07/04/2018

PENSEE, HOMMAGE, SOUVENIR, REGRET...

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10:04 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Musique, photo | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2018

VASSILIU: MERCI RFI

Les Faces B de la belle vie de Pierre Vassiliu

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A la veille des 50 ans de Mai 68, la sortie de la compilation consacrée aux faces B enregistrées entre 1965 et 1981 par Pierre Vassiliu éclaire ces années-là d’une lumière plus douce, plus intime. Si la révolution et son corollaire, le grand soir, sont encore dans toutes les têtes, commencent à fleurir des idées d’épanouissement personnel et de contre-culture dont Pierre Vassiliu se fera le chantre aux rythmes des aléas de sa vie.
Pour certains Pierre Vassiliu a eu plusieurs vies, pour d’autres Pierre Vassiliu n’en a eu qu’une qu’il a peinte, repeinte aux couleurs de ses désirs contrariés, de ses envies successives comme un long processus d’autodétermination. Dans un cas comme dans l’autre, Pierre Vassiliu nous a quittés le 17 août 2014. Il avait 76 ans.
Vingt-cinq ans plutôt, dans une autobiographie intitulée La vie à rien faire (publié par Michel Lafon en 1989 et rééditée par les Éditions l’Harmattan au début de l’année), l’auteur-compositeur et interprète glissait : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie."
Cette belle vie, la récente compilation griffée Born Bad Records et dessinée par Camille Lavaud, en trace les contours entre oisiveté forcenée, sensualité exacerbée et exotisme partagé. Il faut dire que les faces B de notre jovial chanteur aux généreuses bacchantes ont un goût rare.
Quand on sait que son adaptation du Nem Veù que Não Tem du chanteur brésilien Wilson Simonal (Qui c’est celui-là ?) qui fera de lui, le chanteur populaire que toute une génération a adulé, était initialement une face B, on écoute d’une autre oreille la douzaine de plages rassemblées par Guido Cesarsky du duo Acid Arab.
Les textes de Pierre Vassiliu sont tendres, d’une tendresse qui ne s’interdit pas une certaine crudité licencieuse. Qu’il évoque sur En Vadrouille à Montpellier, un flirt poussé entre un homme et une jeune fille loin d’être majeur même si l’année de sa création (1974), la majorité venait d’être ramenée à 18 ans ou qu’il relate dans Film les errances d’un gars qui "cherche encore une fille qui voudrait bien de moi ce soir un quart d’heure", Pierre Vassiliu n’oublie jamais Marie, sa muse, son véritable amour avec qui il vivra passionnément des hauts et des bas jusqu’en 1975. C’est pour elle qu’il avait écrit au lendemain d’une rupture, Ne me laisse pas, un titre aux guitares hurlantes qu’il chante d’une voix qui laisse présager les vocalises d’un Balavoine quelques années plus tard et qui aura le mérite de la voir revenir.
Pierre Vassiliu chante comme il parle. Pierre Vassiliu chante et parle parfois sur le même titre. Pierre Vassiliu est un conteur, de ceux qui peuvent vous amener où ils veulent parce que "là-bas c’est chez eux", pour reprendre au pluriel une de ses singulières formules.
Écoutez Il était tard ce samedi soir, chanson qui relocalise dans un éclat de rire Tarzan au Tyrol ; savourez Je suis un pingouin, où il s’imagine alcidé au cœur d’un troupeau de congénères à plumes parqués dans un grand champ de lavande au cœur de la Provence et rien ne vous semble étrange. C’est aussi ça le charme de "ce mec, complètement toqué, complètement gaga".
Pierre Vassiliu Face B, 1965-1981 (Born Bad Records) 2018
Squaaly
http://musique.rfi.fr/chanson-francophone/20180312-face-b...

06:44 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2018

Nouveau dans les bacs!

Pierre Vassiliu ‎

"FACE B - 1965​/​1981"
NOUVEAU

existe en téléchargement, CD et LP vinyle - commande internet ou chez votre disquaire.

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Une Fille Et Trois Garçons
En Vadrouille A Montpellier
Ne Me Laisse Pas
Film (je cherche encore une fille...)
Sophie
Le Manège Désenchanté
Alentour De Lune
Est-ce Qu'on Peux Voler?
Il Etait Tard Ce Samedi Soir
On Imagine Le Soleil
Je Suis Un Pingouin
En Réponse A Votre Lettre Du 2.11.72

05:49 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

13/02/2018

Encore Vassiliu dans Libé

Pierre Vassiliu, Epicure de rappel

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Trois ans et demi après la mort du chanteur hédoniste aux allures de clown nonchalant, la compilation «Face B, 1965-1981» permet de redécouvrir une douzaine de ses titres, marqueurs d’une époque où régnaient convivialité et liberté sexuelle.

