et il pense à Paris,
Son appart en plein centre,
A son chien, à son chien,
A son chien, à elle, elle est loin,
Disparue de sa mémoire,
Éliminée, enterrée l'histoire.
Tout va bien pour Georges,
Vraiment tout va bien.

bar dakar copier

07:15 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (5) |  Facebook |

30/08/2009

Ma Sénégalaise (Pierre Vassiliu)

Qui m'appelle, qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
Qui m'invite dans sa maison
Elle n'est pas folle et ma parole
et ma parole elle est rebelle
Elle me détaille. Et vu ma taille
Elle m'installe sur sa papaye

On vibre, on vibre, ma soeur
Vibre bien ma soeur vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appele à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
Qui m'invite dans sa maison
Elle se donne et puis ronronne
Et m'emprisonne dans son cocon
Elle me fait voir dans son miroir
Plus que mon imagination

Tu vibres, tu vibres ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
Qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Elle me hèle et m'écartèle
Entre ses seins magnifiques
Elle m'injecte comme un insecte
Son suc, son derrière diabolique

On vibre, on vibre, ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Elle se penche et sur ses hanches
Coulent les gouttes de mon parfum
Elle les lèche et se dépêche
De ranimer le feu défunt

On vibre, on vibre, ma soeur
On vibre, on vibre ma soeur

Qui m'appelle qui me rappelle
qui m'appelle à la déraison
C'est ma belle Sénégalaise
qui m'invite dans sa maison
Puis elle me pousse et m'éclabousse
De sa chaleur et de son miel
Les baisers sonnent
les entre cognent
Les dents se choquent
Les doigts se nouent

senegalaise

06:45 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (1) |  Facebook |

25/08/2009

Noix de Cola (Pierre Vassiliu)

Les vieux, les pépés, les grands-pères,
Les vieillards, les ancêtres,
Ceux qui t'ont pris sur leurs genoux
Quand tu étais enfant Pour te raconter
Les histoires terribles qui donnent des cauchemars
Ou qui font planer.

Les vieilles, les grand-mères, les mémés
Les mamas, les doudous,
Celles qui te bercent du regard
Quand tu es désespéré,
Celles qui ne s'inquiètent plus de voir la vie filer
Parce qu'elles portent dans leurs bras
L'amour, le sommeil et le rêve.

Alors pour les vieux, chante ma fille chante, chante.
Si la noix de cola te donne des ailes
Les yeux de maman me font plus belle.

Alors voilà le premier grand départ.
Tout le village t'amène à l'autocar.
La capitale c'est loin
Et des bandits masqués surgissent
De tes rêves d'adolescent marqué
Par les histoires terribles qu'on raconte aux enfants,
Mais pour la découverte, chante ma fille, chante
Si la noix de cola te donne des ailes
Les yeux de maman me font plus belle.

Le voyage était long.
On t'a tout dépouillé
Mais la capitale est là.
Chercher du travail, chercher à manger, chercher où dormir
Te donne des rides et des idées graves.
A toi de savoir si tu dois faire croire
A tes enfants et à ta femme qui t'attend
Que tu as fait fortune.

Pour le retour chante, ma fille,
Si la noix de cola te donne des ailes,
Les yeux de maman me font plus belle.

cola

22:32 Écrit par Saï-Saï dans Afrique | Commentaires (0) |  Facebook |