«Faites-vous la belle vie dont vous avez envie.» Il paraît que c’était la devise de Pierre Vassiliu (mort en août 2014), d’après son autobiographie publiée à la fin des années 80, intitulée la Vie à rien faire. Oh, rien… Quelque chose, tout de même, et avec passion : de la musique. Une compilation de douze chansons, Face B, 1965-1981, vient de paraître sur le label Born Bad Records et donne à cette activité oiseuse la teneur d’une riche et belle œuvre cachée. Rassemblée et présentée avec une tendresse communicative par Guido Cesarsky, Face B offre une édition vinyle remastérisée à des joyaux d’une autre histoire de la chanson française, issus d’albums de Vassiliu encore jamais réédités.
Ceux qui ont connu la télévision française des années 80 y ont vu cent fois la bouille de Vassiliu, avec sa moustache et sa facétie de clown, sa voix traînante et douce, son allure de poète nonchalant, son air de has been. Il faut dire que sa carrière fut longue. Des premières chansons paillardes écrites en 1962 par son frère, Michel (Armand, la Femme du sergent») à Qui c’est celui-là ?, adaptation d’un morceau de Chico Buarque qui fait son succès en 1973, il y a déjà un monde : le choix d’écrire ses propres textes, le goût d’une musique qui n’accompagne pas seulement les paroles mais les emmène ailleurs, «tout là-bas». «Car tout là-bas, c’est chez moi», comme il le chante sur la superbe et sombre chanson Alentour de lune.
Longue discographie
Fils d’un père médecin, émigré roumain violoniste à ses heures, et d’une mère «qui jouait fort bien du piano», Pierre Vassiliu est né en 1937, dans ce qui s’appelait alors la Seine-et-Oise, et a passé sa vie à descendre toujours plus au sud - il a tenu un club de jazz au Sénégal à la fin des années 80. La vie, Pierre Vassiliu a voulu la vivre en chemise légère, avec les yeux plissés et un petit sourire en coin. Pourtant, le père était «horrible», l’enfance douloureuse mais sauvée par le goût des «grosses conneries» avec les amis. De la maison paternelle, Pierre est chassé à 15 ans. Ça ne rigole pas. Mais ça rigole. Toute son adolescence, il a la passion de l’équitation, des souvenirs éblouis de galops, seul ou avec les autres. Et puis, à 18 ans, il commence à jouer de la guitare. Il ne lit pas la musique, contrairement à ses parents. Mais il passera sa vie à la désirer tout le temps.
Sur les plateaux de Jacques Martin et de Patrick Sébastien, on ne perçoit pas toujours cette discrète mélancolie d’une utopie lointaine à vivre ici et maintenant, auprès de ceux qu’on aime. Mais à l’écoute de sa longue discographie, de tous ses textes qui documentent avec une clarté désarmante tous les moments, toutes les sensations de sa vie et son rapport aux êtres qui y ont compté, on n’échappe pas à cette évidence : Vassiliu n’était pas là pour rire, il était là pour vivre. D’une vie particulière, d’une vie d’artiste, telle que l’avait promise la contre-culture : une vie où ne rien faire deviendrait un geste politique, où le sexe et l’amour seraient libérés de leurs mauvais mythes, où la sagesse rendrait plus fou.
Des corps qui se serrent, des jouissances bien physiques, des types qui matent en coin, des coucheries ou des désirs naissants : les chansons de Vassiliu en sont peuplées. Comme dans Film (1973) ou la longue dérive nocturne d’un dragueur en quête «d’une fille qui voudrait bien de lui encore un quart d’heure» ; comme dans En vadrouille à Montpellier (1974), qui lève langoureusement le voile sur l’union sexuelle d’un homme et d’une jeune fille de 16 ou 17 ans ; comme dans Déshabille-toi (1975), chanson qu’il signe Marie Vassiliu, où la drague tourne à la baise sordide ; comme dans Bonsoir Madame (1970), point de vue d’un jeune garçon abusé le jour où il fait l’amour pour la première fois. A aucun moment ne subsiste un doute sur le fait que toutes ces séquences ont été vécues. Ce ne sont pas vraiment des chansons érotiques, pas non plus des pochades grivoises, comme on souscrirait aux codes d’un genre, mais des évocations d’âges de la vie, et d’une époque aussi, où l’on parlait de «libération sexuelle». Dans cette libération, on sent que Vassiliu s’est reconnu, tout en vouant un amour quasi chevaleresque à Marie - avant leur rupture en 1975 - à laquelle il adressait si souvent ses plus belles chansons. La subjectivité est toute masculine, mais la virilité désinvolte, comme l’éclat de rire mal contenu qu’on entend dans la chanson Il était tard ce samedi soir (Tarzan), au moment où Vassiliu imagine un Tarzan né au Tyrol.
Part d’improvisation
Sur la pochette de Face B, l’illustration de Camille Lavaud croque bien cette ambiance d’une communauté libre et amicale, où les filles vont les seins nus et regardent droit dans les yeux, où l’on se rassemble à la table dans le jardin d’une grande maison dans laquelle tout le monde peut entrer. Il y a chez Vassiliu ce ton de l’hospitalité, un paradis caché dans la vie domestique. La porte est ouverte, entre et sort qui veut, comme dans la merveilleuse Une fille et trois garçons (1974), qui ouvre la compilation, sur laquelle il chantait en 1974 accompagné d’un chant de cigales : «Quand j’aurais 40 ans/ Si on me laisse le temps/ J’veux qu’ma maison soit pleine comme toujours/ De bruits, de déraison, de calme et puis d’amour/ Qu’il y ait des poivrots musiciens ou poètes/ Des vrais, qui ont du talent et qu’ont pas la grosse tête.»
Parce que tout cela bien sûr ne serait rien sans musique : le cœur de cette forme de vie que Vassiliu s’était choisie. Des musiciens, il en aimait beaucoup : Georges Brassens, Bobby Lapointe, mais aussi Leonard Cohen ou Donovan, les Rita Mitsouko qu’il trouvait vraiment neufs, Ravel, découvert sur le tard, la MPB (musique populaire brésilienne) de Caetano Veloso et du groupe Os Mutantes, plus tard le mbalax sénégalais, la musique de Touré Kunda ou de Youssou N’Dour. Il s’entourait de musiciens hors pair comme le bassiste et contrebassiste de jazz Marc Bertaux ou le guitariste Claude Engel. En concert, il aimait tendre des pièges, augmenter sans prévenir la part d’improvisation. A la fin de Face B, il y a cette chanson qui émeut, En réponse à votre lettre du 2.11.1972, où l’on comprend qu’il s’adresse aux musiciens et amis avec lesquels il vient de finir ce «petit enfant de cire» qu’est l’album Attends, enregistré au château d’Hérouville (Val-d’Oise). «Bernard, Jean-Claude, Joel, Andy…». Il a la voix qui tremble un peu, les larmes aux yeux peut-être. C’est lui l’enfant, trop heureux de jouer, de pouvoir se faire cette vie de musique, libre.
Vassiliu n’est pas l’homme d’un tube. Entendez-vous sur Qui c’est celui-là ? ce guiro léger et cette douceur dans les chœurs ? Mais ne restez pas plantés sur le seuil : «Prenez un rayon de soleil/ Suivez-le à travers le ciel/ Quand vous le verrez tout entier/ Là vous serez presque arrivés» (Marie en Provence, 1974). Et vous serez bien accueillis, car là-bas, c’est chez lui.
Agnès Gayraud
Pierre Vassiliu Face B, 1965-1981 (Born Bad Records).
Agnès Gayraud - Libération.fr

06:21 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2018

CE QU'EN PENSE LE NOISE...

Pierre Vassiliu
Face B - 1965 / 1981 (Born Bad Records) février 2018

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Une compilation de morceaux de Pierre Vassiliu ? Sérieux ? Chez Born Bad ? Ah, si c’est chez Born Bad, c’est qu’il y a anguille sous roche et qu’il faut gratter un peu plus que ce que nous connaissons du chanteur Français.
Pas grand-chose en fait. Naturellement l’architube "Qui c’est celui-là" (1974) qui est l'adaptation d'une chanson brésilienne, "Partido Alto" de Chico Buarque. Une reprise qui passa moyennement bien auprès des musiciens brésiliens qui n'acceptèrent pas vraiment que Pierre Vassiliu ait fait d'une chanson politique et engagée quelque chose d’humoristique.
Il y a aussi "La femme du sergent". Et puis cette voix chaloupée qui bercera notre enfance dans le Robin des bois de Disney. Voilà, c’est tout ou presque. On le savait voyageur, fantaisiste, grand maître de la contrepèterie, dilettante atypique et aimant s’entourer de super musiciens comme Bernard Lubat. Mais c’est tout et cela nous suffisait très largement.
Donc une compilation sur Pierre Vassiliu. Mais pas un best of. Ou un autre best of, versant Face B, histoire de découvrir le musicien autrement que par le prisme des horribles Master Serie. On y retrouve parsemées par-ci par-là mais omniprésentes ses influences africaines et brésiliennes aussi bien dans les rythmiques que dans les mélodies. Et puis ces mélodies qui ondulent sur des paroles par toujours très chastes ("En vadrouille à Montpellier", "Film"). Des chansons comme on n’en ferait plus, encrées dans une époque dorénavant bien révolue.
Mais Pierre Vassiliu touche à tout : à l’ironie ("Une fille et trois garçons", "Je suis un pingouin", "On imagine le soleil", "Le manège désenchanté", "Il était tard ce samedi soir"), à la variété luxueuse ("Ne me laisse pas", "Est-ce qu’on peut vole ?", "Sophie", "En réponse à votre lettre du 2.11.72") ou à quelque chose de plus grave ("Alentour de lune"). Une compilation une nouvelle fois indispensable (au minimum pour ceux qui souhaitent découvrir un peu plus le bonhomme), tout comme un label qui devrait être reconnu d’utilité musicale publique.
En savoir plus :
Le site officiel de Pierre Vassiliu
Pierre Vassiliu sur le Bandcamp de Born Bad Records
Le Noise (Jérôme Gillet)/https://www.froggydelight.com/article-20069-Pierre_Vassil...

03:48 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2018

SCOPITONE INEDIT!

Joli cadeau de la nouvelle page (https://web.facebook.com/PierreVassiliuOfficiel/), l'officielle, de Pierre Vassiliu gérée par sa petite fille, Melody Grillot.
Un scopitone inédit (extrait du LP "Attends" - Barclay / 1972)  "je lui téléphone"
(clic sur photo)

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12:09 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, video | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2018

"Libé" 17 AOÛT 2014...

Pierre Vassiliu, il a eu une drôle de vie, ce type-là
(papier de Libé 17 août 2014)

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Le chanteur populaire à la célèbre moustache, connu grâce à son tube «Qui c’est celui-là ?», est mort dimanche à 76 ans.
Qui c’était celui-là ? Pierre Vassiliu, mort dimanche à Sète à 76 ans, était l’auteur interprète de «Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ? Qui c’est celui-là ? Il a une drôle de tête, ce type-là…» En 1973, numéro 1 au hit-parade, il vendit 300 000 exemplaires de cette reprise de Partido Alto du Brésilien Chico Buarque. Le succès de la chanson tenait aussi à l’harmonie entre ce qui était chanté et l’apparence du chanteur, avec son allure impeccable de bizarre Astérix de banlieue.
Rétrospectivement, Pierre Vassiliu est associé uniquement à ce tube mais, d’une part, il en a fait au moins un autre et, d’autre part, il n’a pas fait que des tubes. Il débarque vraiment dans le milieu des variétés à partir de 1962, faisant la première partie de spectacles des Beatles et de Claude François à l’Olympia, grâce à son fameux Armand : «C’était un pauv’gars/ Qui s’appelait Armand/ Y n’avait pas de papa/ Y n’avait pas de maman.» Soit une inventivité oscillant entre Pierre Perret et Boby Lapointe.
Cabarets.
Pierre Vassiliu est né le 23 octobre 1937 d’un père médecin immigré roumain et d’une mère mélomane. Sa première rencontre avec le music-hall se fait dans le crottin, au sens propre. A 16 ans, aspirant jockey, il en est réduit à donner des leçons d’équitation pour vivre. Ses élèves ? Darry Cowl, Jean-Marc Thibault, Roger Pierre, trois des grands amuseurs publics de l’époque. Ces deux derniers lui mettent le pied à l’étrier de la chanson en poussant le guitariste à écrire. La guerre d’Algérie sera décisive. Quand il y est envoyé, à 18 ans, l’armée le charge de photographier des cadavres de résistants algériens pour la propagande française (la propagande a ses raisons que la raison ne connaît pas). Il écrit alors la Demande de permission, chanson antimilitariste qu’il diffuse via le haut-parleur d’un camion de sa caserne. Il ne reçoit pas des tomates pourries mais trois mois de cachot après conseil de guerre (le public militaire gradé a des goûts très arrêtés). A son retour, il rencontre meilleur accueil à Paris dans les cabarets de la rive gauche avec la Femme du sergent, rapidement censurée pour cause d’événements d’Algérie.
Tout au long des années 60, il connaît un succès d’estime stable, sans aucune comparaison toutefois avec celui des idoles du yé-yé. La chose est donc réparée en 1973 quand la France entière se demande «Qui c’est celui-là ?» Car c’est vrai que c’est un drôle de type, ce mec-là. Un gars capable, cette même année 1973, de, un, tomber amoureux d’une ex-Miss Monde, néerlandaise, mariée qui plus est (et prénommée Laura) ; deux, de faire appel à un ami pilote pour aller enlever la jeune femme en hélicoptère au fond de son jardin ; trois, de fuir avec elle au Maroc en camping-car. Le voyage continue jusqu’à Dakar où Vassiliu ouvre un club de jazz en 1984. Ça ne doit pas marcher trop fort puisqu’il rentre en France en 1986, fauché, et bénéficie de la générosité de Coluche qui offre au couple le jardin de sa maison, près du parc Montsouris, pour planter leur tente. Dans son portrait paru dans Libération en 2004, il s’amusait aussi d’un dîner à Cuba à la table de Fidel Castro avec Georges Marchais.
Normalité.
Pierre Vassiliu faisait partie, dans l’imaginaire collectif, de ces chanteurs qui ont fait leur carrière commerciale grâce au succès d’une chanson. Ainsi, il déclarait à Libération «avoir vécu une quinzaine d’années avec le fric» de Qui c’est celui-là ?. La renommée du titre cachait son ouverture aux musiques du monde, auxquelles il consacra un festival, à Mèze, dans l’Hérault. A propos d’Hérault, c’est là qu’il avait tiré la matière d’un morceau à l’érotisme un peu âpre, en 1974 : En vadrouille à Montpellier, dans lequel il décrit une danse plus que langoureuse avec une mineure en boîte, en mal de consommation.
C’est sans doute son allure franchouillarde, étrange de normalité, et ses chansons aux textes marqués par une vision décalée, et même parfois délibérément ringarde, de la sexualité ou de l’amour, qui avait justifié le retour en vogue de cet hurluberlu bon vivant. Récemment, Pierre Vassiliu avait déjà été exhumé de son relatif oubli par une poignée de jeunes artistes, en résonance avec la tendance de ce début des années 2010 de faire revivre une allure seventies foutraque, en cinéma, mode et, en l’occurrence, en musique. Des morceaux de Pierre Vassiliu avaient ainsi été remixés par des DJ, dont Guido Minisky. Et le chanteur Arnaud Fleurent-Didier, auteur en 2010 de l’album la Reproduction, louait son univers, l’avait fait monter sur la scène de la Cigale en 2011 et avait évoqué pour Liberation.fr son «parlé-chanté très doux et la tendresse de sa voix».
Mathieu Lindon, Clément Ghys/ http://next.liberation.fr/culture/2014/08/17/pierre-vassi...

11:48 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

BATTRE L'ACTU TANT QU'ELLE EST CHAUDE...

Souvenir d’une rencontre entre Pierre Vassiliu et Arnaud Fleurent Didier

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Plutôt que de nous lancer dans une biographie nécrologique pour rendre hommage à Pierre Vassiliu, décédé ce week end, nous préférons mettre en ligne l’article que le magazine Serge avait publié en avril 2011 : un reportage rare et touchant, écrit par Guido Minisky racontant une rencontre entre Pierre Vassiliu et Arnaud Fleurent-Didier.
Dans quelques minutes, un homme de 74 ans, qui a tout connu de ce que peut offrir le showbiz, va monter sur scène pour chanter une chanson aux côtés d’un homme de 36 ans, qui débute dans le métier. Le plus jeune est la tête d’affiche, le plus vieux est son chanteur préféré.
La grande histoire
Pierre Vassiliu est une vedette. Un nom connu de tous, sans que l’on sache bien pourquoi. Ce qu’il n’a jamais eu, c’est une reconnaissance à la hauteur de son talent d’auteur. Ses heures de gloire, il les a connues avec un premier tube à l’aube des années 60, “Armand” (dans un genre chansonnier qu’il renia vite), et un second au milieu des années 70. “Qui c’est celui-là”, destiné à être une face B et torché en quelques heures, est catapulté en haut des charts par les décideurs radio – tuant au passage le fabuleux “Film” souhaité comme single par le chanteur. Deux chansons rigolotes, un physique rondouillard, une moustache voyante, des chemises criardes, le ton est donné?: Vassiliu est un marrant.
Pourtant, en plongeant dans sa fascinante discographie (d’Amour/Amitié en 1970 à Déménagements en 1978), on découvre un artiste touchant et drolatique plutôt que “fendard”. Son recueil de singles (Qui c’est celui-là??, 1974) regorge de sincérité et de rythmes démoniaques. Le titre “Qui c’est celui-là??”, c’est l’arbre qui cache une forêt merveilleuse. Mais subitement la forêt s’assombrit. Marie, sa femme adorée, au centre de ses textes, le quitte un beau matin, soûlée de solitude. Dévasté, il renie d’un coup toutes ses chansons, oublie “On imagine le soleil”, rejette “Marie en Provence”. La débâcle déborde, il saborde des passages télé et se fâche avec sa maison de disques.
En plein trip, il chante dans les rues de Bombay et kidnappe en avion son nouvel amour, Laura, avec qui il vit toujours. Après un Vassiliu (1979) halluciné, mi-world mi-progressif, il se tourne vers les rythmes africains puis cubains. Son dernier disque (Pierre Précieuses, 2003) est son meilleur depuis vingt ans. Mais il n’en vend pas et sa carrière stoppe net en 2008 sur une participation au bric-à-brac nostalfric, la tournée mouroir Âge tendre et tête de bois, où, aux côtés de ringards de la variété française, il chante onze minutes par soir un medley des chansons comiques qui l’ont empêché d’accéder au statut d’auteur majeur qu’il est.
Arnaud Fleurent-Didier fait partie de ce groupuscule de fans qui vénère “Mon amour mon amour” ou “Pourquoi??” : “La première chanson qui m’a vraiment surpris, c’est ‘Film’. Je l’ai découverte tard, à 25 ans. Après j’ai gratté, je me suis fait un best-of d’une vingtaine de chansons.” La liberté d’écriture de Vassiliu l’a inspiré et l’inspire encore. “Il y a plein de clichés dans ce qu’il fait. Il ne concourt pas pour le premier prix du texte?: parfois, il ne rime pas, il répète les mots. Parce qu’il s’en fout. Il est libre. Pas pour dire ‘je vous emmerde’ mais pour donner des émotions aux gens. Ce sont les codes d’émotion qui l’intéressent, pas les règles d’écriture. Je ne connais pas un autre chanteur comme lui. Je ne connais que des chanteurs qui jouent à la liberté.”
Dès 2005, Arnaud contacte Vassiliu pour lui proposer de l’enregistrer, rêve à un album hommage ou à des scènes communes… À l’époque, le vieux l’éconduit. En 2010, devenu vedette à son tour et fin conspirateur, Arnaud parle de Pierre au Grand Journal de Canal+ et se paie ainsi toute l’attention de son héros, qui accepte de le rencontrer. Il organise (contre l’avis de son tourneur) un concert près de Sète où réside Vassiliu, et fomente un plan qui le conduira à venir chanter à ses côtés à la Cigale en février. La programmatrice du Casino du Cap d’Agde, qui n’en croit pas ses yeux de “faire AFD” dans sa salle cheap, ne se sent pas du tout manipulée, pas plus que les journalistes de Serge, qui donnent corps à l’opération. Chacun y trouve son compte et c’est là tout le charme de l’artiste têtu, qui parviendra évidemment à ses fins.
La petite histoire
Nous nous trouvons dans la salle de concert de la célèbre station balnéaire échangiste en plein après-midi d’hiver. Pierre Vassiliu assiste à la balance. Invité pour le concert, personne ne lui a encore demandé de chanter. A-t-il pourtant perçu la manœuvre?? Il est habillé pour la scène, belle veste et beau chapeau, mais quand Arnaud Fleurent-Didier l’apostrophe entre deux morceaux et l’invite à balancer, il semble ne pas comprendre. “Qu’est-ce qu’il veut dire??” “Il veut que vous montiez chanter une de vos chansons avec lui”, lui souffle-t-on. “Je ne sais pas si j’ai envie”, cabotine l’ancien, déjà en route vers la scène. La répétition est dure?: Arnaud a choisi “Le vent souffle où il veut et quand il veut”, un titre fleuve (neuf minutes) sublime, de 1975, dans lequel, pour changer, Vassiliu adressait à sa Marie des mots d’amour. Il ne l’a jamais chantée en public. Peu après sa parution, Marie le quittait et la chanson rejoignait le cimetière de sa mémoire. La réaction est immédiate?: “Pas celle-là.” C’est mal connaître l’entêtement du jeune fan qui le convainc d’un geste et d’un regard. La répétition est atroce. Vassiliu ne s’entend pas, marmonne, déraille, ne parvient pas à lire les paroles. Arnaud demande à l’ingé son de couper les micros, congédie ses musiciens et répète en tête-à-tête avec l’auteur ce morceau qui lui semble revenu de l’enfer. Trop fier pour se plaindre, trop artiste pour se défiler, Vassiliu s’exécute tant bien que mal, mais se refuse à chanter le prénom de Marie. Une seule et unique répétition qu’Arnaud conclut plein de chaleur et d’optimisme. Vassiliu retourne s’asseoir, chamboulé mais prêt à affronter la suite.
Une heure plus tard, la salle se remplit d’un public inattendu. Un car du troisième âge prend place, escorté de locaux tout rouges encravatés et de dadames en fourrures. Vassiliu hallucine. Ce public, il le connaît par cœur, c’est celui d’Âge tendre et tête de bois. Suant, il délire à voix haute?: “Ils vont vouloir que je fasse ‘Qui c’est celui-là??’, ils vont me siffler.” Une mamie s’approche, papier dégueu dans une main, bic orange dans l’autre. “On peut avoir un autographe, m’sieur Vassiliu?? Vous savez, nous on vous adore hein, vous avez bercé notre jeunesse à Toulouse hein.” La routine. Mais dans les yeux de Pierre, la terreur. Faut-il leur montrer qu’une carrière ce n’est pas qu’une chanson?? Ou faut-il donner aux gens ce qu’ils veulent?? En proie à une véritable panique, il sait très bien qu’il ne peut pas refuser la scène mais doit trouver une alternative à ce qu’Arnaud a prévu. Sauf qu’Arnaud a disparu et que le concert commence dans quelques minutes. Vassiliu est pris au piège.
En live, La Reproduction (le dernier album d’AFD, ndlr) est d’une intensité qu’on n’aurait pas pronostiquée. Bête de scène, Arnaud virevolte, regarde la salle dans les yeux, tape des solos de guitare. Accompagné de vidéos, tenu par le fil rouge musical de la chanson “Mémé 68”, irradié par les voix volubiles du chanteur et ses deux musiciens, le show ne connaît pas de temps mort. Le public, conforme à celui qui regardait Jacques Martin à la télé le dimanche, lui fait un triomphe. Arnaud chante “En vadrouille à Montpellier”, “un morceau de mon chanteur préféré.” Et au rappel, raconte au public?: “Je suis venu au Cap d’Agde pour le rencontrer. Pierre, tu viens sur scène??” Sans une hésitation et sans sa canne, Vassiliu se lève et répond, jovial?: “Qu’est-ce qu’il se passe, on m’appelle?? J’ai vu de la lumière, alors…” Il a tombé le chapeau, se fait aider par un gros roadie pour grimper les escaliers du podium. Nous tremblons de peur quand Arnaud joue les premières mesures de “Le vent souffle…”.
Au micro, Vassiliu improvise quelques lalala. Sous les projecteurs, son corps s’est redressé. Sa voix s’est transformée. En un instant, il est dedans, et juste. Nous sommes sans doute moins de dix à prendre la mesure de ce qui se joue devant nous, l’émotion nous prend à la gorge. C’est la première fois qu’il interprète cette chanson sur scène. Et la première fois depuis trente-cinq ans que Pierre chante un morceau de sa “période Marie”. À la fin, notre rythme cardiaque a doublé de cadence. Dorothée, musicienne d’Arnaud, fond en larmes. Le public debout applaudit sans discontinuer pendant de longues minutes, comme dans un film hollywoodien. Puis Vassiliu prend la parole… et tout vacille.
“Merci. Je vais vous en faire une ou deux autres. Alors… Vous connaissez la différence entre un rappeur et un campeur?? Le rappeur nique sa mère et le campeur démonte sa tente.” Rires dans la salle. Arnaud sourit. Son Vassiliu privé vient de laisser place au Vassiliu public. Arnaud voulait faire la lumière sur la mélancolie méconnue et l’art de l’émotion forte dans la rime simple. Mais il arrive trop tard, la zone d’ombre est aux abonnés absents. Atteint de Parkinson, qui l’empêche de jouer de la musique depuis deux ans, le vieux chanteur entretient ce qui le lie au public. Pourtant Arnaud sourit, parce que sur scène règne l’autre qualité de Pierre, la liberté. Celle de faire le con et de se montrer tel qu’il est (celui-là). Backstage, il ne se plaint même pas de la maladie, ne montre ni regret ni amertume quand il évoque ses derniers disques peu vendus. “T’as aimé le succès??”, lui demandait Arnaud la veille au restaurant. “Oh oui. Terriblement. Arriver sur une scène, devant 5000 personnes, quel pied?!”
L’Histoire
Cinq jours plus tard, Vassiliu monte à Paris refaire le duo sur la scène de la Cigale (version moins réussie). Shot de public, coup de fouet, coup de jeune, il ne veut plus partir. Installé chez des musiciens à Meudon (Renaud??), il n’a toujours pas pris de billet de retour. “Je me sens en super forme. J’ai même attrapé un rhume. Je me balade dans la forêt, je croise des petites… Et puis chez mes copains, j’enregistre des maquettes pour un nouvel album.”
Guido Minisky/Tsugi/https://www.tsugi.fr/souvenir-dune-rencontre-entre-pierre...

11:44 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2018

VASSILIU DANS L'ACTU

VASSILIU PRIME

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On y est, l’heureux élu pour la 100ème référence du label parisien (domicilié à Romainville -9-3- ) Born Bad, qui a reçu en 2017 le « Prix du petit label » indépendant, est le défunt moustachu Pierre Vassiliu. Très bonne idée de la part du boss JB de célébrer la 100ème avec ce chanteur de « variété » qui a mené une carrière complètement atypique. Cet auteur compositeur et interprète commence sa carrière dans les années 50, mais son premier grand succès public ne date que de 1973 avec Qui c’est celui-là ?. Le texte est de Pierre Vassiliu et la musique est l’adaptation de Partido Alto, un tube brésilien de Chico Buarque. Son texte n’a rien à voir avec le texte brésilien, ce qui lui a causé quelque souci avec les fans brésiliens de Chico Buarque. Mais ceci est une autre histoire. Comme nous l’indique le titre, ici on est du côté des faces B, là où se cachent des petites perles. Comme c’est JB et Guido Cesarsky d’Acid Arab qui ont fait la sélection, on est sûr d’avoir ici que du croustillant, et non pas une simple compile commercial juste destiné a être vendu dans les supermarchés et les stations-service. Quoique sa ferait du chiffre pour Born Bad.
Tout au long de sa carrière, Pierre Vassiliu a voyagé à travers le monde, en rapportant à chaque fois des nouveaux sons, mots et des instruments, d’où une musique très exotique et des textes fleuries et colorés. Le texte du livret écrit par Guido Cesarsky résume très bien la carrière de ce poète qui aimait tant la vie et … les femmes. La photo intérieure du disque (pochette du 45t C’est chaud l’amour/Viens ma belle), qui le montre en slip léopard avec deux belles filles des iles, illustre bien son gout du voyage et la belle pochette dessinée par Camille Lavaud (qui a déjà apporté ses talents sur la pochette Mobilisation Générale) montre bien qu’il avait beaucoup d’amis et un esprit de fraternité. L’esprit de « clan » ne convient pas. Ce dessin aurai également fait une belle couverture pour un numéro d’Actuel époque 1970-75. La compilation contient 12 morceaux aux titres évocateurs : Une fille et trois garçons, Il était tard ce samedi soir, Sophie, Je suis un pingouin. Parmi la sélection il y a le morceau/tube Film qui raconte sa visite au bois de Boulogne. Le texte est très poilant. Le texte de Vadrouille à Montpellier a aussi son charme des années 70, digne d’une scène extraite d’un film de Bertrand Blier. Bref, cette compilation permet d’ouvrir une porte pour se (re)plonger dans la longue discographie de cet artisan poète de la chanson française.
www.bornbadrecords.net/releases/bb100-pierre-vassiliu-fac...
fr-fr.facebook.com/bornbadrecords/
www.youtube.com/watch?v=WSmVGiWzs9o
Paskal Larsen - pjulou@free.fr

07:06 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2017

Bavardage avec Léna Vassiliu

Léna parle de son Papa, Pierre Vassiliu; mais également de sa carrière en devenir

(clic sur photo)

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09:01 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

11/12/2017

Joue et chante Vassiliu

Un lien sympa pour jouer et chanter Vassiliu

(clic sur photo)

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09:49 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2017

Quand Léna chante Papa

Clic sur la photo

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17:56 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2017

Léna...

- Hey, quoi de neuf docteur ?
- Mais rien de bien neuf, Bunny
- Tout est neuf, docteur ! Les forêts, les rivières, les pianos, les toutous-lune, les notes, même les mots !
- Ah bon, vraiment ?
- Tenez, prenez des mots. Mettez-les les uns derrière les autres, ça vous fait une phrase !
- N'importe quoi, mais je le sais bien !
- Oui, c'est ça, n'importe quoi. N'importe quel mot, tant qu' c'est rigolo
- Ah bon, montre un peu, voir
- Voyons, heu, clarinette, pistache, la moustache, crocodile, c'est facile ! Rigolo, non ?
- Ah bon, vraiment, crocodile, ça rime avec facile, bon d'accord mais c'est pas drôle
- Nan, mais vous n'y êtes pas docteur, c'est la moustache qui est drôle. La mousse tache. La mousse fait des taches. Hum bon. Vous voulez qu'on essaie autre chose ?
- Non non non, ça va. J'ai compris comme ça
- La mousse fait des taches sur votre estomache ! Hum bon, allez, je file. Léna m'attend. Docteur, je veille sur elle. Musique !

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J'ai croisé des hivers dangereux
Des déserts, des frontières, des bons dieux
Pour te voir
Traversé des rivières
Renversé des barrières
Pour te voir

Mais toi, t'étais à l'école
C'est père Noël, ma parole !
De jouets tout plein rempli
Tu m'as dit
Tu traînes sur tes devoirs
Tu peines sur tes leçons
Et tu fais des cauchemars
Ou tu perds tes crayons

{Refrain:}
Léna, Léna,
T'es par ici, t'es par là
T'es partout
T'es dans mon cou

J'ai compté les étoiles
Debout sur la grand'voile
Bravé les océans pour te voir
J'étais sur une baleine
Pendant quelques semaines
Et puis au fond des mers
Souvent avec ta mère
Pour te voir

J'ai marché sur la Lune
J'ai glissé sur les dunes
Couru sur la lagune
Pour te voir
J'ai traqué le gibier
Les lions et les gazelles
Et les belles demoiselles
Pour te voir

{au Refrain}

J'ai brisé les éclairs
J'ai grondé le tonnerre
Engueulé Dieu le Père
Pour t'avoir
J'ai roulé dans la poussière
Ces méchantes sorcières
Pour te voir

Et j'ai rangé les souris
Qui te réveillent la nuit
Pour te voir
Puis j'ai sorti mon épée
Et mon astro-fusée
Pour te voir

{au Refrain}

J'ai déglacé la banquise
Volé quelques marquises
Pour te voir
J'ai terrassé les dragons
Et insulté quelques cons
Pour te voir

Mais j'ai trouvé la princesse
À qui je pense sans cesse
Pour t'avoir
Et si nous avons la chance
Nous te ferons une enfance
Tu vas voir !

{au Refrain}

Moi, je ferai l'imbécile
Ça me sera très facile
Pour te voir
Avec ton accent créole
Que tu prends quand tu rigoles
Tu m'enverras me faire voir
Me faire voir

{au Refrain, x2}

{Parlé:}
- Je gazon, tu gazonnes ; un cheval, des chevals ; un escargal, des escargaux ; vous voyez docteur, ça s'arrange
- Bon alors, Bunny, bien dormi ?
- Oh, j'ai raconté des histoires, chanté avec vous, compté les étoiles. Léna s'est endormie. C'était joli...

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Merci Léna pour cette photo de toi à Cabrousse, en Casamance, avec ton Papa

13:05 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, photo, Texte | Commentaires (1) |  Facebook |

19/10/2016

Parler aux anges: reprise

"Parler aux anges" reprise par le groupe "Avec ou sans Michel"

(clic sur photo)

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08:41 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2016

Laura...

"Quand mon souffle gonfle ton calice,
Que le bleu de tes yeux pâlisse,
J'aime que tu t'alanguisses,
Que ton flanc s'investisse
Invoquant le pénis, je m'immisce..."
(Laura)

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19:21 Écrit par Saï-Saï dans Amour, Chanson, photo | Commentaires (0) |  Facebook |

20/05/2016

2007: invité de Michel Delpech et Drucker "vivement dimanche"

(clic sur photo)

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12:54 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Tv | Commentaires (0) |  Facebook |

01/12/2015

Léna...

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16:10 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2015

On a besoin de vous!

La tournée "Thomas Pitiot chante Vassiliu" réclame d'autres dates. En France, en Belgique, en Suisse,... Regardez cette vidéo (clic sur photo) et vous comprendrez qu'on peut tous s'y mettre, chacun ses relations, ses filons pour que vive ce superbe hommage à Pierre. www.thomaspitiot.net

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17:26 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Général, Musique | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2015

Ecoutez, il y a du lourd, de l'inédit!

Exceptionnel!

pierre vassiliu
Revivez le concert donné par Pierre et ses potes le 1er mai 1982 (et non 88 comme écrit par erreur dans le déroulé générique de certaines "vidéos").
Grâce à un des membre du groupe "Facebook-Vassiliu" qui a fait la captation du concert pour une radio FM de Lille,
on a pu mettre sur Youtube 10 nouveaux extraits quasi inédits!
Marilyn, Tarzan (1+2), Je t'attends, Spiderman, Le cadeau, I's'décolle, Qui c'est celui-là/Je cherche encore une fille (medley)..., Banjul et une fin de concert. Rien que des documents! Joli cadeau en ce 23 octobre qui a vu naître Pedro voici 78 ans...
En voici les liens:
https://www.youtube.com/watch?v=FyYhl8FTQSs
https://www.youtube.com/watch?v=HXbwI44LMr4
https://www.youtube.com/watch?v=3mt8l7XHi8w
https://www.youtube.com/watch?v=viWxd6j_VIA
https://www.youtube.com/watch?v=3h1we_Ykegk
https://www.youtube.com/watch?v=TCEZWMzVATI
https://www.youtube.com/watch?v=UABK_k_J6rU
https://www.youtube.com/watch?v=hKGeArjI-gA
https://www.youtube.com/watch?v=jkJXC0mKs1E
https://www.youtube.com/watch?v=k3AhfQ30sqI

11:58 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Musique | Commentaires (1) |  Facebook |

22/10/2015

"Marilyn" live

"Marilyn"
Concert live du 1er mai 1982 - Captation Gilles Provensal - Radio Lille

(clic sur photo)

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15:51 Écrit par Saï-Saï dans Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

17/07/2015

Concert hommage à Mèze

Concert hommage à Pierre dans le cadre du festival de Thau
Merci à Thomas Pitiot pour cet extraordinaire hommage : le son de "l'époque " , des musiciens qui savent et que ça tourne, une interprétation impec, et merci à Monique d'avoir permis cette soirée. Et Léna au hukulele en 1ere partie , bravo !!

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06:00 Écrit par Saï-Saï dans Actualité, Chanson, Musique, photo | Commentaires (1) |  Facebook |

09/04/2015

"Enfant Roi"

pierre vassiliu

19:54 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2015

A boire

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21:12 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, photo, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2015

Je suis un oiseau

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10:10 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, Texte | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2015

"Et bien voilà..."

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10:22 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, photo | Commentaires (0) |  Facebook |

07/03/2015

Monsieur Bébert!

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09:56 Écrit par Saï-Saï dans Chanson, photo | Commentaires (0) |  Facebook |

02/03/2015

Encore un jour qui passe...

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21:30 Écrit par Saï-Saï dans Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2014

Dialogue avec un drôle de Diable...

"Une main sur les épaules
Vous sentez bien qu'ils vous frôlent
Mais vous n'osez c'est étrange
Parler aux anges"

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10:45 Écrit par Saï-Saï dans Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |

20/11/2014

L'oiseau

"Je suis monté très haut dans le ciel, j'ai écarté mes ailes sans parler à mon ombre et j'ai crié si fort, que mon cri m'a devancé me laissant sur place dans une nouvelle solitude"

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18:59 Écrit par Saï-Saï dans Chanson | Commentaires (0) |  Facebook |